Depuis quelques années, nous observons l’établissement de nouveaux producteurs avicoles. Toutefois, ces nouveaux venus œuvraient déjà en agriculture. Pour certains, c’est un changement de production, tandis que pour d’autres, il s’agit de diversifier leurs activités. Les nouvelles technologies développées depuis 20 ans ont réduit la charge de travail physique dans les poulaillers pour permettre aux producteurs de faire de la gestion de troupeaux.

Un producteur qui désire démarrer en production avicole doit s’assurer de répondre à certains critères. Il doit vérifier le potentiel de développement environnemental pour connaître l’augmentation d’unités animales permises sur sa ferme. Une unité animale correspond à la production de 250 poulets, 50 à 100 dindes ou
125 pondeuses.


Une vérification de la situation financière de la ferme doit aussi être effectuée. L’échéancier des prêts actuels doit être évalué afin de connaître les engagements financiers à court, moyen et long terme.

Nous allons déterminer quelle devra être la mise de fonds dans un projet de construction et d’établissement de poulets à griller. Les tableaux 1, 2 et 3 décrivent le projet qui nécessite un investissement de 1,8 M $ pour une production annuelle de 330 750 kg.

Lorsque nous établissons un budget, les coûts et les revenus sont basés sur une moyenne. À chaque année, nous pouvons remarquer dans les résultats des producteurs un écart moyen d’environ 0,09 $/kg. Dans l’exercice présent, l’écart entre le plus efficace et le moins efficace des producteurs représenterait 29 750 $ par année. Il ne faut pas penser qu’aujourd’hui, les élevages se font seuls et que les résultats vont suivre. Il faut surveiller les conditions d’élevage du début à la fin pour maximiser le potentiel génétique des poussins.


Que faire? Acheter ou non du quota?
Cela fait 29 ans que je travaille dans l’aviculture, et cette question m’est régulièrement posée. Au début, à 2,50 $/pi2, cela n’avait pas de sens, car il en coûtait autant pour le quota que pour construire un poulailler! Afin d’assurer la survie de leur entreprise agricole, plusieurs producteurs ont utilisé différentes stratégies. Il y a les producteurs qui ont vécu la dépréciation de leur ferme, qui n’y ont pas investi et qui ont fini par la liquider. Il y a également ceux qui ont diversifié leur production, sans pour autant acheter de quota de volaille. Enfin, il y a ceux qui ont cru en l’avenir et qui ont développé leur entreprise au fil des années. Le tableau 4 décrit le cas d’un producteur établi qui veut grossir son entreprise, mais sans y aller d’un projet majeur.


Il est important de planifier l’avenir. Les prochaines négociations de l’OMC vont nousimposer de nouveaux échéanciers. Notre façon de faire devra changer dans les prochaines années. De quelle façon allons-nous concurrencer les États-unis où nous avons remarqué, lors d’une visite en Georgie, que les éleveurs de Tyson Foods (le plus gros exportateur de poulet du monde) n’avaient pas changé la litière de leurs élevages depuis 10 ans? Les données recueillies lors d’un voyage au Brésil reflètent une réalité semblable car, dans certaines régions, les poulets étaient élevés, depuis trois ans, sur la même litière. Les normes canadiennes d’élevage rendent la compétition difficile car, lors de l’abattage et lorsqu’il se retrouve en épicerie, le poulet perd son identité et l’environnement dans lequel il a été élevé ne compte plus. Nous aurons donc à être imaginatifs pour demeurer efficace. Votre expert-conseil CO-OP peut vous aider à trouver des solutions.

Notes
• Le coût réel n’inclut pas la portion fiscale d’économie.
• Le programme d’aide à l’acquisition de quota est en collaboration avec La Coop fédérée, le Couvoir provincial et la coopérative locale.
• D’ici 5 ans, les prêts à moyen terme seront remboursés.
Il y aura donc une réduction de 0,056 $/kg sur le coût de production.




Retour



Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés