La saison est commencée et les semis vont bon train. Qu’est-ce que dame Nature nous réserve pour la campagne de cultures 2007? Personne ne peut le prédire. Voici un jeu-questionnaire qui vous remémorera des situations fréquemment rencontrées dans les champs de grandes cultures lors de la période estivale. Après avoir passé le test, vous serez prêts pour affronter la nouvelle saison.





Réponses
1. C) La pyrale du maïs
C’est la même pyrale que nous retrouvons dans le maïs. Au printemps 2006, les pyrales ont pondu leurs œufs sous les feuilles de blé étant donné que le maïs n’était pas encore levé à ce moment-là et que le blé avait été semé en avril. Un épi blanc séché que l’on retrouve de temps en temps dans le champ de blé est le signe visuel de la présence de pyrales. Ne pas confondre avec le piétin-échaudage.

2. B) Brûlure de démarreur
Dans le cas présent, le producteur utilise un démarreur liquide. En raison d’un problème avec l’applicateur, plus de 10 kg/ha d’azote et de potasse ont été appliqués directement sur la semence, ce qui a occasionné des brûlures aux racines du maïs. Le sol sableux et une faible teneur en matière organique ont accentué le problème.

3. C) 3 jours
En règle générale, dans la littérature, il est reconnu que le maïs ne peut pas survivre submergé plus de 3 jours sous l’eau. Si le maïs ne meurt pas après 3 jours, les maladies, telles que la fonte des semis, peuvent survenir.

4. C) Carence en bore lors d’une sécheresse
Les carences en bore surviennent surtout lorsque le sol s’assèche, dans les sols sableux ne recevant pas de fumier. Recommandation : 1 à 2 kg B/ha/année, idéalement après la première coupe selon le pourcentage de luzerne.

5. C) Non, car elles se retrouvent surtout au pourtour des champs
Généralement non. Les sauterelles hivernent au stade d’œuf dans le sol, habituellement dans les champs non cultivés et les pâturages. Les nymphes se retrouvent sur le pourtour du champ. Plusieurs ennemis naturels, tels que les carabes, les grillons, les araignées et les oiseaux contribuent à réduire la population. Les champs ensemencés par semis direct, les champs enherbés, les automnes secs et les hivers doux comptent parmi les facteurs de risque élevé.

6. C) Dérive de glyphosate
Il suffit de peu de vent lors d’une pulvérisation de glyphosate pour affecter la culture voisine qui n’est pas tolérante au glyphosate. Le blé était au stade montaison lors de la pulvérisation du champ voisin de maïs RR. Le premier symptôme était un jaunissement du blé à la base, puis une épiaison déformée.

7. D) Carence en azote dans le maïs
Symptômes visuels d’une carence en azote : le bout des feuilles devient jaune en commençant par le bas des tiges.
Symptômes visuels d’une carence en potasse : le pourtour des feuilles devient jaune (photo A).
Symptômes visuels d’une carence en magnésium : apparition de bandes jaunes le long des nervures et rend souvent pourpre l’envers des feuilles du bas (photo B).
Symptômes visuels d’une carence en zinc : formation d’une large bande blanche près de la base des jeunes feuilles de maïs (photo C).

8. C) Carence en potasse dans le soya

La potasse est un élément fertilisant souvent oublié. Le soya n’est pas une culture qui répond beaucoup à la fertilisation, mais il nécessite quand même beaucoup de potasse (pour une récolte de 3 tm/ha, la plante va prélever plus de 165 kg de K). De plus en plus, on rencontre des champs de soya carencés en potasse. Pourtant, les pertes de rendements engendrées par cette carence sont considérables!

9. E) Larve de coccinelle
Les coccinelles exercent un rôle important dans le contrôle naturel des populations du puceron du soya. Les premiers foyers d’infestation ont souvent été localisés en raison de la présence très visible de ces insectes prédateurs. Il semble donc que les coccinelles peuvent servir d’indicateur pour localiser les foyers de pucerons du soya surtout par temps chaud et ensoleillé puisqu’elles sont plus actives et voraces.

10. D) Charbon commun, pas toxique
Le charbon commun affecte toutes les parties aériennes de la plante, en particulier les jeunes organes en pleine croissance. Contrairement à ce que l’on peut penser, il n’est pas toxique. Dans certaines parties du Mexique et du nord-est des États-Unis, les tumeurs du charbon commun du maïs sucré sont récoltées et constituent un mets délicat appelé huitlacoche ou champignon du maïs.

11. C) 250 pucerons
Lorsque la population du soya atteint 250 pucerons par plant et qu’elle augmente, il devient justifié de traiter les champs de soya entre les stades R1 et R5. En 2006, peu de pulvérisations d’insecticides ont été effectuées. Mais soyez sur vos gardes pour 2007!

12. B) Manque de démarreur
L’utilisation d’un démarreur pour le maïs assure un départ rapide. Dans le cas présent, il y a eu un problème de distribution d’engrais. Le maïs est donc plus petit, plus pâle et a été plus humide à la récolte par rapport aux autres rangs de maïs qui ont reçu un démarreur.

13. A) Présence de mouche des semis dans le champ

La mouche des semis (ou des légumineuses) est un insecte qui attaque occasionnellement le soya, surtout lors des printemps frais et pluvieux, lorsque la germination est retardée. Les larves des mouches de légumineuses se nourrissent de fèves gonflées n’ayant pas encore germé. Les champs les plus à risque sont ceux dont le taux de matière organique est élevé tels les retours de prairie.

14. B) Appliquer du bore foliaire
L’ergot infecte à l’occasion l’orge, le blé et le triticale. Le champignon hiverne sous forme de sclérotes dans le sol et sur les semences. Du temps pluvieux, humide et frais prolonge la floraison et, de ce fait, les risques d’infection. Appliquer du bore de façon foliaire ou à la volée serait la meilleure façon de prévenir l’ergot dans l’orge. Laisser s’écouler au moins un an entre les cultures vulnérables (seigle, blé, orge, triticale).

15. B) Stress hydrique

Les feuilles de maïs qui souffrent de sécheresse ont une teinte grisâtre et s’enroulent jusqu’à avoir quasiment le diamètre d’un crayon. C’est entre le moment de la formation de la panicule mâle et celui de l’apparition des soies que le maïs est le plus victime de la sécheresse et que celle-ci peut occasionner des pertes de rendement. Dans le cas présent, il n’y a probablement pas eu de perte de rendement étant donné le stade végétatif du maïs. Trois jours après, les symptômes avaient disparu.


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