La Ferme Matalac, de Val-Brillant, près d'Amqui dans la Vallée de la Matapédia, enregistre une hausse spectaculaire de la production moyenne de lait de leur troupeau Holstein, comptant 50 têtes, dont 25 vaches en lactation.

C'est en travaillant sur la régie de production et la génétique que les propriétaires de l'entreprise, Alain Thibault et Rachel Landry, ont vu la production moyenne de leur troupeau passer de 7 000 kg de lait par vache en 1995 à 10 500 kg en 2005. M. Thibault offre peu d'explication pour cette fulgurante hausse de production, si ce n'est au chapitre de l'alimentation et de la génétique. « En 1995, notre expert-conseil de la Coop La Matapédienne nous a convaincu d'utiliser un supplément de couverture hautement énergétique et les résultats se sont rapidement fait sentir.

Je porte également une plus grande attention à la génétique, surtout dans le choix des taureaux. Avant, je choisissais surtout en fonction des critères de production, maintenant, j'accorde 50 % d'importance à la conformation et 50 % à la production », indique celui qui a toujours travaillé sur la ferme. « J'ai aidé mon père dès que j'ai eu l'âge de faire des travaux », dit-il.

L’alimentation
À part le maïs et tous les suppléments et minéraux, l'entreprise est autosuffisante pour nourrir son troupeau avec de l'orge, du foin sec et de l'ensilage. « Nous avons 60 hectares (150 acres) en culture à Val-Brillant pour nourrir nos animaux en orge, mil et luzerne. Nous faisons nous-mêmes les semences et les récoltes d'ensilage, de foin sec et d'orge. Nous sommes membres d'une coopérative d'utilisation de machineries agricoles (CUMA) comptant 36 entreprises membres qui se partagent l'utilisation de certains équipements », souligne Mme Landry.

Les animaux reçoivent deux repas de foin sec et deux repas d'ensilage par jour, ainsi que quatre repas de moulée séparée (orge, maïs et suppléments) quotidiennement. « Nos vaches mangent 4 kg de foin sec par jour avec de l'ensilage à volonté et de la moulée par tranche de 5 kg selon les besoins de son cycle de production », souligne M. Thibault.

« C’est une entreprise dont la productivité des vaches était dans la moyenne provinciale. Ils m’ont posé beaucoup de questions sur comment faire pour s’améliorer. Dès que les résultats se sont fait sentir, ils y ont pris goût et ils recherchent constamment à les améliorer », mentionne l’expert-conseil.

Un troupeau de race pure
La Ferme Matalac compte un troupeau majoritairement de race pure, mais avec des sujets à pourcentage. « Depuis 1993, nous n'amenons plus de vaches ou de génisses de l'extérieur. Nous produisons toutes nos génisses de remplacement », précise M. Thibault, qui a acquis l'entreprise de son père Roger et de sa mère Laurette Pelletier en 1991. « Mon père, qui a acquis la ferme de Laurentin Turcotte en 1954, continue de nous donner un coup de main, surtout lors de la grosse période de travaux à l'été. Pour le reste, nous faisons tout le travail à deux », mentionne le producteur qui souhaite continuer d'améliorer sa moyenne de troupeau au cours des prochaines années avec l'aide de son expert-conseil. « Il nous rencontre au moins une fois par mois, lors du contrôle laitier, mais peut venir plus souvent selon nos demandes. Nous respectons ses recommandations qui sont en grande partie responsables de nos gains de production. Nous sommes membres de notre coop depuis toujours et cela nous a bien servi, surtout pour la qualité du service que nous recevons », affirment les propriétaires.

Le couple n'ayant pas d'enfant, il n'est pas vraiment question de grossir l'entreprise. « Nous avons la taille idéale pour nous permettre de presque tout faire à deux. Notre but est de continuer à améliorer la performance de nos vaches pour augmenter notre rentabilité », signale Mme Landry. Les vaches demeurent dans l'étable à l'année. Les génisses et les vaches taries vont à l'extérieur, l'été. La vacherie a été construite en 1969 et l’étable en 1987.

Rachel Landry et Alain Thibault de la Ferme Matalac

 

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