Dans
plusieurs municipalités,
l’utilisation d’herbicides
à des fins esthétiques
est contrôlée.
Même si Dame Nature
nous offre parfois de belles
surprises lorsqu’on
laisse pousser ce qu’on
ne peut identifier, il est
des endroits où le
contrôle des indésirables
est inévitable.
Mieux vaut prévenir
que guérir; l’adage
est vrai aussi pour le contrôle
des mauvaises herbes. Après
un bon désherbage,
on peut disposer une toile
géotextile, du carton
ou du papier journal entre
les plants et au pied des
arbres et arbustes, qu’on
recouvrira d’un paillis
de copeaux ou de bois raméal.
Le journal et le carton mettront
de 1 à 2 ans à
se décomposer, alors
que le géotextile devra
être repositionné
et nettoyé des racines
et des graines de mauvaises
herbes chaque année.
Dans les plates-bandes sans
paillis et le jardin, on peut
utiliser le gluten de maïs
qui agira en empêchant
les graines de mauvaises herbes
de germer pour environ six
semaines tout en étant
une source d’azote.
Tout ça, c’est
bien beau, mais comment se
défaire du pissenlit
bien ancré entre les
dalles du patio? De plus en
plus de solutions écologiques
aux herbicides sont offertes
en centre jardin. Il existe
aussi des solutions maison
: l’eau bouillante,
le vinaigre et l’alcool
à friction sont des
produits d’usage courant
efficaces contre les jeunes
mauvaises herbes. On les utilise
purs ou dilués avec
de l’eau.
Les traitements sont plus
efficaces lorsqu’effectués
en plein soleil et répétés
le lendemain. En tout temps,
protégez bien les plantes
que vous souhaitez garder
à l’aide d’un
écran protecteur (carton).
Petits
trucs contre bibittes voraces
•
La cendre de bois
et les coquilles d’œuf
broyées gênent
les limaces.
•
Pièger
les perce-oreilles
dans une boîte
de conserve contenant
de la vieille huile
de friture enfoncée
dans le sol jusqu'au
rebord.
•
Les
feuilles de rhubarbe
en décoction
ou telles quelles
éloignent les
mineuses, pucerons,
acariens et limaces.
Quand
les plantes aident les plantes
•
Les résidus
de taille du cèdre
(thuya) disposés
au pied des plants de
pomme de terre et d’aubergine
éloignent les
doryphores.
•
Les tagètes
(oeillet d’Inde,
marigold) éloignent
les nématodes,
ces vers microscopiques
qui s’attaquent
aux racines des légumes.
•
Les doryphores repèrent
moins bien les pommes
de terre lorsqu’on
les cultive en compagnie
des haricots.
•
Les capucines (nasturtium)
sont non seulement comestibles,
mais elles attirent
les pucerons, les tenant
ainsi à l’écart
des légumes.
•
L’huile de neem,
extraite de la plante
appelée margousier,
est reconnue depuis
des années pour
ses propriétés
insecticide, fongicide
et répulsive.
•
Les tomates, poivrons
et courges sont plus
productifs lorsqu’ils
sont plantés
en association avec
des fleurs attirant
les insectes pollinisateurs
comme les cosmos, la
mélisse, le pissenlit,
le thym, les tagètes.
•
Les fines herbes ont
souvent un effet répulsif
sur les insectes ravageurs.
Pour en savoir plus
Éditions Pratico-Pratiques,
Je jardine mon potager
écologique; compagnonnage,
compostage, conseils pratiques.
www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/biblio/carnet.htm
Calendrier horticole Plus-Vert
Juillet Refaire les
semis pour les épinards,
carottes, haricots,
radis, etc.
Enlever les gourmands
sur les plants de
tomate.
Appliquer un engrais
à base d’algues.
Deuxième fertilisation
de la pelouse.
Août Au potager
: semis d’épinards,
laitues, radis, etc.
Planter les annuelles
à floraison
automnale.
Diviser les vivaces
à floraison
printanière
ou estivale.
Commencer à
planter les bulbes
et les arbustes et
arbres.
Sur la pelouse : carottage
des sols compactés
et apport de compost,
semis ou installation
de
rouleaux de pelouse.