La Coop fédérée termine son exercice 2003-2004 avec des résultats en nette amélioration comparativement à ceux de l'exercice précédent.

Cette amélioration de la performance est essentiellement attribuable à une amélioration des résultats d’Olymel s.e.c. et à la gestion serrée de nos éléments de trésorerie, ainsi qu'à la nouvelle Division de l'agrofourniture CO-OP/Sonic qui garde le cap sur une croissance constante de ses affaires.

Je me réjouis de constater que cette bonne performance de notre Division de l'agrofourniture est non seulement la preuve de la pertinence de notre proposition d'affaires, mais également celle du dynamisme et de la vitalité de nos membres et clients.
Notre filiale Olymel s.e.c. connaît quant à elle une autre année difficile : d’importantes pertes ont été enregistrées dans les activités de commercialisation de viandes de porc, et ce, principalement au Québec. Heureusement, cette contre-performance des activités porcines a été compensée par une bonne performance du secteur avicole.

On se console de constater que la situation difficile des activités porcines n'est pas propre à Olymel s.e.c. Déjà, des pistes d'actions ont été relevées pour permettre à Olymel s.e.c. de retrouver le chemin d'une rentabilité conforme à nos attentes.


Rétrospective
Les grands enjeux qui forcent la restructuration du monde agricole depuis quelques années sont toujours présents. Les coopératives agricoles ne peuvent à elles seules constituer un rempart à ces enjeux. Elles doivent cependant faire partie de la solution et contribuer à ce qu’ils se transforment en occasions de développement pour leurs membres.

C'est à cette tâche que mes collègues du Conseil d'administration et moi nous sommes attelés au cours du dernier exercice. D'abord par la recherche d'une plus grande synergie à l'intérieur de La Coop fédérée et de son réseau de coopératives affiliées, ainsi que par l'adaptation de nos outils de commercialisation.


Synergie
La bonne performance du mouvement coopératif agricole repose sur la santé financière et la vitalité de chacune des composantes du réseau, à savoir La Coop fédérée, ses coopératives affiliées et leurs membres et clients.

C'est dans cette optique que s'est poursuivie la réflexion avec les dirigeants du réseau pour l'optimisation du secteur de l'alimentation animale, dont le succès repose sur une compréhension commune des enjeux et l'adhésion de chacun aux solutions proposées.

Le cadre stratégique et les pistes d'actions pour la rationalisation et la spécialisation de nos meuneries, le renforcement de nos équipes d'experts-conseils et la rationalisation du transport sont maintenant entre vos mains.

Je suis persuadé que cette réforme conduira à une diminution des coûts d'alimentation animale de nos sociétaires et à davantage de complémentarité et de projets d'intercoopération entre les coopératives d'une même région.

C'est également cette solidarité entre les coopératives et La Coop fédérée qui a permis une mobilisation sans précédent pour rétablir le Régime d'investissement coopératif au Québec.

Nous poursuivons nos efforts pour obtenir du gouvernement fédéral la mise en place de mesures équivalentes. J'ai toujours bon espoir que la maturité du gouvernement et sa sensibilité au développement économique et rural constituent des atouts majeurs qui devraient l'inciter à répondre favorablement à nos attentes légitimes.

Vous avez sûrement remarqué que La Coop fédérée s'est dotée d'une nouvelle appellation et d'une nouvelle image coopérative au cours de l'automne. Cette nouvelle image, plus jeune et plus dynamique, se veut une façon d’augmenter la compréhension spontanée et la notoriété de l’entreprise, et de mieux refléter sa mission et ses valeurs tout en favorisant le développement d’un sentiment d’appartenance accru de ses membres et employés.

Finalement, soulignons le partenariat qui s'est établi entre La Coop fédérée, Agropur, Hydro-Québec, Financement agricole Canada, Aliments du Québec et l'Union des producteurs agricoles pour la commandite de l’émission télévisée Par-dessus le marché, diffusée sur les ondes de TVA.


Adaptation
De l’ensemble des activités auxquelles j’ai participé cette année, et où j’ai eu à vous représenter, deux méritent plus particulièrement d’être soulignées. La première est la 36e édition du Congrès mondial des agriculteurs organisé par la Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA) et qui a eu lieu à Washington au mois de juin dernier.

Le constat de la FIPA est que la concentration et l’internationalisation des entreprises d’approvisionnement de la ferme, de transformation et de distribution alimentaire mettent en évidence les limites des réglementations nationales actuelles visant à stabiliser les revenus des producteurs.

La FIPA recommande aux producteurs de renforcer et d’adapter leurs organisations économiques et d’étendre la portée territoriale de leurs actions, afin de leur permettre de jouer à armes égales avec cette nouvelle concurrence, sur le terrain supranational de la compétitivité économique.

C’est en ayant en tête cette réflexion que nous avons poursuivi le positionnement d’Olymel s.e.c. à l’échelle canadienne en autorisant la construction d’un nouvel entrepôt et la mise en place d’un deuxième quart de travail à notre établissement de Red Deer, en Alberta.

Les producteurs de porc et de volaille du Québec doivent pouvoir compter sur une entreprise de taille mondiale, capable de commercialiser leurs produits sur les marchés les plus lucratifs. C’est dans cet esprit que s’est formulé le projet de partenariat entre Supraliment inc., la division des viandes de Groupe Brochu, et Olymel s.e.c. intervenu en fin d’exercice.

Parmi toutes les représentations effectuées, le deuxième événement marquant au cours du dernier exercice aura été, pour moi, la mission commerciale dirigée par La Coop fédérée au Brésil.

Des projets d’échanges commerciaux sont en discussion avec différentes coopératives rencontrées, mais la réelle plus-value de cette mission aura été de nous sensibiliser à l’urgence de revoir nos façons de faire, et d’intégrer davantage l’action coopérative à l’exercice de nos tâches quotidiennes, afin de nous assurer un accès efficace et rentable aux différents marchés.


Denis Richard
Président de La Coop fédérée




Pour l’exercice financier terminé le 30 octobre 2004, La Coop fédérée présente un excédent avant ristournes et impôts sur les bénéfices de 35,5 millions de dollars, comparativement à 26,1 millions de dollars pour l’exercice précédent. Cette hausse de l’excédent de 9,4 millions de dollars, sans considérer l’effet du gain de dilution de 6,3 millions de dollars en 2003, est attribuable à une forte progression de l’excédent d’Olymel s.e.c., principalement pour le secteur de la volaille, atténuée par une détérioration des résultats pour le secteur porcin. En ce qui a trait à la Division de l’agrofourniture CO-OP/Sonic, la contribution nette est légèrement à la baisse comparativement à l’exercice précédent.

Les ventes consolidées de La Coop fédérée, pour l’exercice terminé le 30 octobre 2004, totalisent 2,909 milliards de dollars, alors que pour l’exercice précédent, terminé le 1er novembre 2003, et qui comptait 53 semaines, elles s’établissaient à 2,755 milliards de dollars. La hausse des ventes s’explique, d’une part, par la croissance marquée des prix de vente du secteur de la volaille et du secteur porcin ayant eu pour effet de neutraliser la réduction des volumes de ventes d’Olymel s.e.c. D’autre part, la croissance des volumes de ventes combinée à la hausse de prix des intrants de la Division de l’agrofourniture CO-OP/Sonic a contribué à accroître les ventes totales.


OLYMEL, FILIALE DES VIANDES
Ventes
En 2004 : 1,938 milliard de dollars
En 2003 : 1,847 milliard de dollars

La hausse des ventes d’Olymel s.e.c. s’explique par la croissance marquée des prix de vente ayant eu pour effet de neutraliser la réduction des volumes de ventes. Ces résultats améliorés masquent une situation difficile dans le secteur porcin, particulièrement au Québec, causée, entre autres, par l’augmentation de la valeur du dollar canadien et des conditions contraignantes d’approvisionnement et de coût de la main-d’œuvre par rapport à la concurrence nord-américaine.

Olymel s.e.c. réalise 71,1 % de son chiffre d’affaires dans le secteur porcin, et ses exportations sur les marchés internationaux représentent 53,3 % de celui-ci. La Société dessert une soixantaine de pays, notamment les États-Unis, le Japon et l’Australie.

Pour sa part, le secteur de la volaille a bénéficié fortement de la hausse des prix de vente des produits frais. Ainsi, la réduction de la production canadienne de poulet et de dindon en raison de la grippe aviaire, combinée à un meilleur équilibre de l’offre, a concouru à accroître la contribution nette de 208 % par rapport à l’année dernière.

Dans l’ensemble, la forte progression des résultats du secteur de la volaille a contribué à l’amélioration des résultats d’Olymel s.e.c.


DIVISION DE L’AGROFOURNITURE CO-OP/SONIC
Ventes
En 2004 : 975 millions de dollars
En 2003 : 916 millions (ce montant est la somme des ventes des divisions agrofourniture et pétroles alors qu’elles étaient deux entités différentes)

En considérant la 53e semaine de l’exercice 2003, qui a généré à l’agrofourniture des ventes de plus de 12 millions de dollars l’an dernier, l’augmentation réelle des ventes de l’exercice courant est de près de 71 millions de dollars.

L’excédent de la division affiche un léger recul par rapport à celui de l’exercice précédent, la diminution de la marge brute et des ventes industrielles de fertilisants, combinée à l’absence de la 53e semaine expliquant en partie ce recul. Cependant, au cours de l’exercice, la division a encaissé un revenu supplémentaire provenant du règlement hors cour d’un recours collectif canadien, ce qui a permis de compenser en partie la baisse de l’excédent de la division.

Par secteur d’activité, les principales variations des résultats sont les suivantes :

Secteur agricole
Service des productions animales
Ventes

En 2004 : 189,5 millions de dollars
En 2003 : 185,7 millions de dollars

L’augmentation des ventes provient essentiellement de l’alimentation animale. L’augmentation des quantités vendues ainsi qu’une hausse du coût moyen des matières premières de 1,2 % reflétée dans le prix de vente expliquent cette variation. La contribution nette du service a progressé de 8,6 % par rapport à l’exercice précédent.

Service des productions végétales
Ventes

En 2004 : 136,8 millions de dollars
En 2003 : 140,1 millions de dollars

Cette diminution des ventes est principalement attribuable au Service des fertilisants expliquée par un devancement de ventes industrielles en 2003, mais compensée en partie par l’accroissement du prix de vente moyen en 2004. Pour les autres services, tels que le Service des semences et le Service de protection des cultures, les ventes sont en hausse. En ce qui a trait à la contribution nette du Service des productions végétales, elle décroît de 12,6 % par rapport à l’exercice précédent.

Service des grains
Ventes

En 2004 : 154,7 millions de dollars
En 2003 : 139,8 millions de dollars

La croissance des ventes du Service des grains s’explique par la combinaison de la hausse des volumes vendus de 4,6 % et de l’augmentation de 5,8 % des prix de vente. Le résultat net du service est à perte, alors que celui de 2003 présentait un excédent.

Secteur quincaillerie et machines agricoles
Ventes

En 2004 : 173,7 millions de dollars
En 2003 : 158,7 millions

Cette progression du chiffre d’affaires du Secteur quincaillerie et machines agricoles provient uniquement de la hausse des ventes de 10,6 % du Service de la quincaillerie et matériaux. La contribution nette du secteur pour 2004 a progressé de 24 % comparativement à l’exercice précédent. Un des éléments catalyseurs du Service de la quincaillerie et matériaux est l’adoption du Concept de l’an 2000 par un nombre grandissant de quincailleries CO-OP.

Secteur des pétroles
Ventes

En 2004 : 312,4 millions de dollars
En 2003 : 281,5 millions de dollars

La progression du Secteur des pétroles est entièrement attribuable à la hausse du coût des intrants qui a progressé en moyenne de 12 % sur 2003.

L’excédent net du Secteur des pétroles est en baisse de 27 % comparativement à l’exercice 2003. Cette baisse est principalement imputable à la hausse des frais de vente et d’administration.

Établissement de détail
Ventes

En 2004 : 13 millions de dollars

Les ventes d’AgriEst, centre agricole Coop ont enregistré une légère augmentation par rapport à l’exercice 2003. La contribution nette est en baisse comparativement à l’exercice précédent.


RESSOURCES HUMAINES
Le nombre d’employés à La Coop fédérée, y compris ses filiales, était de 9 587 à la fin de l’exercice, par rapport à 9 644 en 2003, soit une diminution de 57 personnes. La variation du nombre d’employés provient essentiellement de la réduction nette du nombre d’employés des usines d’Olymel.

Avec un investissement de 2,3 % de la masse salariale en formation, La Coop fédérée a poursuivi le développement de son institut virtuel : l’Académie Coop. L’élaboration de nouveaux programmes est en cours pour assurer le maintien d’un haut degré de compétence des employés au bénéfice du réseau coopératif agricole. De plus, le programme de perfectionnement des compétences des élus continue d’être offert à l’ensemble des administrateurs du réseau. Ainsi, parmi les administrateurs actifs du réseau des coopératives, nous en comptons 129 avec le rang de membre, 65 avec celui de compagnon et 36 avec le rang de commandeur, couronnement du programme de reconnaissance de formation des élus.


CONCLUSION
Pour une deuxième année consécutive, des conditions de marché défavorables dans le secteur porcin au Québec ont touché durement notre performance. Cependant, pour le secteur de la volaille, la Société a connu cette année une contribution exceptionnelle, ce qui a permis de compenser la perte du secteur porcin. Les autres secteurs de la Société ont démontré une saine croissance de leurs affaires.


Pierre Gauvreau
Directeur général de La Coop fédérée




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