Les participants au Colloque régional sur la production laitière présenté les 7 et 8 février à Rivière-du-Loup et Rimouski en ont eu pour leur argent en raison de la qualité des conférenciers et de l’information véhiculée.


Le sont 375 producteurs laitiers qui ont assisté à l'une ou l'autre des conférences, sous le thème Un bon climat pour la relève. « La diminution du nombre de fermes, la rareté de la main-d'œuvre qualifiée et stable, les problèmes que vit la relève sont inquiétants. Ces préoccupations ont été soulevées par de nombreux participants lors du dernier colloque. C'est pourquoi le comité organisateur en a fait un point majeur cette année », mentionne le coordonnateur de l'événement, Jean Gagnon.

Parmi les sujets traités, notons la rentabilité; l'alimentation; le transfert de ferme; l'indice de performance totale; le PEP, un outil incontournable en amélioration génétique; l'impact des changements climatiques sur l'agriculture et la relation employé-employeur. « La rentabilité future de l'entreprise passe par une vision plus globale de la gestion technique et de la planification des actes posés. Parfois, quelques heures à analyser l'efficacité et à réfléchir aux priorités d'interventions peuvent rapporter beaucoup », ajoute M. Gagnon.


Agir pour faire de l'argent
Jean Brisson, du Programme d'analyse des troupeaux laitiers du Québec (PATLQ), invite les producteurs laitiers à agir pour faire de l'argent. Le premier facteur à considérer est la valeur du lait. « Le test de gras varie d'une ferme à l'autre et d'une semaine à l'autre. Le test de protéine varie aussi. Certaines fermes livrent du lait à 68 $ l'hectolitre, et d'autres à 73 $ l'hectolitre », indique-t-il. Selon le spécialiste, le hachage de l'ensilage de foin a un effet sur le pourcentage de gras du lait, tout comme l'alimentation.

Les coûts d'alimentation sont aussi à suivre de près pour augmenter sa rentabilité. Un choix stratégique des aliments s'impose. La réforme, l'élevage, la longévité, la reproduction et la santé du troupeau sont également des facteurs à considérer.


Problèmes de boiterie
« Le Rapport de production 2004 du PATLQ relate que les problèmes aux pieds et membres sont la troisième raison d'élimination des vaches au Québec, avec environ 9500 vaches sorties des troupeaux et que ce problème va en augmentant au fil des années. Les problèmes de boiterie ont des effets néfastes sur la consommation et la condition de chair, ce qui amène une diminution de la production laitière et de l'efficacité de la reproduction. Une vache qui a de graves problèmes de pieds et membres peut perdre jusqu'à 36 % de sa production laitière et avoir 15,6 fois plus de chances d'être non gestante plus longtemps », affirme le conseiller stratégique au PATLQ, Clément Blais.

Les problèmes de boiterie peuvent avoir différentes causes : confort, microbisme, régie du troupeau et alimentation. « S’assurer de fournir des quantités suffisantes de fourrage et de fibre efficace et des proportions justes de grains va permettre de diminuer les risques d'acidose. Une bonne préparation des vaches et du rumen par une ration de transition adéquate s'avère nécessaire pour permettre à la vache de produire de bonnes quantités de lait tout en demeurant en santé et sur de bons pieds. L'ajout de minéraux et vitamines tels que le zinc, le cuivre et la biotine aide à produire une corne de qualité », précise M. Blais.


Les changements climatiques
Au Québec, les spécialistes prédisent des augmentations de température de 2 à 6 °C au cours de l’hiver et de 1 à 4 °C l’été, pour les 50 prochaines années, en raison des gaz à effet de serre. « Les changements climatiques seront à la fois amis et ennemis de l’agriculture québécoise. Les augmentations de rendement de plusieurs cultures importantes et l’introduction de nouvelles cultures dans plusieurs régions du Québec constitueront des occasions intéressantes de progrès pour l’agriculture. Par contre, les risques accrus de dommages, particulièrement pour les plantes pérennes, l’augmentation de la pression des ravageurs et une plus grande variabilité du climat représenteront un défi pour le monde agricole », souligne Philippe Rochette, du Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.
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