Coupons les gaz! La Terre cuit. En décembre dernier, dans la foulée du Protocole de Kyoto, Montréal était l’hôte de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Si nous continuons à carburer à l’énergie fossile, avertissent les scientifiques, nous risquons notre avenir. Le Canada, qui détient la médaille de bronze aux olympiades de la pollution, a un plan de match pour participer à l’effort planétaire de réduction d’émissions polluantes. Quelles seront la contribution et la rémunération des agriculteurs dans ce plan? Le Coopérateur se penche sur la question.


Le Québec de demain sera la Pennsylvanie d’aujourd’hui!
Ça va chauffer! D’ici 50 ans, de 2 °C à 4 °C de plus l’hiver et de 1 °C à 4 °C l’été. Pas encore assez pour faire pousser des palmiers. Mais, quand même, du maïs-grain jusqu’en Gaspésie et des rendements de 4 à 5 tonnes de plus à l’hectare! Luzerne et soya pousseront aussi à cœur joie. Nouveaux vignobles et vergers surgiront de terre! Mais attention. L’orge, entre autres, en souffrira. Doit-on se réjouir des changements climatiques?

Les Groleau mesurent les rots de leurs vaches!
Coupons les gaz! Emie Désilets, coordonnatrice du Programme d’atténuation des GES des Producteurs laitiers du Canada est en compagnie d’Anass Soussi-Gounni, inventeur du biofiltre installé sur la ferme des Groleau qui capte les émissions de méthane de la fosse. Le nom des bactéries du biofiltre est tenu secret, car on va chercher à faire breveter le procédé. Le filtre est composé de tourbe qui peut être épandue sur les champs sans problème une fois sa vie utile terminée, après cinq ans.

Bourse et quotas de CO2 pour sauver la planète?
Grâce à la création d’une bourse de crédits de carbone, les producteurs agricoles deviendront en plus des pourvoyeurs de services environnementaux », soutient Carol-Ann Brown, de Climate Change Central, qui organisait un séminaire sur le potentiel économique des changements climatiques en agriculture à Calgary, en Alberta, un peu avant que Montréal n’accueille, en décembre dernier, quelque 10 000 délégués à la conférence des Nations Unies sur le réchauffement de la planète.

Adapter son exploitation aux changements climatiques
Notre climat est naturellement variable, comme le témoignent les fluctuations des saisons d’une année à l’autre. Si vous vivez dans un climat chaud et sec, vous adapterez vos cultures en conséquence. La même logique s’applique lorsque vous vivez en milieu froid et humide. Mais que faire lorsque la nature vous surprend année après année?


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