Le 12 octobre, je me rends au Lac-Saint-Jean pour rencontrer les médaillés d’or de l’Ordre national du mérite agricole 2004. En direction de Métabetchouan, sur la Route 169, je vois apparaître, au loin, une magnifique ferme comptant cinq silos pointant dans un ciel bleu voilé. Des fleurs, des plantes et des arbres s’ajoutent au panorama déjà agréable à regarder. J’approche de ce lieu d’où je peux enfin lire l’inscription sur l’un des silos et découvrir, avec joie, que cette entreprise est la Ferme du Clan Gagnon, celle-là même que je viens visiter.

Le Clan est composé de Thomas-Louis Gagnon, sa fille, Denyse, son fils, Cyrias, et le fils de ce dernier, Guillaume. L’entreprise compte 300 têtes de race pure Ayrshire, dont 200 vaches en lactation pour 110 kg/jour de quota. S’ajoutent 287 hectares de terre localisés dans un seul bloc, tous drainés souterrainement, et cultivés en orge, en prairies (principalement des graminées), en maïs ensilage, en foin sec et en foin à ensilage.

Thomas-Louis est le bâtisseur de cette entreprise laitière et céréalière. Âgé de 85 ans, il espérait ce trophée depuis longtemps. Heureux, il se ballade avec sa médaille au cou et ne manque pas de l’exhiber. Avec raison, car l’octogénaire avoue être analphabète : « Mon père m’a retiré de l’école à l’âge de dix ans pour travailler sur la ferme. » Pour combler cette lacune, toute sa vie il a voyagé et importé les pratiques adaptables sur sa ferme.

De la sorte, il a innové sur plusieurs plans, notamment, en aménageant un salon de traite dès les années 1970. Aussi, au cours de ses périples, il a découvert, chez nos voisins américains et ontariens, qu’une fosse à lisier creusée dans la glaise demeure imperméable. Cette technique n’était pas encore reconnue au Québec. « Quand j’ai entrepris les travaux chez moi, je me suis fait questionner. Il y a même des gens en cravate du ministère de l’Environnement qui sont venus me rencontrer. »

Entre les mains de Denyse, Cyrias et Guillaume – ce dernier représente la cinquième génération des Gagnon à s’installer sur cette ferme – l’entreprise ne risque pas de perdre de la vigueur. Denyse, actionnaire depuis 1987, est une femme déterminée, fortement engagée auprès d’organisations agricoles, environnementales et sociales, notamment à titre d’administratrice à la coopérative Nutrinor. Ses responsabilités au sein de l’entreprise sont la gestion financière, des champs, des ressources humaines, ainsi que l’activité agrotouristique mise en place en 1990. Mentionnons que Denyse détient le titre d’Agricultrice entrepreneure de l’année 2003 (voir l’article dans l’édition de janvier 2004).

Cyrias, copropriétaire depuis 1979, est quant à lui un infatigable travailleur. Responsable de la gestion du troupeau, il est le maître d’œuvre en matière de développement génétique de sujets de race pure Ayrshire. Au cours de la dernière année, une opération visant l’amélioration des rendements a fait passer la production moyenne de lait par vache de 18 kg à 26 kg par jour.

Guillaume, âgé de 19 ans et nouvellement partenaire, est en apprentissage. Il met la main à la pâte dans tous les secteurs d’activité de l’entreprise.


D’hier à aujourd’hui
En 1943, Thomas-Louis Gagnon, marié à Jeannette Bolduc, achète la ferme de son père. À l’époque, elle ne comptait que neuf vaches et une vingtaine d’hectares. Au fil des ans, le
couple a travaillé à prendre de l’expansion et à développer un troupeau de race pure, tout en élevant ses neuf enfants.

L’étable a été la proie des flammes à deux reprises. Une fois en 1947 et la deuxième fois en 1984. « Lors de ce dernier incendie, raconte Denyse, une centaine de génisses ont péri. Ç’a été un coup dur parce que nous perdions nos sujets de remplacement. » L’étable, aménagée en stabulation libre, a été reconstruite l’année suivante.

Les bâtiments sont situés sur trois sites différents. Sur le site principal, on retrouve l’étable mesurant 112 mètres de longueur sur 20 mètres de largeur. Elle est composée d’une salle à stabulation libre comptant 185 logettes, un salon de traite de 16 places (double huit), une maternité, un hôpital et une pouponnière. Les génisses et les taures sont logées sur les deux autres sites.

Les vaches laitières sont alimentées à l’aide de huit distributeurs automatiques. Un nombre conforme aux recommandations établies en fonction de la taille du troupeau.

Le suivi alimentaire est effectué mensuellement, vache par vache, et le contrôle de la ration est assuré par un système électronique de médaille que chaque animal porte au cou, activant le distributeur en fonction de son profil laitier.

La moulée est fabriquée à la ferme et composée d’un mélange d’orge ou de maïs-grain, ainsi que de suppléments et de minéraux fournis par la coopérative Grain d’Or. La ration est complétée par du foin sec et du mélange d’ensilage de luzerne et de maïs fourrager. « La ferme est autosuffisante sur le plan de l’alimentation », fait remarquer Cyrias.

Luc Beaumont, expert-conseil à Grain d’Or, décrit les Gagnon comme des gens méticuleux qui suivent les recommandations à la lettre. « Par exemple, raconte-t-il, dans les champs, ils emploient des semences certifiées CO-OP et appliquent le taux de semis optimal. » Ça se voit dans les rendements. Il y a un an, poursuit-il, ils m’ont demandé de faire le tour de leur entreprise pour connaître les points à améliorer. « Je leur ai mentionné que la ventilation était insuffisante. En moins d’une semaine, ils avaient installé quatre ventilateurs de type tunnel. »

Sur le plan de l’environnement, le Clan Gagnon ne reste pas assis sur ses lauriers. L’entreprise est dotée d’un PAEF depuis cinq ans, et les relations avec le voisinage sont harmonieuses. « Nous n’avons jamais eu de plaintes », raconte Denyse.

Mentionnons que le système d’écurage, employé à la ferme, a été imaginé par Thomas-Louis. Ce système, qui fonctionne à l’eau, est conforme aux normes environnementales et toutes les eaux usées sont recyclées. Une fosse de 50 mètres (165 pieds) de diamètre sur 4 mètres de profondeur entrepose le lisier. Puis, l’épandage se fait à l’aide d’une citerne de 6000 gallons, munie d’une rampe basse avec pendillards.

Outre les quatre principaux partenaires, quelques employés à temps partiel, dont la conjointe et les deux filles de Cyrias, y travaillent selon les besoins de l’entreprise.


Heureux médaillés
« C’était le temps ou jamais pour nous de décrocher cette médaille », lance Denyse en faisant référence aux nombreuses améliorations apportées au cours des dernières années. Les quatre partenaires sont heureux de cette reconnaissance, mais un facteur important attise leur fierté. C’est que dans l’ensemble de l’évaluation de leur entreprise, le jury a alloué le plus haut pointage à l’aspect environnement!





1er octobre 2004. Jocelyn Pelletier et Lise Ouellet reçoivent des mains de la ministre Françoise Gauthier la médaille d’argent de l’Ordre national du mérite agricole. On a peine à croire que trois ans auparavant, ces deux producteurs laitiers devaient repartir de zéro après un incendie qui avait rasé leur grange-étable et décimé leur troupeau.

« Cette médaille vient mettre du baume sur nos plaies », de dire Jocelyn Pelletier, propriétaire avec sa conjointe, Lise Ouellet, de la Ferme Pétri à Saint-André de Kamouraska. Le moins que l’on puisse dire c’est que le couple a su se relever de cette épreuve avec force et détermination.

Aujourd’hui, leur entreprise compte 57 vaches Holstein de race pure (2 EX, 20 TB, 28 BP, 6 B) avec une moyenne de production par vache de 11 775 kg. Pour l’alimentation du troupeau, 122 hectares en culture se répartissent entre les prairies, le maïs fourrager et l’orge, en plus du canola et du pois sec destinés à la vente.

En 1989, Jocelyn et Lise font l’acquisition de la ferme familiale des Pelletier. L’exploitation compte déjà 50 vaches à cette époque, une taille respectable. Au fil des ans, l’accent est mis sur l’amélioration des bâtiments, du fonds de terre et de la génétique du troupeau.

« La perte la plus difficile à accepter à la suite de l’incendie a été celle des animaux, confie Lise. Nous pouvions reconstruire les bâtiments, mais notre troupeau se composait uniquement de sujets élevés à la ferme. » Ce troupeau était la fierté des producteurs, eux qui avaient élevé trois vaches classifiées Excellente et plusieurs autres Très Bonne. La vente de sujets de reproduction faisait d’ailleurs partie des activités de l’entreprise.

Les éleveurs ont tout de même pu reconstituer un excellent troupeau. « Nous ne nous attendions pas à atteindre un tel niveau de production en si peu de temps, déclare Jocelyn. En 2003, nous avons même dû nous réajuster en vendant quelques vaches et en rachetant du quota. »


Le secret, des données bien gérées
Gestion est le mot d’ordre à la Ferme Pétri. Toutes les données techniques, tant pour le troupeau et les champs que pour l’administration de l’exploitation, sont consignées dans des registres qui permettent une consultation efficace.

Alors que Jocelyn se consacre davantage à la régie du troupeau et des champs, Lise gère de main de maître les finances de l’entreprise. Chaque semaine, elle se fait un devoir de mettre à jour la comptabilité.

En outre, une fois par mois, elle compare les états financiers à ceux du mois et de l’année précédents.

« Cette façon de faire nous permet de surveiller l’évolution des revenus et des dépenses et si besoin est, d’apporter des ajustements », précise-t-elle.

C’est entre autres par leur grande compétence en gestion que les récipiendaires de la médaille d’argent sont parvenus à respecter le budget de reconstruction des bâtiments qu’ils s’étaient fixés. « Nous ne voulions pas nous endetter de façon exagérée, explique Lise. Nous avions déjà travaillé fort depuis l’achat de la ferme pour payer les dettes et nous ne voulions pas reprendre un emprunt trop important. » La qualité de vie revêt une importance particulière pour les propriétaires de la Ferme Pétri. Ils ont donc pris soin d’orienter leurs décisions pour la préserver.

Pour les équipements et les matériaux, le couple a demandé des soumissions qu’il a soigneusement évaluées afin de ne pas dépasser les coûts préétablis. « Il aurait été facile de céder à la tentation et de faire grimper les dépenses en rajoutant des équipements plus sophistiqués », déclare Jocelyn.

Depuis leur nouveau départ, les producteurs travaillent pour une croissance constante de la rentabilité de l’entreprise. Pour y arriver, ils tiennent compte des moindres détails. Par exemple, ils achètent de la machinerie en copropriété, font faire certains travaux à forfait, alors que Jocelyn répare et entretient leurs propres équipements. Ils visent à produire un lait économique en adaptant la ration des animaux aux conditions présentes et en améliorant la qualité des fourrages produits sur la ferme.


S’entourer d’une bonne équipe
Les propriétaires de la ferme Pétri insistent pour dire qu’ils ne sont pas les seuls responsables de leur succès.

« Pour réussir, il faut s’entourer d’une bonne équipe et savoir écouter ce que chacun a à dire. »

Un des membres importants de cette équipe est le frère de Lise, Mario Ouellet. Travaillant pour l’entreprise depuis 1991, Mario a toujours fourni une aide fort appréciée dans les bons comme les mauvais moments.

Les producteurs s’entendent d’ailleurs pour dire qu’il est davantage un collaborateur qu’un employé.

En ce qui concerne l’agroenvironnement et les cultures, Jocelyn et Lise font appel aux conseils d’un agronome. Ils sont aussi membres des coopératives Groupe Dynaco et Agropur.

Lors de la reconstruction, les Pelletier-Ouellet ont travaillé avec une équipe élargie. « Beaucoup de personnes sont venues nous prêter main-forte, raconte Jocelyn. Des voisins, des amis, la famille et parfois des gens que nous connaissions à peine. » « Nous avons réalisé que la solidarité est vraiment forte au sein du milieu agricole », ajoute Lise.

Pour remercier les gens de leur aide, les producteurs ont fait parvenir à chacun une invitation à une journée portes ouvertes. En avril 2002, deux mois après la reprise des activités de l’entreprise, ils recevaient chez eux environ 600 personnes!


Suivre les tendances
Le milieu agricole évolue très rapidement. Les technologies se développent et les exigences s’accroissent. Les deux producteurs font tout en leur pouvoir pour suivre la vague. Depuis longtemps, l’amélioration génétique du troupeau constitue une de leurs priorités. À cet effet, ils pratiquent l’insémination artificielle avec les meilleurs taureaux et utilisent la transplantation embryonnaire.

Dans le souci d’améliorer la qualité de son produit, la ferme a obtenu l’accréditation HACCP en mai 2004.

Les producteurs ont également recours à l’agriculture de précision dans certains champs afin d’en tirer le maximum, tout en préservant la ressource. Ils visent à maximiser la qualité des fourrages et des céréales qui serviront à l’alimentation des animaux.

La relève est importante pour Jocelyn et Lise, mais ils ne veulent pas imposer cette profession à leurs enfants. « Ils ont la chance de poursuivre leurs études et nous les encourageons en ce sens », explique leur mère. En attendant, Jean-Philippe participe aux activités de l’entreprise tout en poursuivant ses études.

Il souhaite devenir vétérinaire. Andrée-Ann aide aussi à certains travaux sur la ferme.


* L’auteure est journaliste.





Édith Lafond et Richard Robert, propriétaires de la Ferme Témistar, à Saint-Eugène-de-Guigues, au Témiscamingue, ont remporté la médaille de bronze de l’Ordre national du mérite agricole 2004. Étonnamment, ils ont obtenu ce titre six ans seulement après leur établissement, en 1998. La gestion de leur entreprise repose sur trois grands principes : la confiance, le souci du détail et l’ouverture d’esprit.

« Lorsqu’on a acquis la ferme, explique Édith, notre endettement se chiffrait à 171 $ l’hectolitre, alors que la norme était d’environ 120 $. Malgré le vent de pessimisme qui soufflait, on a foncé car on tenait à tout prix à être des producteurs laitiers. » Les prophètes de malheur auront eu tort. « Non seulement on fait nos paiements, mais il nous reste de l’argent », souligne Richard.

En 1997, un an avant d’acheter la ferme, Édith et Richard avaient rédigé un plan d’affaires quinquennal, et une mission : subvenir aux besoins de base de la famille et s’assurer que chacun peut se développer au sein de l’entreprise. « En 2000, nous avions déjà atteint nos objectifs de croissance et de productivité », souligne Richard.

« On a beaucoup confiance en l’agriculture, déclare Édith. Mais le discours qu’on entend sur le terrain quand ça va mal, c’est que c’est toujours la faute aux autres. Mais quels gestes a-t-on faits pour s’améliorer? On oublie le dynamisme dont plusieurs font preuve. Chaque époque a son lot de labeurs, ses avantages, ses contraintes. Il faut s’adapter. Si tu veux aller de l’avant, accroche-toi à ce qui va bien et trouve des solutions à ce qui ne va pas. »

Richard cite en exemple la crise de la vache folle qui a fait fondre les revenus qu’il tirait des animaux de réforme. « Au lieu de déprimer, on s’est viré de bord et on a amélioré les autres secteurs de notre entreprise pour se donner de meilleures conditions de travail et accroître notre efficacité », dit-il. Au fil des ans, ils ont agrandi l’étable, installé un système informatisé de préparation de rations totales mélangées, acheté du quota et six trayeuses à retrait automatique, aménagé des silos à grain. Les jeunes producteurs n’ont pas lésiné. Sous peu, ils comptent même ériger une étable à taures pour en faciliter l’élevage.

Travailler dans un environnement propre, à l’ordre, où il fait bon vivre est, à leurs yeux, d’une grande importance. En somme, ils ont pour philosophie de faire mieux avant de faire plus. « Le souci du détail, ce n’est pas d’ouvrage quand tout est fait à mesure, fait remarquer Richard. L’entretien des équipements, le rangement des outils, le ménage des lieux, on court beaucoup moins quand tout est bien organisé. Il faut dire que l’embauche d’un employé en 2004 nous facilite grandement la tâche. »

Le troupeau de 57 vaches de haut calibre produit en moyenne 10 033 kilos de lait. Les 225 hectares en culture suffisent amplement aux besoins de la ferme puisque environ la moitié de ceux-ci servent à la production de céréales diverses pour le commerce. Richard mise sur l’amélioration des surfaces par des travaux de nivellement et de drainage qui amélioreront les rendements, même s’ils font déjà envie.

La formation est aussi un secteur qu’ils ne négligent pas. Édith est technicienne en protection de l’environnement et détient une attestation d’études collégiales en gestion de l’entreprise agricole. Richard est diplômé de l’ITA de La Pocatière en zootechnologie. La formation continue les aide à comprendre les enjeux qui touchent l’agriculture et à se familiariser avec de nouvelles techniques de production. « On ne peut pas tout connaître et nous avons droit à l’erreur, fait remarquer Édith. Nous avons l’esprit ouvert à ce qui se fait ailleurs et autrement, car on y puise des idées qui peuvent prendre forme chez nous. »

L’engagement social est un autre moyen qu’ils privilégient pour demeurer bien branchés sur le milieu. « C’est une façon d’aider ceux qui nous aident », souligne Édith. La jeune productrice est vice-présidente du syndicat des producteurs de lait en Abitibi-Témiscamingue, administratrice à l’UPA régionale ainsi qu’au syndicat de base. Quant à Richard, qui a été expert-conseil à la coopérative de Ville-Marie pendant cinq ans avant de s’établir, il en est aujourd’hui le vice-président. Il occupe aussi un poste d’administrateur à la Fédération des groupes conseils agricoles du Québec, au Groupe conseils agricoles du Témiscamingue et à la Coopérative d’utilisation de matériel agricole du Témiscamingue.

Les juges du concours leur ont accordé de bons points pour les outils de gestion informatisée dont ils se sont dotés et que Édith a elle-même mis au point : programme de planification laitière, rapports de traçabilité, registre de santé des vaches, registre de l’entretien du système de traite, suivi des sujets, etc.

C’est Édith qui s’occupe de la traite et de la gestion de la production. Richard soigne et alimente tous les animaux et se charge en plus des productions végétales. Ce partage des tâches permet à chacun de se garder du temps à soi et avec les enfants pour jouer, faire les devoirs. Bien que retraité, le père de Richard, Marcel, leur donne un coup de main pour épandre le fumier et faire les labours.

En 1979, Marcel, son frère Lucien et leurs épouses, Pierrette et Bernadette, ont aussi décroché la médaille de bronze de l’Ordre du mérite agricole. Dix ans plus tard, ils avaient scindé en deux leur exploitation de Saint-Eugènes-de-Guigues pour éventuellement permettre à Richard et à son frère, Michel, de chacun s’établir sur sa propre entreprise.

Avec la famille, les nombreuses améliorations apportées à l’entreprise et leurs multiples engagements, la logistique est rôdée au quart de tour. « On ne sort pas très souvent et on ne passe pas des heures devant la télé », explique Édith. Pour ne pas disjoncter, comme ils le disent si bien, ils s’évadent à l’occasion en camping durant la belle saison au bord d’un lac où ils ont récemment acquis un terrain. N’étant situé qu’à quelques minutes de la ferme, ce lieu leur est des plus salutaires. « C’est un endroit pour décrocher et se retrouver en famille, mentionne Édith. On peut y coucher, aller faire le train le matin et ensuite revenir y passer la journée. Et nos parents et amis peuvent facilement venir nous visiter. »




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