Les 23 et 24 janvier dernier se tenait la première réunion de planification stratégique du nouveau service de développement durable de La Coop fédérée. Créé à la fin de 2005, ce service établit présentement ses bases de manière à optimiser son rôle dans les orientations stratégiques de l’organisation.

Sous le thème S’informer, se mobiliser et passer à l’action, cette rencontre a permis de réunir trois secteurs de la coopérative visés par le développement durable : les affaires coopératives, les affaires économiques et l’environnement. La mission et les mandats de chaque secteur y ont été présentés. Le service des communications, sous la direction de Jean-François Harel, fait aussi partie intégrante de la démarche, car son appui et son expertise sont incontournables. Ce service a notamment pour mission de promouvoir la formule coopérative et d’aider La Coop fédérée à occuper une place de choix parmi les entreprises socialement responsables.

Le groupe était accompagné par André Delisle, président de Transfert Environnement, enseignant à l’Université de Sherbrooke, ancien commissaire et vice-président du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE). Actif dans le secteur du développement durable depuis plus de 25 ans, M. Delisle a aidé le groupe à définir comment on peut appliquer le développement durable à la réalité de l’entreprise.

Pauline d’Amboise, secrétaire générale du Mouvement Desjardins, a de son côté expliqué le défi que représente la démarche de développement durable adoptée dans le réseau des caisses. Mme D’Amboise coordonne le développement, la mise en œuvre et l’évolution des programmes de gouvernance, d’éthique et de déontologie et de développement durable de Desjardins.


De quoi s’agit-il?
Selon la Norvégienne Gro Harlem Brundtland, auteure du fameux Rapport Brundtland, Notre avenir à tous, le développement durable est « un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire les leurs ». Les initiatives ayant conduit à ce concept sont nombreuses. Le philosophe Hans Jonas, dans son ouvrage Le Principe responsabilité publié en 1979, considérait l’environnement comme un patrimoine à transmettre aux générations futures. La Commission mondiale sur l’environnement et le développement (1987) a contribué à l’élaboration de ce concept, tout comme la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (Rio de Janeiro, 1992). C’est au cours de cette conférence que la définition du développement durable est enrichie par l’ajout des trois piliers : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l'environnement.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, on se rendait compte que les actions de l’homme peuvent se révéler irréversibles à cause d’une consommation de biens, donc d’une production excessive. En 2006, les entreprises du monde agricole sont concernées par cette problématique et par le développement durable, des sujets auxquels la société accorde de plus en plus d’importance. À La Coop fédérée, de par sa nature coopérative, les différentes facettes de ce concept sont intégrées à la gestion, mais les actions entreprises sont effectuées à la pièce, dans chaque service. L’objectif du service de développement durable est de mettre en place une démarche organisée par les trois secteurs du développement durable, de manière à coordonner l’action des différents services de l’organisation.



Le défi et les actions à venir
Le projet en est à ses premiers balbutiements et l’application du développement durable à une organisation comme La Coop fédérée, et éventuellement à tout le réseau coopératif agricole, n’est pas une mince tâche. Forts de l’expérience du Mouvement Desjardins, nous pouvons croire que la participation de tous au sein du réseau nous permettra d’élaborer une politique de développement durable d’ici les deux ou trois prochaines années. Cette politique pourrait, par exemple, définir de nouvelles façons de prospérer économiquement en tant qu’organisation, tout en tenant compte de l’efficacité énergétique, de l’éthique et de la durabilité de nos achats. En bref, engager dans la gestion courante de nos affaires les facteurs économiques, sociaux, éthiques et environnementaux. Notre politique de développement durable pourrait, entre autres, inclure des critères en matière d’investissement, de gestion des matières résiduelles, d’efficacité énergétique et d’achats responsables.

Le plus grand défi consistera à mobiliser les différents intervenants du réseau de La Coop fédérée afin de connaître leur volonté d’appliquer ce modèle qui tient compte des générations futures. Mais avant, il faudra déterminer les enjeux et la stratégie de La Coop fédérée en lien avec cette démarche. Une analyse de faisabilité a déjà été déposée le printemps dernier.

Il ne fait aucun doute que la pérennité de l’agriculture québécoise repose notamment sur le développement durable. En étant l’une des premières entreprises à créer un service de développement durable, La Coop fédérée fait figure de leader. Voilà bien un signe tangible de ce qu’est la « différence coopérative ».

Le seul gage de succès d’une politique de développement durable en bonne et due forme est qu’elle soit le fruit de la volonté de tous les acteurs qui oeuvrent au sein du réseau de La Coop. Qu’attendons-nous pour faire la preuve de notre différence? Pourquoi ne pas imaginer que le réseau de La Coop fédérée puisse être reconnu, à juste titre, comme étant la meilleure entreprise agroalimentaire de nature coopérative du monde. Le développement durable peut très certainement nous aider à atteindre cet objectif.

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