Grâce à un investissement de 2,8 millions de dollars, Les Pondeuses Atlantique, de Saint-Léonard Parent, au Nouveau-Brunswick, devient l’une des premières fermes de poules pondeuses d’œufs d’incubation au Canada à être équipée d’une nouvelle technologie européenne.

Les quatre partenaires, dont trois produc-teurs de poulets, possèdent maintenant un poulailler de poules pondeuses d’œufs d’incubation pour produire les poussins nécessaires à leurs fermes d’élevage de poulets de chair. Les producteurs ont conclu un partenariat en intégrant aussi dans l’actionnariat le propriétaire du couvoir, La Coop fédérée. « La nouvelle technologie européenne appelée « Véranda » mise en place dans ce poulailler a pour but de maximiser l’efficacité et les performances techniques tout en minimisant les manipulations », explique le président du regroupement, Jean-Robert Bourgeois, de la ferme King’s Poultry Ltd à Meadow Brook, au Nouveau-Brunswick. Les autres partenaires sont Les Fermes Cormier et fils, la Ferme Avicole DMS inc., de Saint-Paul, et Les Fermes avicoles Bolduc, de Saint-François, propriété de Groupe Dynaco, coopérative agroalimentaire. Le projet est une initiative de Groupe Dynaco, et la coopérative assure la gestion de la ferme. Le Conseil agricole du Nouveau-Brunswick appuie financièrement le développement de nouvelles technologies dans ce projet.

Le poulailler est dotée d’autres technologies à la fine pointe dont une empaqueteuse qui fait la mise en alvéoles, qui effectue le décompte et détermine le poids moyen des œufs.

Trois millions d’œufs par année
Le poulailler a une capacité de 20 000 poules et 2000 coqs. Sa production annuelle sera de près de 3 millions d’œufs et fournira quelque 2,5 millions de poussins. Les oiseaux sont en cages, à raison de 60 poules et 6 coqs par cage. On compte 336 cages disposées sur 4 rangées de 4 étages chacune. « Ces cages permettent d’éviter la ponte d’œufs au sol, maximisant la salubrité. Les œufs sont désinfectés par des ultraviolets, ce qui a pour objectif d’améliorer le taux d’éclosion. On y retrouve aussi une laveuse d’œufs automatique. Les œufs sont acheminés par convoyeur à l’empaqueteuse, qui fait la mise en boîte automatique des œufs. Elle effectue le décompte et détermine le poids moyen des œufs. Au pic de la ponte, les 20 000 poules doivent produire 17 000 œufs par jour », précise le directeur de la production avicole de Groupe Dynaco, Patrick Noël. L’entreprise crée deux emplois.

La construction du poulailler a débuté en octobre 2005 et les premières poules sont arrivées les 28 et 30 mars 2006. Lors du passage du Coopérateur, le 22 mai dernier, l’élevage était dans un cycle de 16 heures de clarté par jour. « Les poules mangent un repas par jour de moulée pour oiseaux reproducteurs produite par Groupe Dynaco. Le lever se fait à 5 h du matin. C’est en matinée que les poules sont les plus productives pour l’accouplement et la ponte. Elles mangent de midi à 13 h et boivent en après-midi, alors que la ponte est moindre. Dès que l’on éteint les lumières, elles dorment », raconte M. Noël.

Dans ce nouvel élevage, d’une capacité de 20 000 poules et 2000 coqs, les premiers oiseaux sont entrés à la fin de mars 2006. La production annuelle atteindra près de 3 millions d’œufs et quelque 2,5 millions de poussins.

Environnement et efficacité énergétique
Plusieurs éléments ont été apportés afin de maximiser la protection de l’environnement et l’efficacité énergétique. On a installé un mur solaire sur la paroi sud du bâtiment, permettant le préchauffage de l’air par le soleil, en plus d’un échangeur de chaleur, lequel permet de réduire les coûts d’énergie. « Chaque poule a des conditions optimales de ventilation et cela permet d’assécher le fumier à un taux de 50 % d’humidité. Le tout est relié à un ordinateur grâce auquel on connaît la température de la ferme et qui permet de faire les modifications des consignes de ventilation à distance, de connaître le nombre et le poids des œufs produits chaque jour ainsi que la quantité de moulée qui reste en inventaire et d’ajuster les consignes d’alimentation et d’éclairage », explique M. Noël. La structure du bâtiment est en blocs de PVC dans lesquels on a coulé du béton. Les blocs de PVC font la finition intérieure et extérieure du bâtiment et ils renferment un isolant.

Un plan de gestion de la disposition du fumier a été réalisé en conformité avec les normes environnementales de la province. « Le site est isolé de tout autre élevage avicole et est situé dans un boisé. Toutes les personnes entrant dans la ferme doivent prendre une douche. L’ensemble du matériel entrant dans la ferme est désinfecté au préalable. Toutes les entrées d’air du poulailler et de l’entrepôt à fumier sont grillagées afin d’éviter l’entrée des oiseaux sauvages », souligne M. Noël.
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