Avec le temps, la banque de données de l’AGREPP en maternité est devenue la référence pour l’industrie porcine québécoise. En engraissement, elle se démarque par la valeur et l’exactitude de son information, ainsi que par l’innovation dans le type de données recueillies. De fait, cette année, l’Association des groupes d’éleveurs en production porcine a introduit une nouvelle information dans sa banque de données : le taux de rejets réels en phosphore pour chaque élevage analysé. Une information qu’on ne retrouve dans nulle autre banque de données technico-économiques en production porcine.

Résultats en maternité
L’analyse technico-économique des résultats en maternité, en 2003, a été réalisée sur 63 000 truies provenant de 179 élevages différents (Tableau 2 – Évolution du nombre de fermes et de truies sur analyse). La productivité des troupeaux a atteint un autre record avec une moyenne provinciale de 22,58 porcelets sevrés par truie productive par rapport à 22,05 en 2002.

Au cours des sept dernières années, la productivité a crû de plus de deux porcelets par truie par année. Quant au nombre de truies sur l’analyse, il a connu une augmentation de 60 %, passant de 39 293 truies en 1997, à 62 948 en 2003.

Pour l’année 2003, le Centre québécois d’expertise en production porcine (CQEPP), situé à La Pocatière, s’est classé premier avec un résultat de 28 porcelets sevrés par truie productive (Tableau 4 – Groupe des dix meilleurs naisseurs en 2003, page 42). Cette coopérative de solidarité est la propriété, entre autres, de Groupe Dynaco et de l’ITA de La Pocatière. Son suivi technique est assuré par Karl Boulet de Groupe Dynaco (voir le reportage dans l’édition d’octobre 2004).

Présentement, la prolificité est le critère qui évolue le plus rapidement. Au cours des sept dernières années, sa progression a été constante pour atteindre, en 2003, 10,65 porcelets
nés vivants par portée. À cet effet, le développement de la génétique Sogéporc est un facteur fondamental dans l’amélioration incessante du nombre de porcelets nés vivants. D’ailleurs, le CQEPP, classé au premier rang des meilleurs en maternité, utilise cette génétique.

Cette année encore, un certain nombre de fermes faisant partie de l’AGREPP n’ont pas été retenues pour l’analyse, et ce, pour différentes raisons : pas de suivi sur l’année complète, troupeaux en démarrage, données manquantes ou absence de validation au préalable.


Indice d’efficacité en pouponnière (IEP)
Pour l’année 2003, nos pouponnières vont être comparées encore une fois à l’aide du critère IEP, l’indice d’efficacité en pouponnière. Cet indice est établi sur une base comparative à partir des résultats provinciaux de l’année courante en pouponnière. L’IEP provincial en 2003 est de 100. Contrairement à l’IEE, l’indice d’efficacité en engraissement, l’IEP a une base de référence fixe de 100 points à chaque année. Plus nos performances seront excellentes en pouponnière, plus notre IEP sera supérieur à 100 pour l’année en cours.

Les trois critères techniques retenus qui ont le plus d’incidence économique sont la conversion alimentaire (5 à 20 kg) pour 45 % des points, le gain moyen quotidien technique (5 à 20 kg) pour 32 % des points et le pourcentage de mortalité pour 23 %. L’importance relative des critères a été obtenue à l’aide du logiciel OPTIPORC. Pour avoir un calcul IEP, un producteur en pouponnière doit obligatoirement avoir la pesée de plus de 50 % des porcelets sortis de la pouponnière.


Résultats en engraissement
En 2003, notre analyse porte sur 294 producteurs pour un total de 1 027 110 porcs vendus (Tableau 5 – Évolution du nombre de porcs dans l’analyse). Pour la première fois, nos données sont recueillies sur plus d’un million de porcs. Les élevages en rotation qui balancent parfaitement leur inventaire font partie de l’analyse technico-économique. Pour un éleveur en tout plein – tout vide, seules les bandes terminées dans l’année sont considérées.

Pour l’année 2003, la Ferme Pierre Boisvert, dont le suivi technique est assuré par la SCA La Seigneurie, s’est classée au premier rang avec un IEE de 220,6 (Tableau 7 – Les 10 meilleurs résultats en engraissement). Mentionnons qu’en 2002 et en 2001, cette ferme occupait la deuxième place.


Du nouveau : bilan phosphore par porc
Depuis plusieurs années, le réseau CO-OP est un leader de l’industrie pour diminuer les rejets en phosphore : alimentation multiphase, phytase dans les moulées, etc. C’est pourquoi, lors de la dernière cueillette de données, nous avons voulu voir les résultats de nos efforts en calculant le taux de rejets réels en phosphore pour tous nos éleveurs considérés dans l’analyse. Le tableau 8, Rejets en phosphore par porc produit, nous montre que les éleveurs qui utilisent les programmes CO-OP ont beaucoup moins de rejets en phosphore que lorsque leur taux est évalué selon les valeurs théoriques du CRÉAQ.



Passeporc Excellence 2003
Pour la troisième année, le réseau AGREPP souligne le travail remarquable et constant des producteurs et productrices, en décernant aux meilleurs le PASSEPORC Excellence. Ce titre est réservé à un groupe très sélect en raison des exigences élevées qu’il comporte. Ainsi, l’entreprise qui a maintenu, au cours des trois dernières années, la meilleure moyenne d’efficacité en engraissement ou de productivité en maternité, tout en ayant fait partie du groupe des dix pendant au moins un an, remporte la plus grande distinction en recevant la médaille d’or du PASSEPORC Excellence. Elle jouit aussi du prestige d’être intronisée au Temple de la renommée de la production porcine. Quant à l’entreprise ayant enregistrée le deuxième résultat, elle reçoit la médaille d’argent du PASSEPORC Excellence et la troisième est médaillée de bronze de ce prestigieux titre (voir l’encadré des récipiendaires).
Mentionnons que le producteur médaillé d’or et accueilli au Temple de la renommée de la production porcine n’est plus admissible pour une durée de cinq ans au PASSEPORC Excellence.


En conclusion
Avec des résultats qui portent sur plus de 80 000 truies et 1 600 000 porcs d’engraissement provenant de plus de 500 producteurs utilisant différents systèmes de production, nous pouvons affirmer que l’AGREPP est la plus importante banque de données en production porcine au Québec. Fière de son passé, elle se tourne vers l’avenir pour vous offrir des niveaux de comparaison inégalés et un suivi par des experts-conseils des plus compétents.


* Les auteurs sont respectivement responsable de la gestion technico-économique en production porcine et représentant en production porcine à La Coop fédérée.




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