Les conditions économiques précaires de certains secteurs de l’agriculture poussent des producteurs à diminuer leurs coûts d’intrants au semis. Rappelons toutefois que la semence est le point de départ de la production et sur lequel on a le contrôle. Aussi, la semence certifiée est-elle un gage de rentabilité sur les fermes canadiennes. Le succès de l’utilisation de la semence certifiée est lié à différents facteurs que l’on vous présente dans cet article.



Maximiser la valeur de vos intrants
Comme producteur, on investit plusieurs milliers de dollars dans les hypothèques, les locations de terres ou la machinerie agricole. Puis on passe un nombre incalculable d’heures, au printemps, à réaliser ses semis. L’utilisation de semences certifiées, qui répondent à des critères très élevés de qualité, maximise la valeur des intrants.

La pureté des semences
Les semences certifiées respectent les normes établies par l’ACPS (Association canadienne des producteurs de semences). Les champs de semences sont élagués afin d’éliminer les plantes hors type, on respecte des critères de rotation des cultures et de bandes d’isolement avant de se soumettre à l’inspection de l’ACIA (Agence canadienne d’inspection des aliments).
 
La semence de soya Elite est nettoyée de corps étrangers, tels que les sclérotes, afin de ne pas augmenter la présence de cette maladie dans vos champs.

Chaque lot de semences criblées doit respecter un certain taux ou être exempt de certaines mauvaises herbes, de grains cassés et de grains étrangers. À titre d’exemple, on nettoie la semence de soya Elite de corps étrangers tels que les sclérotes afin de ne pas augmenter la présence de cette maladie dans vos champs. De plus, les semences de soya Elite et les semences de céréales CO-OP ont des normes de qualité très élevées.

Nos producteurs et nos cribleurs doivent d’ailleurs suivre un cahier des charges. Les silos de nos producteurs de semences sont échantillonnés à l’aide d’une sonde pneumatique. Ces échantillons permettent d’analyser certains paramètres et de détecter la présence d’OGM dans le cas des soyas traditionnels. Ces analyses sont reprises lors de la livraison de la semence au plan de criblage. Enfin, des tests officiels sont effectués lors de l’ensachage.

Préalables à vos assurances-récolte et stabilisation
En ce qui touche les assurances, il est important de suivre le Guide des normes reconnues par La Financière agricole. Ainsi, il est obligatoire de semer des semences certifiées ou de statut supérieur. De plus, des doses minimales de semis sont recommandées pour chaque culture (voir le tableau). Il est compréhensible que la garantie que procure l’utilisation de semences certifiées diminue significativement le risque d’indemnisation pour la Financière agricole.

Accéder à des marchés à prime

La traçabilité est de plus en plus importante. Aussi, plusieurs acheteurs, dont les critères sont toujours plus précis, exigent-ils des variétés spécifiques. Tous les agriculteurs devraient donc se faire un devoir de garder les étiquettes bleues accolées aux sacs de semences pendant une période d’un an afin de pouvoir fournir la preuve de l’identité variétale de leurs récoltes à un éventuel acheteur de grains.
 
Les silos de nos producteurs de semences sont échantillonnés à l’aide d’une sonde pneumatique. Ces échantillons permettent d’analyser certains paramètres et de détecter la présence d’OGM dans le cas des soyas traditionnels.

Propriété intellectuelle et frais technologiques
Le réseau CO-OP a le mandat d’augmenter votre productivité et votre profitabilité en sélectionnant des semences de plus en plus performantes pouvant contenir, dans certains cas, des caractères génétiquement modifiés. Lorsqu’un agriculteur achète des semences certifiées génétiquement modifiées, telles que du soya Roundup Ready (RR), il s’engage à payer des frais technologiques. Les producteurs qui utiliseraient des grains de soya RR de leur propre récolte en guise de semences seraient passibles d’amende, car il ne s’agit alors pas de semences certifiées. Quelques producteurs ontariens ont d’ailleurs déjà été poursuivis l’an passé. Les amendes peuvent atteindre 500 dollars par hectare sans compter les frais juridiques.

Dose de semis minimum pour chaque culture
Avoine 95 kg/ha
Orge 130 kg/ha
Blé 135 kg/ha
Soya (15 cm) 75 kg/ha
Soya (30 cm) 60 kg/ha
Maïs 70 000 grains/ha
 
De nouvelles variétés pour nos régions
Presque toute la semence certifiée de céréales et de soyas provenant du réseau CO-OP et vendue au Québec est produite ici. En fait, la plus grande partie de nos variétés ont été sélectionnées à
notre ferme de recherche Techno Champs à
Saint-Hyacinthe. Les semences provenant du réseau CO-OP constituent donc un moteur économique puissant qui crée des emplois et soutient le développement rural. Il y a probablement, dans votre communauté, des producteurs de semences, des inspecteurs de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, des postes de criblage associés au réseau CO-OP, des parcelles d’essais de semences et des experts-conseils. Tout cela a un effet multiplicateur sur l’économie rurale.


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