Sylvie Gendron, nommée Jeune Agricultrice d’Élite 2006, forme avec son mari Christian Lacasse une équipe qui défie l’imaginaire. Un constat qui se répète à la rencontre des trois autres finalistes du concours, Denis Gagnon de la Ferme Sénescoupé, Nathalie Malo de la Ferme Barka et Chantal Ladouceur de la Ferme Champs d’Or. En pensant à chaque entreprise, le premier mot qui vient en bouche est « impossible ». Et pourtant, chacun à leur façon, ils ont démontré que ce mot ne faisait pas partie de leur quotidien.

Quand la conformation sert la production
Originaire d’une ferme laitière de la région de Montmagny, Sylvie Gendron est tombée dans la génétique quand elle était petite. Les résultats du troupeau démontrent son grand intérêt pour les animaux de bonnes performances.

Sylvie parle peu, étant de toute évidence plus à l’aise en action qu’en paroles. « Pendant 25 ans, c’était la job de Christian de parler! » justifie-t-elle en riant. Le respect au sein du couple est évident et frôle l’admiration. Malgré les hauts et les bas, on sent l’esprit d’équipe qui les unit et la conviction qu’à deux, c’est mieux.

Non, Sylvie Gendron n’a pas volé le titre de Jeune Agricultrice d’Élite. Son mari, dont la ferme porte le nom, Ferme Christian Lacasse Inc., est bien certainement plus connu qu’elle après 25 années d’engagement en syndicalisme agricole, dont huit comme premier vice-président de l’UPA. « Au début, Christian logeait à Longueuil durant la semaine et revenait à la maison les fins de semaine, raconte Sylvie. Il téléphonait tous les jours pour prendre des nouvelles et parler aux enfants. Mais plus ça allait, et plus il voyageait. À la fin il faisait l’aller-retour Saint-Vallier – Longueuil tous les jours! » Ce qui signifiait un départ vers 5h30 et le retour vers 19h30. « Ça m’a imposé une discipline incroyable et augmenté mon efficacité, relate Christian. De l’ouvrage, il y en aura toujours, c’est facile de s’ambitionner. »

Les 4 garçons du couple ont entre 8 et 15 ans. Sylvie a pu compter sur la présence de sa famille proche pour l’assister lorsque les enfants étaient plus jeunes. Un employé partageait les tâches à l’étable et aux champs, mais la gestion quotidienne de la ferme revenait d’office à Sylvie. Depuis la retraite de Christian du monde syndical, il n’y a plus d’employé à la ferme. Les plus vieux des enfants aident au train les fins de semaine et pendant les vacances d’été. Le reste de l’année, leur priorité est de se consacrer à leurs études.

« C’est beaucoup plus facile maintenant d’impliquer les autres membres de la famille et on travaille définitivement mieux ensemble », juge Christian. On pourrait dire que derrière chaque grand homme se cache une grande dame qui lui permet d’occuper un poste, une fonction, l’esprit tranquille. Ce serait un peu détourner l’hommage à Sylvie en se concentrant encore sur l’homme public. Et comme le dit si bien le principal intéressé : « Les gens pensent me connaître alors qu’ils ne connaissent de moi que le syndicaliste. Le côté humain et familial de Christian Lacasse, ils n’en savent rien. » Et la journaliste ajouterait : et de Sylvie Gendron encore moins. Sans parler de l’équipe Gendron-Lacasse qui a fêté ses 15 années de mariage en 2005. Une équipe qui défie l’imaginaire, à l’instar des trois autres finalistes du concours. Dans un tel contexte, la planification prend toute son importance.

« On ne voulait pas se dire un jour : “J’aurais dû…” Alors on a saisi les opportunités », témoigne Christian. En plus d’être agricultrice et maman, Sylvie est aussi depuis plusieurs années professeure d’arts martiaux. Une activité à laquelle elle consacre 2 soirs par semaine. Ceci explique certainement sa capacité à traverser la vie avec une attitude si… zen.

Dire qu’on peut débarquer sur une telle entreprise sans idée préconçue serait mentir. Remporter le mérite agricole (médaille d’argent 2002), le concours Jeunes Agriculteurs d’Élite section Québec (2006) et se préparer pour la médaille d’or (2007) coup sur coup, ça fait jaser. L’évolution du troupeau, de la ferme et de la famille depuis leurs débuts à deux laisse pantois. D’ailleurs, les objectifs que s’était fixés le couple lors de leur association sont largement dépassés. « Il y a 15 ans, l’avenir c’était notre établissement. On pensait à investir dans le troupeau qui avait un bon potentiel. Mais on ne connaissait pas encore toutes les technologies qui feraient leur apparition et aideraient notre progression. Aujourd’hui, on planifie nos investissements en fonction des enfants, de leur établissement à eux », notent les deux éleveurs.

Le concours des Jeunes Agriculteurs d’Élite a eu un impact marquant et positif sur les garçons qui ont collaboré à la préparation du dossier et qui étaient présents au Gala. Mais quant à savoir s’ils constituent la relève de l’entreprise… ils sont encore bien jeunes et trop de questions préludent encore à leur avenir. « Des questions qui vont orienter l’entreprise et auxquelles on veut qu’ils trouvent leurs propres réponses », insiste le couple. En attendant, les rénovations et les investissements en quota ne visent qu’à améliorer l’efficacité, le confort des animaux et absorber les gains de production.

« Le concours permettait d’évaluer la progression de l’entreprise, mais aussi l’équilibre dans la progression, explique Christian. Pas seulement en terme de grosseur d’entreprise, mais aussi d’efficacité, d’équipements, de technologies : des investissements qui nous sont apparus essentiels pour la qualité de notre travail. » Par exemple, en 2003 le couple choisit d’implanter un système d’alimentation robotisé sur rail. Bien que le rodage ait pris un bon 6 mois, le couple ne regrette pas sa décision. « Je pense que les enfants vont aimer travailler avec ça. Si ça peut rendre le travail à la ferme agréable et intéressant pour eux, tant mieux. Faut être de notre temps! » croit Christian.

L’inséminateur rencontré en pleine action a d’ailleurs eu ce commentaire : « Quand je regarde les vaches ici, je comprends c’est quoi une vache qui va durer longtemps! Je regarde et j’apprends. » La conformation ici est au service de la production.

La ferme compte 81,2 hectares en culture et 14 hectares de boisés. Les rotations de culture débutent par du maïs à ensilage et de l’orge, suivies d’un mélange de luzerne et de mil qui donnent de bons rendements pendant quatre à six ans. Le couple est membre fondateur du premier club agroenvironnemental du territoire.


À l’arrivée de Sylvie en 1990, Christian possédait l’entreprise depuis 4 ans. Elle comptait 28 à 30 vaches en lactation, toutes identifiées et croisées (NIP). La moyenne de production laitière s’élevait à un respectable 9000 kg. Aujourd’hui le troupeau en lactation compte 48 vaches de race pure enregistrées, d’un poids moyen de 710 kg et d’un âge moyen de 4 ans et 3 mois, ainsi que leur relève. La production laitière moyenne par vache est de 11 700 kg de lait avec des taux de 4,15 % en gras et 3,50 % en protéines pour un quota de 66 kg/jour.

Une situation bien particulière a forcé les éleveurs à acheter des génisses à quelques reprises. « Durant près de 6 ans, nos vaches ont engendré des veaux mâles dans 75 % des cas! » explique Sylvie. Des deux familles de vaches qui ont fait leur marque dans le troupeau, une est issue d’une génisse achetée dans un lot de 18, Robidas Gitane Rudolph. Elle produit, bon an mal an, son 15 à 16 000 kg de lait et a donné 24 embryons en deux surovulations (flush). Deux de ses filles sont dans le troupeau et sont classées très bonnes, et la dernière génisse est née en 2006. L’autre famille est issue d’une vache qui porte le préfixe de la ferme, Plainelac Élise Starbuck.

« Ce qu’on veut, au fond, c’est laisser aux enfants la possibilité de faire des choix. Rien ne sert de prendre trop d’expansion pour le moment : on connaît nos limites, reconnaît le couple. Alors, si l’entreprise qu’on leur laisse est efficace, rentable et adaptable, ils sauront faire leur chemin. »


Denis Gagné, ferme Sénescoupé Inc., Saint-Clément (Bas-Saint-Laurent), production laitière

Une autre perspectiveon
À la Ferme Sénescoupé, le lait fourrager prend tout son sens. Pour l’alimentation des vaches, on récolte 27 000 petites balles carrées. Du blé et de l’avoine cultivés à la ferme ainsi qu’une moulée personnalisée comprenant maïs, suppléments et minéraux complètent l’alimentation du troupeau, qui jouit de 5 mois au pâturage.

Des chiffres qui parlent
À 40 ans, Denis Gagné est déterminé et patient. Il a remporté la médaille de bronze du Mérite agricole en 2004 et s’est classé finaliste au concours Jeunes Agriculteurs d’Élite 2006, section Québec. Un atout majeur : une progression fulgurante des résultats depuis 1999, année où il est devenu actionnaire et gestionnaire unique de la ferme après 7 ans d’association avec ses parents. Ses priorités : l’utilisation limitée du crédit, une vision à long terme et l’élimination des dettes. Ses résultats : la valeur nette de l’actif a grimpé de 800 203 $ et les revenus bruts sont en hausse de 37 % ; ils sont passés de 185 845 $ à 255 479 $. Du même coup, l’endettement a chuté de 135 $ l’hectolitre à 40 $ l’hectolitre.

Alors que son coût de production de lait atteint, en 2005, 59 $ l’hectolitre, le bénéfice net de l’entreprise atteint 4000 $ pour chacun des 33 kg de quota produit. Des résultats impressionnants (voir le tableau 1). Grâce à la sélection génétique et sur la même période de 7 ans, Denis a fait bondir de 40 % la production laitière du troupeau de 42 vaches, ce qui résulte en une augmentation de la moyenne de lait produit par vache de 5500 à 7500 kg. L’éleveur vise un troupeau de race pure Holstein à 100 %. En attendant, les sujets sont enregistrés à Ayrshire ou à Holstein Canada, et le ratio de race pure est passé de 3 % en 1998 à 30 % en 2005. La classification a permis de qualifier une vache Très Bonne, 16 Bonnes Plus, 12 Bonnes et 4 Passables.

 

Petit train va loin
Rien n’est laissé au hasard et chaque investissement est planifié longtemps d’avance. Les boisés sont gérés rigoureusement, les champs ont été chaulés et drainés et pas plus de 20 % de la superficie totale n’est laissée à nu par labour annuellement. Le choix des variétés de fourrages est fonction du type de sol, de l’égouttement et de la topographie (voir tableau 2).

Les actifs improductifs sont généralement payés comptant, le quota est amorti sur 5 ans et les équipements sont choisis pour durer. Par exemple, le réservoir à lait et les conduits installés en 1984 ne sont toujours pas utilisés à pleine capacité et sont encore en parfait état. « J’ai agrandi les stalles pour améliorer le confort des animaux, je compte solidifier des bâtiments et éventuellement rénover la laiterie pour répondre le mieux possible aux normes HACCP », conclut Denis.

Mais le projet en tête de liste est d’accueillir bébé au printemps, ce qui bouleversera les priorités pour un certain temps. En 2004, Denis a pris sa retraite de 20 ans d’engagement syndical et social. Peu après il a ainsi rencontré celle qui est devenue sa femme, Chantal Goulet. Élevée sur une ferme laitière de la Mauricie, Chantal vit son rêve : revenir à la terre pour y fonder sa famille.


Jeunes Agriculteurs d’Élite du Canada en bref

La finale nationale du concours des Jeunes Agriculteurs d’Élite du Canada s’est tenue en Saskatchewan du 29 novembre au 3 décembre 2006 et se tiendra au Québec en décembre 2007. Sylvain Gascon, agriculteur de Saint-Anicet dans le sud-ouest du Québec, est président du concours et souligne le fait qu’il soit organisé par les anciens gagnants. Tout agriculteur ou agricultrice âgés de 18 à 39 ans qui tire au moins les deux tiers de ses revenus de l’exploitation agricole est admissible. On doit démontrer que l’entreprise est fondée sur des bases solides, qu’elle procure un revenu satisfaisant et que sa situation financière assure une bonne stabilité.

La décision des juges porte sur le progrès accompli dans la carrière agricole incluant la conservation du sol, de l'eau et de l'énergie, l'historique de la production, les apports à la communauté, la tenue
des registres financiers et finalement l'entrevue devant jury. Des quatre finalistes choisis, un seul est nommé grand gagnant au Québec. Il ira ensuite se mesurer aux gagnants des 6 autres régions (Atlantique, Prairies, Nord-Ouest, Pacifique, Centre et Ontario) lors du Concours National. En bout de course, deux lauréats ex-aequo sont nommés Jeunes Agriculteurs d’Élite du Canada.

 

 

 

Quand on en veut, on s’en fait?Nathalie Malo, Ferme Barka, Brownsburg-Chatham, production laitière, avec son conjoint Yvan Laurin.

Du sucre à la crème!
On la connaît comme agricultrice de l’année, ou pour son projet de centre de la petite enfance Le Rêve de Caillette. Ou tout simplement pour ce qu’elle est : une agricultrice entrepreneure engagée, rassembleuse et fonceuse. L’expérience du concours a été marquante et inoubliable pour toute la famille. Du côté des enfants, ce fut une source de motivation. Pour les parents ce fut autre chose. Florence, l’aînée des filles, a particulièrement aimé le repas, l’annonce des gagnants et rejoindre avec fierté sa mère sur l’estrade.

L’aîné, Antoine, a accompagné Nathalie durant sa présentation en lieu et place de son père. En effet, Yvan s’est retrouvé à l’hôpital d’urgence. Mais cette histoire finit bien : lorsque vous lirez ces lignes, Yvan devrait avoir repris ses activités normalement.

Mais qu’est-ce que la normalité pour ce couple d’entrepreneurs? « Après l’incendie et la reconstruction de notre porcherie en 2004, nous avons commencé à penser réorganiser nos activités pour nous concentrer sur notre famille et la production laitière », note Nathalie. À l’époque Juliette, le 6e enfant du couple, était sur le point de naître. Un événement heureux qui a mal tourné : la mère et la petite ont failli y rester. Aujourd’hui âgée de 18 mois, Juliette est lourdement handicapée.

La réorganisation des activités fut amorcée avec la location de la porcherie pour deux ans grâce à la collaboration du réseau coop. Elle s’est poursuivie par des rénovations ayant pour but l’implantation de deux robots de traite. Le premier a fait son entrée en mai, le second en septembre. Le troupeau initial comptait 97 vaches en lactation. Après l’achat d’un troupeau et de son quota, Nathalie et Yvan produisent aujourd’hui près de 140 kilos de quota. Antoine s’investit beaucoup pour habituer les vaches au robot. Malgré un rodage ardu, le robot dépasse les attentes de la productrice. « J’adore ça! Les vaches n’en ont pas peur, l’adaptation est plus facile qu’on le croyait et le robot est très efficace. On récolte une grande quantité d’informations avec l’ordinateur et les possibilités sont infinies! »

L’installation des robots et le concours ont aussi eu des répercussions positives imprévues. Les garçons y ont trouvé une nouvelle source de motivation. « Ils ont piqué la curiosité de leurs camarades d’école et ont pu parler avec fierté de la ferme, du Gala, etc. »

Bien que les deux dernières années aient mis à rude épreuve Nathalie, nous l’avons rencontré sereine et confiante. « La vie nous bouscule et nous oblige à remettre nos priorités en ordre. Avec les robots, je peux mieux ajuster mon horaire aux besoins de ma famille. Je ne veux pas que plus tard mes enfants sentent qu’ils ont été laissés de côté. » Yvan ajoute « On a des enfants en premier, puis des vaches, puis le reste. » Par exemple, les traitements expérimentaux pour Juliette exigent d’aller à l’hôpital 120 jours par année. « Je ne pourrais pas le faire si j’occupais un emploi à temps plein. »

La participation au concours des Jeunes Agriculteurs d’Élite a permis à Nathalie et Yvan de faire le bilan de leurs activités et d’amorcer un tournant majeur. En même temps que l’année 2007 débutera, la réorganisation de l’entreprise en fonction de la famille sera presque terminée. On aura fait du sucre à la crème pour le Jour de l’An?

Pour Nathalie Malo, le bonheur c’est comme du sucre à la crème.

 

Chantal Ladouceur, Ferme Champs d’Or, Mirabel, production laitière, avec son conjoint André Bédard

Quand comptabilité et production laitière se marient
Chantal Ladouceur est comptable pour une municipalité et elle est copropriétaire de la ferme laitière Champs d’Or à Mirabel. « Nous sommes partis avec 40 000 dollars provenant de la vente de notre maison en 1994, et nous produisons aujourd’hui 84 kg par jour de quota avec 75 vaches en lactation », lance Chantal.

En quinze ans, la croissance de l’entreprise a été fulgurante et évidemment l’endettement a suivi. Toutefois, étant donné que l’entreprise ne possède pas de machinerie et que le couple occupe deux emplois à temps plein, la capacité de remboursement est largement supérieure à la moyenne. La culture des 90 ha de la ferme est entièrement confiée à forfait. « Le coût de production de notre foin est de 90 $ la tonne livrée à la ferme alors que le coût moyen est plutôt de 100 $ à 130 $ la tonne », fait remarquer la comptable.

Issue d’une famille agricole, Chantal a toujours conservé la passion de la production laitière. « Comme nous ne pouvions pas prendre la relève de nos fermes familiales respectives, nous avons poursuivi nos études et acquis des expériences professionnelles profitables », juge-t-elle. Vu de l’extérieur, il peut sembler impossible de cumuler deux emplois et produire 84 kilos par jour de quota. Mais en priorisant l’efficacité et la productivité c’est possible. Par exemple, l’étable fut agrandie en excavant sous le bâtiment existant et les aliments sont entreposés en vrac à l’extérieur afin d’accélérer les procédures d’entreposage et d’alimentation.

« Notre handicap est aussi notre force, remarque Chantal. En s’établissant à l’âge assez avancé de 28 et 31 ans, nous partions de loin mais avec une certaine maturité. » Son mari André Bédard est expert-conseil en production laitière pour le réseau coop depuis de nombreuses années. Il a pu voir la production laitière sous toutes ses formes, sans compter l’expérience acquise à la ferme familiale, aujourd’hui propriété de son frère.

« Il y a quinze ans nous étions endettés au maximum et plusieurs estimaient improbable notre réussite, se rappelle André. Puis c’était la même rengaine à 15 kg de quota; et à 24 kg, et ainsi de suite… Pourtant, nous sommes toujours là, grâce à notre engagement et celui de nos enfants Scott, Mathilde et David-Alexandre. » Des stagiaires viennent prêter main-forte à l’occasion, ce qui permet à la famille de souffler et même de voyager.

De quoi être fier

André Bédard et Chantal Ladouceur récoltent le fruit de leurs efforts. Avec 150 têtes dont 75 vaches en lactation, le troupeau produit 84 kilos par jour de quota. La moyenne de production par vache est de 10 500 kilos de lait, le taux de gras est de 4 % et de protéine de 3,45 %, la MCR (moyenne comparative de la race) du troupeau est de 220-230-220 et la classification a permis d’identifier deux vaches Excellentes, 25 Très Bonnes, et 30 Bonnes plus.

Vocation cherche ferme

L’établissement en agriculture hors de la ferme familiale est considéré comme marginal, voire impossible. Pourtant, les lauréats du concours des Jeunes Agriculteurs d’Élite de l’Ontario (production
laitière) et ceux de l’Alberta (production bovine) sont partis de rien. À l’instar de Chantal Ladouceur et d’André Bédard, ils ont acquis des formations et des expériences pertinentes. Ils ont aussi stratégiquement financé leur projet avec deux emplois à temps plein et ils confient plusieurs travaux à
forfait. Des agriculteurs d’élite lauréats et finalistes partis de rien, et même dans un cas, non issus du milieu agricole… Un signe des temps?

 
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