Le Coopérateur agricole vous présente un résumé du Message du président, du Rapport de gestion et de la revue des opérations d’Olymel livrés à l’assemblée annuelle de La Coop fédérée, le 22 février dernier.

Pour plus détails, consultez la version intégrale du rapport annuel de l’entreprise sur le site de La Coop fédérée à l’adresse : www.lacoop.coop/medias



MESSAGE DU PRÉSIDENT
Plusieurs secteurs de l’agriculture québécoise traversent actuellement une période de turbulence sans précédent, et l’année à venir devrait s’inscrire encore pleinement dans cette période de transition.

Tout comme le bois d’œuvre et les autres secteurs de l’économie québécoise qui se doivent d’exporter leurs produits, plusieurs secteurs de l’agriculture du Québec ont vu leur compétitivité affectée par l’appréciation rapide du dollar canadien.

Il y a quand même lieu de demeurer optimiste, car la situation n’est pas sombre pour l’ensemble de nos productions. Bien que nous soyons tous confrontés à la pression à la baisse qui s’exerce sur les revenus agricoles, il est heureux de constater que les systèmes sous gestion de l’offre sont moins affectés par la turbulence actuelle.

Les récentes hausses des prix vendant dans le secteur des grandes cultures apportent à ces productions un certain répit après des années difficiles, et il est permis d’espérer que la récente hausse des prix du blé et du maïs se maintienne encore quelque temps à la lumière du développement rapide de l’industrie des biocarburants en Amérique du Nord.

La situation de la deuxième plus importante production au Québec, la production porcine, demeure toutefois préoccupante. Un vaste exercice de restructuration, en cours depuis maintenant près de deux ans chez Olymel, devrait à terme, permettre à nos activités d’abattage et de commercialisation du porc de retrouver le chemin de la rentabilité.

Le secteur de la distribution de produits pétroliers est toujours sous la pression des grandes sociétés de raffinage, de la situation géopolitique mondiale et de la sensibilité des institutions boursières aux variations climatiques. La récente hausse du prix des produits pétroliers ouvre la voie à des sources alternatives d’énergie qui interpellent le monde agricole.

Enfin, le secteur de la distribution de produits de quincaillerie et de matériaux de construction, demeure avantagé par le niveau relativement bas des taux d’intérêt. On peut anticiper que le ralentissement économique pressenti aux États-Unis et la baisse démographique auront des répercussions sur le secteur au Canada.


L’état de la situation

La Coop fédérée dispose toujours d’un bon bilan et d’actifs de valeurs générant une bonne rentabilité et la progression constante des ventes dans l’ensemble de nos secteurs d’activité, au cours des dernières années, témoigne encore de la pertinence de notre proposition d’affaires.

Plusieurs de nos coopératives membres, actives en production porcine, ont connu cette année une nette détérioration de leurs résultats et certaines d’entre elles seront l’objet d’une attention soutenue de la part de nos Services-conseils Réseau, afin de leur permettre de traverser cette période difficile.

La raison d’être des coopératives agricoles, c’est d‘abord d’être au service de ses membres, et c’est probablement ce qui explique leur grande pérennité. L’interdépendance qui s’est tissée entre chacune des grandes productions agricoles nous oblige à la solidarité et à la patience. Nous l’avons fait dans le passé pour les activités de commercialisation de la volaille, nous l’avons fait pour la machinerie agricole. Nous le ferons pour la production porcine.

Cette patience a cependant des limites et le conseil d’administration de La Coop fédérée est déterminé à prendre toutes les actions nécessaires pour diminuer l’importance relative de la production porcine dans nos activités et pour permettre l’émergence d’une filière de production et de commercialisation du porc qui soit rentable pour l’ensemble de ses intervenants.


Les actions entreprises
Dès le printemps dernier, nous avons retenu les services d’experts-conseils renommés de la firme SECOR, pour faire le point sur la situation et sur les pistes de solution à la crise qui sévit dans nos activités d’abattage et de découpe primaire du porc.

Ces derniers ont confirmé en tout point notre analyse de la situation et les actions de redressement à mettre en place pour retrouver la rentabilité de nos opérations.

Le retour à la rentabilité de nos activités d’abattage et de découpe primaire du porc ne pourra à lui seul garantir celui de l’ensemble de la filière. C’est pourquoi nous avons adopté en cours d’année un plan d’action assorti d’un budget de 2,5 M$. L’objectif est d’inciter les coopératives participantes à adopter des standards d’efficacité équivalents à ceux de nos meilleurs compétiteurs, ce qui devrait se traduire par une diminution des coûts de production à la ferme.

Cette approche s’inscrit d’ailleurs dans celle plus large amorcée depuis deux ans pour rendre encore plus compétitive l’offre de service coopérative, notamment par l’optimisation du secteur de l’alimentation animale.

Le projet d’application des principes de la contractualisation à la production de produits
certifiés coop a finalement vu le jour. Après des négociations difficiles avec la Fédération des producteurs de porcs du Québec, qui s’y opposait malgré les ententes signées, nous avons finalement pu mettre en place le projet de porc coop.


Un regard vers l’avant
Le réchauffement climatique interpelle l’agriculture traditionnelle dans une nouvelle vocation de production de bioénergies.

Par ses activités de distribution de produits pétroliers sous la bannière Sonic, La Coop fédérée a été pionnière et visionnaire dans l’introduction des biocarburants au Québec.

Ce n’est pas sans raison si c’est à La Coop fédérée que le gouvernement fédéral a jugé bon d’annoncer au Québec la mise sur pied d’un fonds de 345 millions de dollars pour aider les agriculteurs et les collectivités rurales à exploiter de nouveaux débouchés dans le secteur des biocarburants.

Des études préliminaires sont déjà en cours pour évaluer le potentiel de production et de distribution de biodiesel et nous sommes à mettre sur pied des projets de recherche qui pourraient s’avérer très intéressant, tant du point de vue économique qu’environnemental, dans la récupération et l’utilisation du méthane.


Les affaires institutionnelles

La gestion serrée de nos dépenses a fait en sorte que l’on a dû réduire nos activités consacrées à la représentation du mouvement coopératif agricole.

Nous avons quand même fait des représentations auprès du gouvernement Harper afin que ce dernier donne suite à la mise en œuvre du report d’impôt sur les ristournes réinvesties adopté sous le précédent gouvernement.

Nous avons maintenu les engagements pris dans la commandite de l’émission télévisée Par-dessus le marché tout en signifiant notre retrait aux producteurs pour la prochaine saison.

Finalement, nous avons amorcé la consultation de nos membres l’automne dernier et à l’occasion de l’assemblée générale annuelle pour préparer le mémoire de La Coop fédérée à être déposé à la Commission sur l’avenir de l’agriculture dans le courant du présent exercice financier.

Conclusion
Le succès de nos entreprises, dans un environnement économique en mutation permanente, reposera de plus en plus sur notre solidarité et sur la capacité de concertation de l’ensemble des partenaires du réseau.

Je demeure convaincu que l’avenir des producteurs autonomes passe par l’appartenance à un réseau capable de les épauler dans leurs tâches quotidiennes et de contribuer à la stabilité et au succès de leur entreprise agricole.



RAPPORT DE GESTION
L’exercice 2005-2006 a été pour La Coop fédérée une année particulièrement difficile. En effet, notre organisation affiche pour l’exercice terminé le 28 octobre 2006, le tout avant ristournes et impôts sur l’excédent, une perte de 21,6 millions de dollars, comparativement à un excédent de 42,5 millions de dollars pour l’exercice précédent.

Dans l’ensemble, toutes les activités – quincaillerie, pétroles, agrofourniture, volaille, surtransformation du porc – ont relativement bien performé, sauf celles du porc frais, où les pertes ont été considérables.

Les ventes totalisent 3,176 milliards de dollars, alors que pour l’exercice précédent elles s’élevaient à 3,142 milliards de dollars. Cette légère augmentation s’explique principalement par la hausse des prix et des volumes de ventes pour l’Approvisionnement et, plus particulièrement, le Secteur des pétroles, le tout atténué en partie par la baisse des ventes de notre filiale Olymel s.e.c.

La perte nette après ristournes et impôts sur l’excédent s’élève à 10,2 millions de dollars pour l’exercice terminé le 28 octobre 2006, alors que celle de l’exercice précédent présentait un excédent net de 32,4 millions de dollars.

Mise en marché (Olymel)
Voir le texte du président-directeur général, M. Réjean Nadeau, en page 22.


Approvisionnement
Ventes en 2006 : 1,122 milliard de dollars
Ventes en 2005 : 1,059 milliard de dollars

Les ventes ont progressé de 63 millions de dollars en 2006 et totalisent 1,122 milliard de dollars, par rapport à 1,059 milliard de dollars en 2005. Cette augmentation est particulièrement marquée par la hausse des volumes, mais surtout par l’accroissement important du coût des intrants des produits pétroliers distribués par le Secteur des pétroles Sonic qui s’est reflété au niveau des prix de vente. La croissance des volumes est attribuable en majeure partie à l’acquisition du commerce de distribution d’huile à chauffage Irving que nous avons conclue le 23 septembre 2005.

L’excédent net de l’activité Approvisionnement est inférieur à celui de l’exercice précédent. Le contexte du marché très concurrentiel observé cette année au chapitre des fertilisants, de même que le rétrécissement des marges unitaires provoqué par l’inflation des prix dans le Secteur des pétroles et en alimentation animale comptent parmi les facteurs prédominants de cette réduction.


Secteur des productions animales
Ventes en 2006 : 188,2 millions de dollars
Ventes en 2005 : 187 millions de dollars

Cette augmentation est principalement attribuable à la hausse des ventes affichée par les couvoirs et les fermes. Cependant, la hausse des ventes du secteur est atténuée, en partie, par la déflation du prix des intrants en alimentation animale, de même que par une réduction du volume de production de dindon dans nos fermes d’élevage, par suite de la disposition d’une de nos
fermes de dindons en échange d’une ferme de
production d’œufs d’incubation. La contribution nette du Secteur des productions animales décroît de 9,6 % par rapport à l’exercice précédent. Cette baisse s’explique par la réduction des marges unitaires en alimentation animale et par la baisse des prix du poulet à chair. Toutefois, l’augmentation des volumes de vente des couvoirs et fermes a eu pour effet d’accroître la contribution nette de ce service de 43 % comparativement à l’exercice précédent.

Secteur des productions végétales
Ventes en 2006 : 170,4 millions de dollars
Ventes en 2005 : 178,2 millions de dollars

Cette diminution est attribuable principalement à la baisse des ventes des produits de protection des cultures. Une partie substantielle de cette réduction est liée à la réorganisation de nos activités sur le marché ontarien, de même qu’à la diminution des volumes et de la valeur des herbicides. La contribution nette du Secteur des productions végétales est inférieure à celle de l’exercice précédent, conséquence directe du contexte fortement concurrentiel qu’a connu le marché agricole en 2006.


Secteur des grains
Ventes en 2006 : 104,5 millions de dollars
Ventes en 2005 : 112 millions de dollars

Cette baisse résulte essentiellement d’une diminution des volumes étant donné que les prix moyens sont demeurés stables à 180 dollars par tonne métrique. La contribution nette du Service des grains, après la quote-part des coopératives aux résultats de Grains Elite s.e.c., présente cette année une contribution positive, alors qu’en 2005, elle affichait une légère perte nette. Cette amélioration est le reflet d’une gestion de l’approvisionnement et de la mise en marché qui est de mieux en mieux adaptée aux besoins du réseau.


Secteur quincaillerie et machines agricoles
Ventes en 2006 : 197,2 millions de dollars
Ventes en 2005 : 188,3 millions de dollars

Cette progression provient, d’une part, de l’ajout de quatre nouveaux marchands Unimat et, d’autre part, d’une croissance de 3,5 % des ventes réalisées auprès d’un bassin de magasins comparable à l’an dernier, ce qui est nettement supérieur à l’industrie. Le programme soutenu de rénovation de magasins du réseau CO-OP et la fidélité toujours croissante des coopératives sont, encore cette année, le moteur de cette croissance. La contribution nette du secteur est en hausse par rapport à l’exercice précédent.


Secteur des pétroles Sonic
Ventes en 2006 : 455 millions de dollars
Ventes en 2005 : 388 millions de dollars

Comme mentionné précédemment, cette progression est attribuable à la hausse du coût des intrants reflétée dans le prix de vente et à l’acquisition de la clientèle de mazout et de petits comptes commerciaux de Les pétroles Irving inc. N’eut été de cette acquisition, le volume de Sonic aurait été en baisse de 2,9 % en raison d’une température plus clémente tout en considérant une baisse de la demande dans certains segments de marché. La contribution nette du secteur est inférieure à celle de l’exercice précédent.

AgriEst, centre agricole coop
Ventes en 2006 : 12,2 millions de dollars
Ventes en 2005 : 12 millions de dollars

Cette progression de 2,2 % provient des augmentations de volume dans les secteurs laitiers, les fertilisants, la quincaillerie et les grains. La contribution avant ristourne et autre résultat est légèrement supérieure à celle de l’exercice précédent.


Situation financière
Le bilan consolidé de La Coop fédérée, au 28 octobre 2006, affiche un actif total de 1,004 milliard de dollars, comparativement à 1,058 milliard de dollars à la fin de l’exercice précédent. La baisse de l’actif total provient principalement de la diminution des débiteurs et des stocks pour l’ensemble de nos secteurs d’activité. Un effort soutenu de nos encaissements et une gestion serrée de nos stocks ont permis cette réduction.


Conclusion
La Coop fédérée a connu, encore une fois, des résultats décevants pour le secteur des viandes, principalement pour le porc du Québec. Nous croyons que toutes les mesures de redressement mises en place, telles que la réduction de la masse salariale consentie par nos employés, la rationalisation des usines et l’augmentation du poids des porcs, ainsi qu’un partenariat d’affaires de notre usine de Red Deer, devraient permettre à Olymel d’obtenir des résultats plus satisfaisants au cours des prochaines années. Les autres secteurs de l’entreprise ont démontré en 2006 une saine croissance de leurs activités.

La Coop fédérée doit rester branchée sur les réalités d’aujourd’hui et agir de telle sorte que le membre et sa coopérative soient toujours la priorité. La réussite de notre entreprise tient à quelques principes fondamentaux : l’équilibre entre le rendement aux propriétaires, l’offre avantageuse de biens et de services à nos membres et un personnel mobilisé et compétent.

FAITS SAILLANTS
(En milliers de dollars)
 
2006
2005
Produits
3 175 705 $
3 141 860 $
Excédent (perte) d'exploitation
(46 144)
15 266
Excédent (perte) avant ristournes
et impôts sur l’excédent
(21 599)
42 463
Ristournes
8 500
Excédent net (perte nette)
(10 191)
32 412
Débiteurs et stocks
444 052
484 271
Actif à court terme
455 764
497 991
Fonds de roulement
164 721
197 750
Immobilisations corporelles, au coût
894 676
847 536
Immobilisations corporelles, valeur comptable nette
442 865
451 577
Actif total
1 004 006
1 058 252
Dette à long terme
265 985
269 989
Actions privilégiées et avoir
305 890
321 928
Nombre d'employés
11 895
12 287



RAPPORT D'OLYMEL

Pour son dernier exercice, Olymel enregistre une perte marquée par les mauvais résultats du secteur porc frais.

Les ventes d'Olymel totalisent 2,070 milliards de dollars, comparativement à 2,103 milliards de dollars l'exercice précédent, soit une diminution de 1,6 %. Cette réduction résulte d'une importante diminution des prix de vente, toutefois compensée par l’ajout des opérations de Supraliment s.e.c. et de Volaille Giannone inc. pour une période de douze mois en 2006 et par l'augmentation des volumes à l'usine de Red Deer en Alberta.

Pour une quatrième année consécutive, Olymel présente des résultats fortement négatifs dans le Secteur porc frais Est. Cette mauvaise performance résulte de la hausse du taux de change, des salaires élevés, du recul des volumes d’abattage au Québec, de la surcapacité et de la taille des usines, de même que du poids des porcs moindre que celui de nos concurrents canadiens et américains.

Olymel a poursuivi en 2006 son processus de réorganisation du secteur. Elle a obtenu une réduction des salaires pour l'usine de désossage de Saint-Hyacinthe et fermé l'établissement de Saint-Jacques de Montcalm. Elle a aussi annoncé la fermeture de la salle de coupe de Saint-Simon et de l'abattoir de Saint-Valérien pour le 30 mars 2007, en raison des problèmes de surcapacité.

Olymel a amorcé une négociation avec ses travailleurs de l'usine de Vallée-Jonction et des pourparlers avec l'UPA et la Fédération des producteurs de porcs du Québec, pour mettre en place un modèle opérationnel viable. Un mandat de porte-parole a été confié à Me Lucien Bouchard, visant à appuyer ces démarches.

L'usine de Red Deer présente des résultats décevants pour 2006. Les pertes de l'exercice sont partiellement attribuables à la fermeture du deuxième quart de travail, arrêté après huit mois d'opération en raison du manque de personnel, de même qu'à une réduction des marges sur matière première résultant de l’incidence du taux de change et des conditions de marché.

Le boom économique en Alberta entraîne une forte pression sur l'offre d'emploi. Dans ce contexte, Olymel accentue son programme d'embauche de travailleurs étrangers, pour maximiser la production de valeur ajoutée et redémarrer éventuellement le deuxième quart de travail. Notre installation, unique au Canada, pourra ainsi rivaliser avec les plus puissants concurrents américains.

En novembre 2006, Olymel a annoncé son retrait du projet OlyWest, qui prévoyait la construction d'un nouvel abattoir à Winnipeg. Un moratoire sur le développement de nouvelles installations de production porcine au Manitoba, le retrait d'un des partenaires ainsi que la prévision des coûts de construction plus élevés ont renforcé le choix d'Olymel de concentrer ses ressources à améliorer la rentabilité de ses opérations de porc frais déjà existantes.

Dans le Secteur poulet frais, la contribution de l'exercice s'est maintenue au même niveau que l'an dernier, et ce, en dépit des réductions de volumes d'abattage.

Le Secteur dindon frais a obtenu une contribution nette positive, mais réduite, après une année exceptionnelle en 2005. Ce secteur demeure fragile, face aux niveaux de stocks canadiens élevés observés depuis l'an dernier.

Élément clé de la fusion avec Supraliment s.e.c., le Secteur porc transformé a continué sa progression en 2006. Au cours des prochains mois, le défi consistera à accroître les volumes.

Les résultats du Secteur volaille transformée sont demeurés positifs, mais ont été touchés défavorablement par la diminution des prix et des volumes de ventes.

L'exercice 2006 a été une des années charnières de la réorganisation d'Olymel. Avec la mise en place des correctifs, requérant les efforts et la participation de tous les partenaires de l'entreprise, 2007 devrait être marquée par un redressement des résultats.

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