Après 13 ans de mariage, Éric Couvrette a dû se rendre à l’évidence. Contrairement à ce qu’il croyait en se mariant, sa passion pour l’agriculture n’a pas été contagieuse pour la mère de sa grande fille de 14 ans. « Je l’aimais tant et j’aurais tellement voulu qu’elle s’adapte. Je me disais que c’était impossible de ne pas être heureux sur une ferme. » Certes, Éric avoue que les débuts ont été plutôt difficiles. Parti d’un fonds de terre légué par son père, Éric a dû tout acheter et tout construire pour devenir propriétaire d’une ferme laitière de 40 kilos par jour. Les dix premières années ont été très éprouvantes.
« Je voulais tellement que tout fonctionne, explique Éric. Je prenais tout à ma charge. Comme nous n’avions pas les moyens d’engager de la main-d’oeuvre et que ma conjointe n’aimait pas venir à l’étable, j’étais souvent seul et je travaillais pour ainsi dire tout le temps. » Jusqu’au jour où une fatigue profonde s’est installée et que le diagnostic du burn-out survienne. Le début de la fin pour le couple.

Lorsque Éric a rencontré son ex-conjointe, il se destinait vers l’administration et non l’agriculture. « Je savais qu’elle n’était pas attirée par ce métier et je me suis trompée en pensant qu’elle changerait sa perception. » Depuis son divorce, Éric a eu quelques occasions de rencontrer des filles. Si certaines se sont montrées intéressées, aucune n’aura réussi à rallumer sa flamme.
« Ce n’est pas évident, car plus on vieillit, moins les occasions se présentent et plus les candidates deviennent rares. J’avoue que ma situation et mes valeurs en éliminent plusieurs, explique ce jeune laitier de 39 ans. En plus d’être un agriculteur, je suis pratiquant et fervent partisan des Canadiens de Montréal. »

Éric digère maintenant cette portion de vie moins heureuse. Il est, disons, plus serein et reconnaît sa part d’erreur dans son premier mariage. « J’ai compris bien des choses sur moi-même, mon tempérament, mon attitude dans les relations personnelles et interpersonnelles. Je suis prêt à refaire ma vie. » À l’aube de la quarantaine, Éric est plutôt confiant de rencontrer une fille qui partagera son idéal de vie. « Ma situation n’est plus la même. Je me permets plus de sorties et des voyages avec ma grande fille. Je garde du temps pour mes amis… J’ai une vie sociale bien remplie, mais j’avoue que parfois la solitude pèse lourd. »

Cette solitude dont parle Éric semble être le lot de plusieurs jeunes agriculteurs. Avant de rencontrer Geneviève il y a deux ans, François Roch commençait à désespérer et à se voir célibataire jusqu’à la fin de ses jours. « J’ai été chanceux, fait remarquer ce jeune de 28 ans. Je suis entouré de gars célibataires qui souhaiteraient bien se marier…
C’est vrai que notre métier a le défaut de ne pas sentir très bon en plus d’exiger beaucoup en temps de travail. »

François n’a jamais eu de relations sérieuses auparavant. « J’ai souvent ressenti chez les filles rencontrées que mon métier ne les attirait pas », confie l’agriculteur. Un sentiment qui à la longue fait craindre toute nouvelle relation. C’est par le biais du site Web agrirencontre.com, aujourd’hui rebaptisé atraverschamps.com, qu’il fera la rencontre de l’élue de son coeur. Dédié aux gens du milieu rural, ce site Internet permet aux hommes et aux femmes de manifester leur désir de trouver un ou une conjointe. « Au moins, nous ne sommes pas gênés de nous présenter », précise-t-il.

François Roch et Geneviève Dion.

Lorsqu’il prend contact pour la première fois avec Geneviève Dion, celle-ci gardera ses distances jusqu’à la fin de ses études. Ils communiqueront pendant cinq mois avant de se rencontrer pour la première fois lors d’un colloque. « J’ai trouvé très agréable ce temps de correspondance, explique Geneviève. Contrairement aux autres, François était moins pressé et n’insistait pas lorsque je devenais moins disponible à cause de mes études. » Échaudée par quelques mauvaises expériences amoureuses, elle était devenue craintive à l’égard des gars. La patience de François a eu un effet bénéfique. « Sûrement, rajoute Geneviève. Disons que son attitude a eu l’effet de m’ouvrir et de permettre à la relation de se construire progressivement. »

C’est en conduisant des calèches dans le Vieux-Montréal que Geneviève décidera de terminer son cours de GEEA, amorcé quatre ans plus tôt. Lors de sa dernière année d’étude, en 2004, elle décide de se faire voir sur agrirencontre. Des quelques gars ayant manifesté le désir de la rencontrer, c’est le plus patient qui réussira à conquérir son coeur. Aujourd’hui, le couple partage ensemble leur amour de la terre. Geneviève possède maintenant un troupeau de 130 brebis laitières et François offre des services à forfait pour les travaux de battage et de semis direct. Visiblement heureux de cette nouvelle vie, François et Geneviève se disent chanceux de s’être rencontrés. Avec l’aide du clavier, faut-il le rappeler…


Des jeunes célibataires s’expriment
Martin M., 25 ans, actionnaire majoritaire d’une ferme laitière, a un préjugé favorable pour les filles de la campagne. « Ces filles sont moins rêveuses et m’apparaissent plus réalistes et indépendantes. » Disons que ses fréquentations avec une fille de la ville pendant presque un an l’ont fait réfléchir. « Je crois qu’il faut apprendre à se libérer de temps en temps, même lorsqu’il y a beaucoup d’ouvrage à faire », concède-t-il.

Martin Mathieu, producteur laitier.

« La nature du travail lié à la gestion d’une ferme limite les échanges », reconnaissent Jean et Martin L. respectivement âgés de 27 et 28 ans. Martin est en voie de prendre la relève avec son frère d’une ferme laitière et Jean est copropriétaire d’une ferme porcine, lui aussi avec son frère.
« Comparativement à celui ou celle qui travaille au coeur du village ou de la ville, les occasions de rencontrer des gens sont plus rares. Nous sommes souvent seuls au sein de nos entreprises et nos déplacements sont plutôt limités. »

Pour contrer l’isolement, ces jeunes ont trouvé des façons de combler leur vie sociale. Certains sont engagés dans le mouvement de la relève au sein de l’UPA. C’est le cas entre autres de Martine, Jean et de Sylviane, également active au sein du syndicat des agricultrices. D’autres pratiquent des sports d’équipe. Même si ses journées sont la plupart du temps bien remplies, Michelle, 21 ans, qui élève du porc avec son père et sa soeur se garde du temps pour se retrouver avec ses amis avec qui elle joue à la snooth durant l’hiver et au soccer durant l’été. Visiblement, ces jeunes se donnent un espace et des lieux pour décrocher du travail et se retrouver entre amis. « Le travail est important, insiste Martin M., mais il faut apprendre à s’arrêter. »


Des préjugés encore ressentis
« Tant pis, se dira Jean. Cette fille a perdu une belle occasion de rencontrer quelqu’un d’intéressant! » Tout dernièrement, ce gars s’est fait présenter auprès d’une fille, la soeur d’une amie revue après plusieurs années. « Nous avons discuté quelque temps alors qu’elle ne savait ce que je faisais dans la vie. Lorsque je lui ai dit que j’étais éleveur de porcs, elle m’a gentiment fait comprendre qu’elle allait me rappeler… »

Jean, tout comme Michelle, trouve bien dommage que la production porcine soit si malmenée au sein de la société. « Il y a eu un dénigrement social et politique qui a fini par provoquer de profonds préjugés à l’égard de notre profession. J’avoue qu’il y a certains matins où je me demande si je vais être capable de poursuivre dans ce métier que j’aime pourtant parce qu’il est rempli de défis professionnels. »

« Lorsque l’agriculture a mauvaise presse, cela nuit à l’image de ceux et de celles qui en font », soulignent ces jeunes célibataires. « En même temps, fait remarquer Martine, on chiale souvent sur la place publique. Notre discours est plus souvent négatif que positif… » Les citadins finissent par croire que nous avons une vie de misère, en concluent-ils.

Pierrette Desrosiers, psychologue du travail, spécialisée dans le domaine agricole.


Déception
Parmi ceux qui ont accepté de parler de leur échec amoureux, certains se disent légèrement écorchés par une série de peines d’amour. Leur profession était-elle en cause? « Peut-être. Mais il y a également une question de caractère. Tout cela n’est pas toujours simple à démêler », estime Martine.

Jean a eu plusieurs copines depuis les sept dernières années et aucune n’a encore été la bonne. Il est déçu et inquiet de ne pas pouvoir réaliser son idéal de vie. « On dirait que les gars et les filles de ma génération magasinent et consomment leur chum sans vouloir s’engager. C’est parfois décevant. Oui, je veux fonder une famille, mais pas à tout prix. Je ne veux pas faire vivre une séparation à mes enfants. J’ai des amis qui se séparent et je trouve cela bien triste pour les enfants… »


Un phénomène en progression
« Hélas, ce phénomène est de plus en plus fréquent en milieu agricole, souligne Pierrette Desrosiers, psychologue du travail spécialisée dans le domaine agricole, et si la tendance se maintient, la proportion de divorcés redevenus célibataires risque d’augmenter d’ici les prochains dix ans. Ces jeunes ont raison de craindre cette situation. En même temps, je remarque chez la nouvelle génération une volonté de mieux équilibrer le travail et la famille. Ces jeunes seront probablement davantage capables d’ajuster l’entreprise en fonction de leur famille et de leur vie de couple. Lorsque c’est toujours l’entreprise qui mobilise l’argent, le temps et l’énergie et qu’il ne reste que des miettes pour la famille et le couple, on se dirige tout droit vers une séparation. « Ce que j’aime dire aux gens qui viennent me voir et qui font le constat qu’ils n’ont même plus le temps d’aller prendre un café ou une marche avec leur conjoint : si vous ne prenez pas de temps pour votre couple, il faudra en prendre pour votre divorce… », lance Pierrette Desrosiers, psychologue du travail spécialisée dans le domaine agricole. Un commentaire qui donne l’effet d’une douche froide. La psychologue insiste sur l’importance d’être réaliste et mature dans une vie de couple. « Les premières années de vie d’une entreprise sont beaucoup plus exigeantes. Il faut être créatif et surtout prioriser. Trimer pour l’entreprise ne veut pas dire renoncer à des petits plaisirs comme aller prendre une crème glacée ensemble ou un café pendant une heure, à l’occasion… Ce sont des exemples bien simples qui montrent que lorsque l’on veut prendre le temps, on peut le faire. Même si la tâche quotidienne est exigeante. »








Rosaline Ledoux, journaliste à la Terre de chez nous et responsable depuis 45 ans du courrier de Marie-Josée, côtoie le phénomène du célibat des agriculteurs par l’entremise de son courrier. Des 500 lettres reçues tout au long d’une année, entre 15 et 20 sont signées par des hommes exprimant leur désir de partager leur idéal de vie et l’amour de leur métier avec une conjointe. « Ces lettres ne passent pas inaperçues. Plusieurs filles y répondent et je m’assure de les acheminer au bon endroit. Tout est fait dans la plus stricte confidentialité à laquelle je n’ai jamais dérogé. Certaines lettres donnent de bons résultats, d’autres moins.

« Il y a sans doute de la peur du côté des filles. Peur d’être isolée, peur de trop travailler… De plus, le tissu social de beaucoup de villages et de campagne n’est plus ce qu’il était. Or, cela peut ralentir les élans d’aller vivre sur une ferme, surtout lorsque l’on vient d’un milieu où tous les services sont proches et très accessibles. Je crois que cette difficulté de rencontrer l’âme soeur peut, dans certains cas, affecter l’avenir même de la ferme. C’est beaucoup demander pour un ou une jeune de vivre seul sur une ferme. Le travail en lui-même ne génère pas tellement de contacts humains, en plus d’être souvent très prenant.
 

Le fait aussi que tout le contexte économique soit incertain et difficile n’est pas très rassurant. Je vois par ailleurs dans les lettres que je reçois que les valeurs écologiques sont de plus en plus importantes chez les filles et qu’elles souhaitent vivre à la campagne pour mieux vivre ces valeurs.

Est-ce qu’un jeune agriculteur éprouve plus de difficulté qu’un plombier ou encore un médecin à trouver une partenaire de vie? Sans doute que oui, à cause des préjugés encore présents dans la mémoire collective. Ces préjugés ne sont peut-être pas tous conscients. Mais je crois qu’ils existent. Il n’y a pas si longtemps, les filles cherchaient davantage à quitter la campagne plutôt que d’y rester. Comme en témoigne l’adage "tant vaut la femme, tant vaut la ferme", les valeurs d’autrefois exigeaient beaucoup de la part des femmes… »


La parole à un groupe d’étudiants
« Lorsque j’écoute les gars parler de leurs attentes à l’égard de leur conjointe, ça me fait peur », lance Mélanie, une étudiante de l’ITA, campus de Saint-Hyacinthe, inscrite au programme de Gestion et d’exploitation d’une entreprise agricole (GEEA). « Si elle a des heures libres en dehors de son emploi, elle doit idéalement donner un coup de main, poursuit Mélanie. Elle doit bien sûr s’occuper des enfants, de la bouffe, du ménage en plus de faire la comptabilité. Elle travaille à l’extérieur, car la ferme a besoin de son revenu. »


Cette réflexion a fait réagir la douzaine de gars présents dans la salle de cours où nous sommes allées les questionner. « Jamais j’exigerai autant de ma conjointe », rétorquent la majorité des jeunes hommes. Et les trois filles d’enchaîner : « Ne faites pas l’autruche les gars! »

Certes, ces quinze jeunes sont encore aux études, mais la plupart travaillent déjà sur une ferme, celle de leurs parents ou ailleurs. « Je crois que la jeune génération voit les choses différemment. Nous ne sommes pas prêts à travailler sans arrêt pendant vingt ans sans prendre de vacances. Je crois que notre mentalité est différente et que nous sommes plus ouverts à engager temporairement quelqu’un pour se dégager du temps… », ont-ils exprimé.

Parmi les peurs exprimées par ces étudiants, il y a celle du mariage et du divorce qui parfois met en jeu la pérennité de l’entreprise. Une peur mani-
festée surtout chez les gars. Ce à quoi les filles ont répondu : « Lorsque vous vous associez entre frères, des mesures légales sont prises? Pourquoi ne pas faire la même chose avec votre conjointe? »








En novembre 2001 naissait le site Internet agrirencontre.com aujourd’hui rebaptisé atravers--champs.com. Comme la plupart des sites de rencontres, plus d’hommes que de femmes s’y inscrivent. Au-delà de 5300 personnes sont membres de ce site, dont 60 % sont des hommes. « Tous ces gens ne sont pas nécessairement actifs dans leur recherche, explique Luc Gagnon, concepteur du site. Au mois d’octobre par exemple, 1700 membres ont visité le site. » Parmi les jeunes interrogés dans le cadre de ce reportage, certains s’y sont inscrits sans trop de résultats. La plupart ne l’ont pas fait, expliquant qu’ils ne sont pas à ce point découragés. « Il existe effectivement un préjugé à l’égard des sites et des agences de rencontres, explique Luc Gagnon. Un peu comme si le désespoir faisait partie du processus. Or, les occasions de rencontrer des gens lorsque l’on vient d’un milieu loin des grands centres sont plus rares, surtout lorsqu’on n’aime pas fréquenter les bars… »

Luc Gagnon estime pour sa part que ce site a sa place et rend service à beaucoup de gens. Après la télédiffusion d’un reportage, à l’émission Enjeux de Radio-Canada, sur la difficulté de rencontrer l’âme soeur pour les jeunes agriculteurs, plusieurs personnes se sont inscrites. Les quelques témoignages affichés sur le site montrent que bien des flammes ont émergé de cet espace de rencontre.

Le trésor de Christian
Depuis un peu plus d’un an, Christian Bouffard partage sa vie avec Colette Dumont. « Nous avons été chanceux, dira-t-il en souriant. Je me suis inscrit sur le site d’agrirencontre et j’y ai trouvé un trésor, dès le premier rendez-vous! Âgé aujourd’hui de 44 ans, ce producteur de lait a subi l’épreuve de la séparation après 22 ans de mariage. Même s’il compare ce passage à la traversée d’un fleuve à la nage, il en parle aujourd’hui comme d’une occasion de se découvrir soi-même.

L’agriculteur partait de loin lorsqu’il s’est retrouvé seul dans sa grande maison. « Je me sentais démuni », exprime-t-il. Comme il ne savait pas comment faire démarrer la laveuse à linge, il s’est empressé de responsabiliser toutes les personnes concernées, soit un de ses enfants, son employé et un stagiaire. « L’absence de l’autre crée tout un vide. C’est difficile de perdre la femme que l’on aime. Au début on n’y comprend rien… c’est la fin du bonheur. » L’agriculteur ne s’attarde pas trop sur cette rupture, mais reconnaît que sa famille a été d’une aide indispensable pour passer à travers cette épreuve.

C’est avec la psychologue Pierrette Desrosiers qu’il s’initiera à l’art de mieux se connaître, à vivre les étapes d’un deuil et surtout à être bien avec sa propre personne. « Je connaissais Pierrette depuis environ cinq ans lorsque je me suis séparé.

Avec elle, je perfectionnais mes habiletés en gestion des ressources humaines et je faisais partie du club de Gestion des ressources humaines de la Beauce, parrainé par le Centre d’emploi agricole de la région. Pierrette me connaissait bien et m’a fait comprendre l’importance d’apprivoiser la solitude avant de m’engager dans une autre relation. »

 
Parallèlement à cette démarche personnelle, Christian vivra une fin de semaine avec le groupe Joie de vivre. À partir de là, il accepte de pleurer son divorce. Il prend le temps de regarder son album de mariage. « Tout ce processus m’a permis d’accepter ma réalité. C’est un deuil à vivre et il faut se donner le temps de bien le faire pour pouvoir passer à autre chose. »


L’arrivée de Colette…
« Je manifeste mon intérêt à une dame qui se disait aussi habile au marteau qu’au stylo, qui avait la foi en Dieu et qui souhaitait rencontrer un homme vrai. « Ces hommes-là sont rares », avait-elle écrit en guise de conclusion au message signé "Cachou"… », se rappelle Christian. Lorsque pour la première fois, il parle à Colette au téléphone, il est, pour ainsi dire, séduit par sa belle voix. Ils se rencontreront le lendemain soir et amorceront une relation de couple. « J’étais déjà amoureux, mais je demeurais sur mes gardes, se souvient-il. Pierrette m’avait bien averti de ne pas aller trop vite. Les neuf premiers mois d’une nouvelle relation amoureuse embrument parfois nos lunettes et nous rendent aveugles… » De son côté, Colette aime Christian dès les premières rencontres et sent intuitivement qu’elle vient de rencontrer la perle rare. Ils ont pris le temps de se connaître et les voilà ensemble depuis un an et demi.


Colette conclut avec quelques judicieux conseils. « L’environnement d’une ferme est tellement agréable à vivre. Cela, il faut le dire et le valoriser. J'adore l'atmosphère familiale, nous avons le privilège de travailler avec les animaux et de cultiver la terre. » Pour cette nouvelle agricultrice, le travail de la ferme est valorisant, mais prend beaucoup de place dans une journée : « Il faut en garder pour la famille, le couple et aussi pour soi-même. Tout un art que celui d’équilibrer ces plages de temps… » « Un couple, conclut Christian, c’est comme une prairie. Pour qu’elle soit belle et généreuse, il faut la labourer, la herser, la niveler, la semer, la fertiliser tout le temps pour avoir un bon rendement... » .

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