Êtes-vous intéressés à échanger quatre trente sous pour une piastre? Moi, non! Mais si j’ai l’occasion d’en faire un peu plus, là ça m’intéresse…

Peu importe la production de votre troupeau, il y a habituellement moyen d’améliorer des petites choses qui peuvent avoir des répercussions intéressantes sur l’état de votre portefeuille.

Je vais m’attarder aujourd’hui à la consommation volontaire de matière sèche (CVMS) des vaches en lactation. Comment peut-on améliorer cet aspect de l’alimentation? Est-ce toujours payant de le faire? Voilà de bonnes questions auxquelles je répondrai « oui » la plupart du temps.

De façon générale, peu importe la ration servie et la production actuelle, si une vache augmente sa CVMS de 1 kg par jour en début de lactation, elle produira plus de lait.

La première question à se poser est la suivante : est-ce que les vaches mangent à leur faim? Pour le savoir, on peut se fier à la quantité de refus. Y en a-t-il suffisamment? À la fin de la journée, personne n’aime repousser devant les vaches le foin ou l’ensilage non consommé. Mais si vous n’avez pas à le faire, c’est que les vaches auraient pu manger plus! Et s’il en reste, ça ne veut pas nécessairement dire qu’elles n’avaient plus faim.

À la base, ça prend des aliments de qualité, non seulement sur le plan nutritionnel, mais aussi sur celui de la conservation. Par exemple, un ensilage mal fermenté réduira l’appétence de la ration et limitera la consommation totale de la vache. C’est la même chose pour chacun des ingrédients de la ration. Il faut aussi que la ration soit balancée en fonction des besoins de la vache, selon son stade de lactation et de production. Une ration trop fibreuse limitera la CVMS en raison de l’espace physique supplémentaire qu’elle requiert. Dans le cas contraire, une ration trop riche en concentrés créera l’acidose du rumen. La CVMS ne sera alors pas optimale non plus.

Quand on veut augmenter la CVMS, il faut s’assurer que les kilos supplémentaires d’aliments ne viennent pas déséquilibrer le reste de la ration. Par exemple, augmenter les concentrés de 1 kg en début de lactation pour des vaches qui sont déjà près du seuil limite en fibre pourrait être néfaste à moyen et long termes. Dans une autre situation où on voudrait augmenter la CVMS par un apport supplémentaire en foin fibreux, le danger est que la consommation n’augmente pas réellement en raison de l’espace supplémentaire qu’occupe ce fourrage dans le rumen. On se trouverait alors à déconcentrer la ration.

Il faut prendre quelques instants pour réfléchir à la meilleure solution possible. En RTM, le simple fait de repousser la ration devant les vaches quelques fois par jour stimule la CVMS.

En alimentation individuelle, le fractionnement des repas est la meilleure façon de faire. Lorsqu’on ajoute un nouvel aliment à la ration déjà servie, l’effet est encore meilleur. Le simple fait d’ouvrir une nouvelle balle de foin stimule les vaches à manger davantage. Par contre, quand on s’est équipé d’une RTM ou d’un distributeur automatique d’aliments, ce n’est pas toujours évident.

On a fait ces achats pour ne pas avoir à repasser devant toutes les vaches. Alors, il faut quelque chose de simple.

Le réseau CO-OP offre depuis déjà plusieurs années, un aliment comptant sur les avantages d’un fourrage, pour le côté fibreux, et des concentrés pour l’aspect complémentaire, et ce, tout en étant un stimulant de consommation. C’est le Pulp-O-Lac. En y regardant de plus près, l’analyse des nutriments du Pulp-O-Lac correspond à ce que l’on recherche dans la ration d’une vache en début de lactation pour la protéine, l’énergie et les minéraux. Il est même un peu plus fibreux. C’est ce qui fait qu’on ne peut le considérer ni comme un concentré ni comme un fourrage. C’est un aliment complet.

Au sujet de son efficacité, on entend souvent les mêmes commentaires de la part des utilisateurs. C’est un peu comme le dessert qu’on mange après un copieux repas. Les vaches, qui ne semblent plus avoir faim, se lèvent pourtant aussitôt qu’il est servi et en profitent même pour manger ce qui reste dans les crèches. C’est un peu la même chose qui se produit sur un terrain d’exposition où l’on sert de la pulpe de betterave détrempée pour finir de remplir les animaux.

Est-ce payant de le faire? Un kilo de Pulp-O-Lac coûte environ 0,47 $. Alors, si la vache le mange en plus de sa ration, elle ne devra produire aussi peu que 0,7 kg de lait de plus par jour pour le rentabiliser. Il n’est pas rare de voir la production augmenter de plus de 1 kg par jour. D’ailleurs, si on réfère aux données moyennes (rapport annuel Valacta 2005), on sait que chaque kilo de matière sèche consommée aidera à produire 1,23 kg de lait. Partant de ces chiffres, on pourrait supposer qu’un kilo de Pulp-O-Lac contribuerait à aller chercher 1,23 kg de lait de plus ou environ 0,85 $. Intéressant, non?

La période où vous en aurez le plus pour votre argent est sans contredit en début de lactation, soit de 0 à 120 jours. D’abord parce que le Pulp-O-Lac favorisera l’ingestion quotidienne supplémentaire de nutriments permettant d’augmenter la production de lait. Et aussi parce que cette augmentation de CVMS ne se fait pas au détriment de la santé du rumen. Au contraire, elle pourrait même être bénéfique pour l’animal. Il existe aussi une version du Pulp-O-Lac disponible avec des enzymes favorisant la digestion de la fibre, le Pulp-O-Zyme.

Il n’en tient qu’à vous de penser à une stratégie alimentaire permettant de maximiser la consommation de matière sèche de vos vaches.
Car une fois les besoins d’entretien comblés, les aliments consommés serviront à remplir les besoins reliés à la production. Comme j’y ai déjà fait allusion dans le passé, on peut considérer vos vaches comme les employés de votre entreprise. Il suffit parfois de leur donner
 
de bonnes conditions et un bon environnement pour qu’elles vous en donnent un peu plus. Laissez-leur le loisir de vider vos crèches encore plus!


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