Avant la création du Coopérateur agricole, la Coopérative fédérée de Québec (aujourd’hui La Coop fédérée), a créé le Bulletin de la ferme pour communiquer avec ses membres et promouvoir les produits qu’elle distribuait.

Plus tard, ce sera par l’entremise de la Terre de chez nous, appartenant à l’Union catholique des cultivateurs (devenue l’UPA), qu’elle s’adressera à ses membres. D’un mécontentement entre les deux groupes, portant sur la liberté de ce contenu, Le Coopérateur agricole est apparu.

Dans sa forme initiale, Le Coopérateur prenait la forme d’un bulletin qui a été diffusé sur une base mensuelle pendant onze ans, soit de janvier 1948 à mars 1959. Sa facture était très sobre, sans illustrations. Il comptait huit pages, tant au début qu’avant sa disparition. Même s’il y était indiqué qu’il se voulait l’organe de liaison et d’information à l’usage de nos sociétaires, il était principalement destiné, à ses débuts, aux directeurs et gérants des coopératives affiliées.

Cette première mouture du Coopérateur agricole fusionnera à la revue Ensemble, publiée par le Conseil supérieur de la coopération. Les administrateurs de La Coop fédérée, raconte Jacques Saint-Pierre dans son livre Histoire de la Coopérative fédérée de Québec, voulaient par cette décision renforcer la cohésion du mouvement coopératif québécois.

Une nouvelle naissance
C’est un collaborateur de l’ancien bulletin, Liguori Boies, à qui on doit l’idée de la relance du Coopérateur agricole et de sa transformation en format magazine. Au début des années 1970,
il est gérant de la Coopérative de tabac de Saint-Jacques de Montcalm où il a succédé à Georges-Étienne Turcotte. Or, ce dernier, avec qui M. Boies est très lié, est devenu le directeur général de La Coop fédérée. Après avoir entendu à maintes reprises son ami promouvoir le retour du Coopérateur, M. Turcotte en fait un des éléments du plan d’action des fêtes du 50e anniversaire de La Coop fédérée, raconte Marcel Gingras, qui coordonnait alors l’organisation de ces festivités.

Éliane Messier
En 1972, elle n’était pas née. Aujourd’hui, grâce à elle, les journalistes dorment mieux et paraissent même brillants. Sous son regard lumineux, sombres anglicismes et fautes d’orthographe disparaissent comme par enchantement!


Pour le lancement du nouveau magazine, les services de Gérard Vincent sont retenus. Ce dernier édite déjà quelques publications spécialisées en agriculture. Il consacrera une à deux journées par semaine à cette tâche. « Tous les autres artisans sont des membres ou des employés du réseau coopératif qui collaborent bénévolement, se remémore Marcel Gingras, qui signa lui-même plusieurs reportages dès le début du mensuel, en parallèle à ses fonctions de secrétaire à la direction générale. Cette situation perdura jusqu’en 1978 alors qu’un premier rédacteur à temps plein, Michel Carbonneau, est engagé pour seconder Gérard Vincent. « On peut dire que jusque-là, c’est à bout de bras qu’avait été porté le magazine, grâce au travail bénévole de tout le monde à La Coop fédérée », avoue M. Gingras.

Dans les premières parutions du Coopérateur agricole, les auteurs de plusieurs articles ne sont pas identifiés.

Certains textes sont des reproductions in extenso de mémoires, d’allocutions des dirigeants, de personnalités publiques ou d’articles publiés dans d’autres médias.
Le magazine, aux allures de bulletin, adopte régulièrement un ton de combat, voire pamphlétaire.

Les décisions ou projets des gouvernements, notamment, sont vertement critiqués ou habilement encensés. Certains télégrammes, expédiés à des personnalités publiques, sont parfois reproduits en caractères typographiques imposants.

Graduellement, s’ajoutent des collaborations en provenance des milieux gouvernementaux ou institutionnels (ministère de l’Agriculture ou de l’Éducation, ITA de Saint-Hyacinthe, Université Laval, Office canadien des Provendes, etc.). Des offres d’emploi à La Coop fédérée côtoient les reportages sur les techniques de la traite laitière, le choix des semences, la liste des prix de l’année du matériel d’exploitation pour les érablières ou encore des conseils aux propriétaires de tracteurs à quatre roues motrices, des informations sur les huiles à moteur, les pneus de voiture comme les types de fil barbelé.

Vers 1980, on remarque que de plus en plus d’articles sont coiffés des noms de membres du personnel de La Coop fédérée. « Le temps nous a permis de découvrir les expertises de certains de nos représentants, nutritionnistes, agronomes, conseillers techniques et directeurs », explique Marcel Gingras, devenu directeur de la revue en 1977. Un style littéraire, plus que journalistique, prédomine toujours.

C’est après la nomination du premier rédacteur en chef, André Piette, en 1987, que Le Coopérateur agricole se transforme en un magazine digne de ce nom.

« Le mérite en revient entièrement à Mario Dumais, observe André Piette. Il avait été mon patron à la Terre de chez nous et à son arrivée à La Coop fédérée, il avait été le pivot d’une expression politique pour faire prendre un virage majeur au Coopérateur afin qu’il devienne un mensuel d’envergure, n’ayant rien à envier à ses concurrents. »

Mario Dumais était devenu le nouveau directeur du magazine en novembre 1986 et il avait recruté M. Piette, coordonnateur de l’information technique à la revue Le Producteur de lait québécois, avec la consigne « de repartir à zéro ». En même temps, M. Dumais, aujourd’hui membre de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, engageait une employée à temps plein pour vaquer aux ventes publicitaires du Coopérateur, une première. Une des conséquences des nouveaux moyens du Coopérateur : le nombre de pages et la qualité du papier sur lequel est imprimé le magazine augmentent et les premiers collaborateurs à la pige signent certains articles.

En janvier 1994, Le Coopérateur agricole absorbe Affaires agricoles, un magazine de grande qualité traitant de gestion agricole et initie dans ses pages une section portant cet en-tête et consacrée à ce sujet. L’acquisition est réalisée en raison de la complémentarité du contenu des deux magazines. Elle fournit instantanément une crédibilité en la matière au Coopérateur agricole. La nouvelle section s’éteindra en 1999 à la faveur d’une reconfiguration majeure du contenu et du graphisme du magazine. Le volet gestion à la ferme est alors intégré au contenu régulier.

« Nous avions de la difficulté à départager ce qui relevait des pages régulières du magazine et de cette section, analyse Patrick Dupuis qui avait accepté, en 1995, de revenir au magazine comme rédacteur en chef, après avoir rempli la fonction de secrétaire de rédaction de 1989 à 1992. Un sondage mené en 1998 nous avait fait comprendre que nos lecteurs étaient aussi confus. Et Claude Lafleur qui venait alors d’arriver comme directeur de la revue nous talonnait pour qu’on investisse en créativité… »

M. Dupuis, à qui on doit d’avoir bâti une première équipe de collaborateurs extérieurs peu de temps après sa nomination, consolide en 1999 et 2000 ce groupe de journalistes et photographes qui lui permet une flexibilité pour faire face à des besoins ponctuels et à l’accroissement du nombre de pages de chaque publication.
Graduellement, par son contenu, Le Coopérateur se rapproche dans les années 2000 des besoins quotidiens des producteurs agricoles. Cela conduit à une réorientation majeure, lancée par Jean-François Harel, au moment de sa nomination comme directeur du magazine à la fin 2005, et que l’actuelle rédactrice en chef, Guylaine Gagnon, définit comme suit : « D’un magazine agricole, nous sommes devenus un magazine pour le monde agricole. »

Elle fait voir que le contenu s’est élargi pour toucher tout le milieu, s’adressant tantôt à la masse des producteurs, tantôt à des sous-groupes particuliers, que ce soit les jeunes, les femmes, parfois même les « penseurs » de l’agriculture québécoise. « Depuis quelques numéros, nous ciblons particulièrement les jeunes et les femmes, avec entre autres des articles sur le transfert de fermes, mais aussi des nouvelles chroniques sur l’horticulture et la décoration. »

Au cours de sa première décennie d’existence, c’est le rédacteur qui réalise lui-même la mise en page avec comme résultat, une présentation graphique plutôt simpliste. « On le voulait modeste et d’un coût raisonnable afin qu’il ne constitue pas un fardeau financier pour les coopératives et la fédération appelées à se partager son coût », dira Louis-Philippe Poulin en 1982. Peu de photos accompagnaient les articles au début – la page couverture en est même parfois exempte, mais la situation s’améliorera grandement vers 1977. Les photographies en couleur feront leur apparition dans les pages intérieures en 1988 quand une société externe, Untel & Untel, est appointée pour réaliser la mise en pages du magazine. Cette collaboration durera jusqu’en 2000 alors que cet aspect du travail est dévolu à l’interne.
 
Denis Duquet
Pas facile de gérer une troupe de joyeux lurons débordants d’imagination! Comme chef graphiste, Denis sait qu’il « est plus facile de dompter une idée folle que de donner vie à une idée sans âme ». La fière allure du Coopérateur en témoigne.
Les pages couvertures

 

C’est en mars 1973 qu’une photographie couleur orne pour la première fois la page frontispice du magazine. La couverture sera plus soignée en 1980, légèrement relevée en 1982, mais il faudra attendre en janvier 1988 pour assister à une véritable modernisation graphique. Les processus de remodelage seront plus réguliers par la suite. On en sera témoin, entre autres, en 1991, 1997, 1999 et plus récemment, en 2006.

De 12 à 10 numéros

À l’origine, Le Coopérateur était publié mensuellement, 12 fois par année. Cette fréquence a été réduite à 11 dans les années 80. La récession du début des années 90 a culminé à abaisser à 9 le nombre de parutions en 1993. Celui-ci été ramené à 10 en 2006.
 

Les chroniques
Initialement, outre la page trois du magazine confiée au président de La Coop fédérée et intitulée Entre nous, producteurs, il était difficile, avec un seul numéro entre les mains, de déterminer si certaines thématiques constituaient une chronique qui allait être reprise dans le numéro subséquent. C’est que jusqu’en 1987, en raison d’un graphisme élémentaire, chaque en-tête de page était ni plus ni moins présenté de façon similaire, que nous ayons affaire à un reportage ou à une rubrique.

Entre nous était parfois présentée sur une seule colonne, comme une longue lettre dactylographiée. Ce n’était pas le cas de Dans nos coopératives qui devint rapidement la deuxième chronique la plus régulière. Il faut attendre en 1982 pour voir éclore de nouvelles chroniques sur les agricultrices (appelées différemment, du nom des organismes féminins de l’époque) et sur les jeunes ruraux. Graduellement, on sent une volonté de regrouper certains thèmes, numéro après numéro : Plain-Champs, Après la moisson et Info- technique apparaissent. Les producteurs de sucre d’érable du Québec – qui, dans les premières années de la revue avaient droit à leurs pages et s’en servaient de façon décousue – retrouvent leur place et, en 1984, voit le jour la Chronique sur les pétroles, transformée en Chronique sur l’énergie, l’année suivante, prélude au Le plein d’infos que nous a livré Sonic de 1999 à 2003.

En 1992 apparaît Marchés, série de brèves nouvelles, qui se maintiendra de nombreuses années. En 1999, avec une nouvelle grille graphique, quatre nouveaux rendez-vous mensuels sont donnés aux lecteurs : Tour d’horizon et Pause-pensée avec respectivement Claude Lafleur et Colette Lebel, rubriques de réflexions, le Carnet du fureteur (sur l’Internet) et la caricature de Beha (Le coin de Philippe); la rédaction du magazine donne aussi vie à Méli-Mélo. C’est lors de ce remue-ménage que Le Coopérateur structure véritablement son contenu.

D’autres rubriques se grefferont subséquemment, dont celles dédiées à l’environnement
(mai-juin 2001), à l’acériculture (avril 2004) et à l’horticulture (avril 2007). Enfin, dans ce numéro d’octobre 2007, trois nouveaux sujets réguliers démarrent : la décoration, la construction rénovation et la gestion à la ferme.

Les artisans

C’est au secrétaire général de La Coop fédérée qu’échoit la fonction de directeur du magazine lors de son lancement. Ce choix n’est pas fait au hasard puisque Louis-Philippe Poulin affichait une certaine connaissance du milieu journalistique. Néanmoins, ultérieurement, tous les secrétaires généraux assumèrent cette responsabilité. Jusqu’en 1987, elle s’apparentait même à la tâche de rédacteur en chef.

Les directeurs de la revue n’ont jamais fait de la figuration. Bien au contraire. Même qu’au début, ils se chargeaient de la correction d’épreuves, qui consiste à réviser les textes et la mise en pages avant l’impression de la revue. Aujourd’hui et depuis longtemps, Le Coopérateur agricole dispose en propre d’un réviseur. L’actuelle rédactrice en chef, Guylaine Gagnon, a d’ailleurs fait ses débuts au Coopérateur en 1991 dans cette fonction. Quant au rôle de rédacteur en chef, il a évolué avec les années et au rythme de développement du magazine pour englober une charge importante liée à sa gestion et sa coordination. C’est ainsi qu’après 11 ans dans cette fonction – un record – Patrick Dupuis demandait à redevenir rédacteur à la fin de 2006 pour consacrer davantage de temps à l’écriture.

Directeurs
1972-1977 : Louis-Philippe Poulin
1977-1986 : Marcel Gingras
1986-1998 : Mario Dumais
1998-2005 : Claude Lafleur
2006- : Jean-François Harel
Rédacteurs principaux et
rédacteurs en chef

1972-1981 : Gérard Vincent
1981-1984 : Diane Hébert
1984-1989 : Michel Dostie
1987-1995 : André Piette
1995-2006 : Patrick Dupuis
2006- : Guylaine Gagnon
 
André Léger
Démarcheur infatigable, André est, sans jeu de mots, la vache à lait du Coopérateur. Pas de revenus publicitaires, pas de magazine. Merci à tous nos annonceurs! Lâche pas, André!



À la naissance du Coopérateur agricole, en 1972, « la ferveur des fondateurs des coopératives et de leur relève avait diminué, en raison d’une baisse dans les montants des ristournes qui leur étaient redistribués. La Coop fédérée connaissait des moments difficiles. Le Coopérateur agricole se voulait un élément important de la renaissance de La Coop fédérée. Il nous fallait donc, plus que jamais, vendre la coopération à travers les pages du Coopérateur ».

Marcel Gingras explique ainsi pourquoi plusieurs articles étaient régulièrement insérés dans les numéros initiaux de la nouvelle publication, qui vantaient les avantages du regroupement en coopératives des producteurs agricoles. On ne manquait pas de souligner les honneurs décernés aux chantres du large mouvement coopératif québécois. Dans l’édition de mars 1973, notamment, Alfred Rouleau a droit à une page complète à l’occasion de sa nomination par le réseau Radiomutuel comme « Canadien français » de l’année 1972. Premier directeur général de l’assurance-vie Desjardins, M. Rouleau a été très engagé au sein des caisses populaires Desjardins et a joué un rôle dans l’adoption de lois adaptées aux institutions coopératives.

Le Sommet sur la coopération en février 1980 fournit beaucoup de matière au magazine qui, sur deux numéros, alloue sept pages à l’événement dont quatre servent à reproduire les discours prononcés dans ce cadre par Roland Pigeon, le président de La Coop fédérée (qui cumule également la fonction de président du Conseil de la Coopération du Québec) et Paul-Émile St-Pierre, premier vice-président de la coopérative.

Trois ans plus tard, après le passage de Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, à l’assemblée annuelle de La Coop fédérée, Le Coopérateur publie des extraits choisis de son allocution, en les coiffant du titre Une formule d’avenir.

Enfin, dans le numéro jumelé des mois de novembre et décembre 1999, pour souligner la première tenue au Québec des assises de l’Alliance coopérative internationale, Le Coopérateur diffusait un dossier spécial d’une douzaine de pages.

La Coopérative agricole de Granby fait l’achat des laiteries Leclerc Limitée : cette nouvelle est rapportée dans le premier numéro du Coopérateur agricole, en janvier 1972. Pour montrer les avantages de cette acquisition tout en voulant démontrer son impartialité, le nouveau magazine reproduit intégralement l’article qu’a publié le quotidien La Voix de l’Est dans la foulée de cette transaction.

Les coups d’éclat de ce genre, les projets de diversification, les constructions de nouveaux établissements et les décisions stratégiques des coopératives affiliées, sont régulièrement soulignés dans les pages du magazine. Rapidement, on regroupe ce type de nouvelles sous la rubrique Dans nos coopératives.
 
L’élection d’un nouveau conseil d’administration à La Coop fédérée culmine immanquablement à une mention dans les pages du Coopérateur. Ces photographies traditionnelles, où les administrateurs se partagent en deux rangées, témoignent malgré tout de leur époque respective.
Cette dernière survivra à maints remaniements rédactionnels et graphiques du magazine. En fait, outre l’éditorial Entre nous, elle sera la seule à perdurer tout au long de ces 35 ans d’histoire. Son appellation a été toutefois raccourcie à Dans nos coops en 2006.

Même si cet aspect de sa vocation a été mis en sourdine avec les années, la promotion de son propriétaire, La Coop fédérée, et de ses faits et gestes, n’en demeure pas moins reflétée encore régulièrement dans les pages du magazine. On fera ainsi référence à son aménagement dans un nouveau siège social (août 1991), à la nouvelle offre d’éthanol de sa filiale Sonic (septembre 1994), à l’acquisition d’une usine en Alberta pour sa filiale Olymel (mai-juin 2001), à sa nouvelle image et désignation d’entreprise (septembre 2004), au lancement de son centre d’expérimentation sur la cochette en croissance (avril 2005) et à plusieurs autres initiatives.

Règle générale, chaque fois qu’un directeur général ou un président de La Coop fédérée est nommé dans une de ces fonctions ou quitte son poste, Le Coopérateur agricole se fait un devoir de propager la nouvelle. Avec le temps, ces mouvements de personnel ont été mieux intégrés au reste du magazine. À preuve, lors du départ de Paul Massicotte de la présidence de La Coop fédérée, l’homme a eu droit à un portrait.

C’est à l’aube des années 2000 que Le Coopérateur a commencé à publier des portraits complets des personnes clés de la coopérative, autres que ses seuls présidents et directeurs généraux.

Parmi les gestionnaires et les administrateurs qui ont ainsi défilé dans ses pages, mentionnons notamment Denis Richard, Ghislain Cloutier, Laurent Bousquet, Luc Forget, Claude Lafleur et Réjean Nadeau.

Présidents et directeurs généraux qui ont veillé sur Le Coopérateur
Présidents
Roland Pigeon 1969-1980
Paul-Émile St-Pierre 1980-1987
Alphonse-Roger Pelletier 1987-1992
Paul Massicotte 1992-2003
Denis Richard 2003-
Directeurs généraux
Georges-É. Turcotte 1962-1976
Louis-Philippe Poulin 1976-1988
Jean-Marc Bergeron 1988-1992
Jean-Pierre Deschênes 1992-2000
Pierre Gauvreau 2002-2005
Claude Lafleur 2005-


 
Jean-François Harel
Les grandes orientations du magazine, c’est lui. Directeur du Coopérateur, Jean-François est d’un indéfectible soutien à toute l’équipe, mais il faut sortir à temps…

Le premier numéro du Coopérateur agricole, en janvier 1972, annonce la venue du premier ministre canadien d’antan, Pierre-Elliott Trudeau, à l’assemblée générale annuelle de La Coop fédérée du 2 février suivant. Ce sera une première dans l’histoire de l’organisme – que le chef du pays s’y présente –, indique Le Coopérateur.

Or, on s’en souvient, les allées et venues de ce politicien fort coloré provoquaient souvent des flammèches. Cette fois-ci, c’est un article du journal Le Devoir rapportant l’événement qui suscite une polémique et qui générera une réplique du président de La Coop dans les pages du Coopérateur agricole du mois de mars 1972.

Robert Bourassa, alors à la fin du premier de ses quatre mandats à la tête de l’État québécois, viendra aussi s’adresser aux délégués du congrès annuel de La Coop fédérée, en 1973, et Le Coopérateur publiera intégralement son discours. Un résumé de l’allocution du premier ministre René Lévesque, quatre ans plus tard, au même événement, détaillera la perception de son nouveau gouvernement – il s’agit d’une des premières sorties publiques du chef du premier gouvernement péquiste – envers le milieu coopératif. Le Coopérateur titre : « Le premier ministre associe le coopératisme à l’avenir du Québec », rien de moins!

Les politiciens – titulaires des ministères de l’Agriculture ou de portefeuilles à caractère économique – qui vont faire parler d’eux dans Le Coopérateur agricole au cours des décennies 1990 et 2000 se seront plutôt entretenus avec l’un ou l’autre de ses journalistes et répondu à des questions pas nécessairement convenues : Ralph Goodale (mai-juin 1994), Guy Julien (novembre-décembre 1995), Bernard Landry (novembre-décembre 2001) et Lyle Vanclief (mai-juin 2002) seront du nombre.

À l’occasion et surtout depuis le plongeon dans le nouveau millénaire, Le Coopérateur a publié le contenu d’entrevues qu’ont eues ses journalistes avec certaines personnalités comme Pierre Dansereau, écologiste québécois de réputation internationale (janvier 1998) et Hubert Reeves, le célèbre astrophysicien (octobre 2004). Parfois, le magazine s’est aussi attardé à tracer un portrait des figures publiques de l’industrie agricole comme celui publié dans le numéro de mai-juin 2003 sur Roméo Bouchard, « le provocateur ».
 



En décembre 1982 apparaît dans Le Coopérateur agricole une nouvelle chronique sur la contribution féminine à l’agriculture québécoise signée par la présidente de l’Association des femmes collaboratrices. Cette initiative coïncide avec la nomination d’une femme, Diane Hébert, comme responsable de la rédaction du magazine. Dans sa première livraison, la chroniqueuse propose à ses lecteurs un sujet de conversation pour la période des fêtes : « Est-ce qu’une femme dont on reconnaîtrait officiellement la participation au travail de l’entreprise serait moins bonne épouse? »

La rubrique survivra de nombreuses années, chapeautée cependant au gré du temps par de nouvelles appellations : Fédération des agricultrices du Québec (reflétant la naissance de cet organisme en 1987), Femmes collaboratrices et, plus simplement, Agricultrices.

Lors de la célébration des 60 ans de La Coop fédérée, le président de l’époque, Paul-Émile St-Pierre, souligne, dans Le Coopérateur, le rôle majeur joué par les femmes dans le succès des producteurs agricoles québécois : « … on peut se demander qui, plus qu’elles, a permis à nos hommes de se libérer de leurs fonctions journalières d’agriculteur pour endosser l’habit du sociétaire ou de l’administrateur de coopérative. »

Les pages régulières du Coopérateur commencent, dès 1983, à faire écho à la contribution essentielle des productrices agricoles.
 
La publication du livre de Suzanne Dion – une collaboratrice du Coopérateur – en ce début d’année, intitulé Les femmes dans l’agriculture au Québec, se veut le détonateur. Le Coopérateur continuera par la suite de relever les premiers pas d’émancipation des productrices comme, dans le numéro de février 1987, l’arrivée de deux femmes au conseil d’administration de la coopérative de Coaticook (aujourd’hui La Coop des Cantons).

Des portraits de femmes actives sur les fermes de la province commenceront à apparaître par la suite, dont certains en raison du titre d’Agricultrice de l’année qui leur est décerné par la Fédération des agricultrices du Québec.

Le Coopérateur relaie depuis les années 1990 les grands enjeux qui interpellent les productrices agricoles : que ce soit lors de la quatrième Conférence nationale des agricultrices (numéro de février 1990) où le Québec a refusé de se rallier au projet d’un réseau national des agricultrices, au colloque Agricultrices : présentes! (janvier 2001) tenu à Drummondville et organisé conjointement par La Coop fédérée et la Fédération des agricultrices du Québec, jusqu’au bilan provisoire du plan d’action de La Coop fédérée qui vise à accroître substantiellement la proportion de femmes sur les conseils d’administration des coopératives (juillet-août 2007).
 




Après plus d’une douzaine de numéros du Coopérateur agricole qui ont cherché davantage à relayer aux producteurs les actions engagées par leur coopérative pour les défendre dans les grands dossiers et à leur transmettre certains conseils et informations pratiques, un premier reportage paraît en avril 1973 portant sur les agriculteurs eux-mêmes : une ferme laitière de Saint-Félix-de-Valois, gagnante de plusieurs prix à l’Exposition provinciale de Québec, est l’objet de cette curiosité. Ce premier pas sera suivi par d’autres… l’initiative demeurera cependant timide de longues années!

Ce sont avant tout les reconnaissances officielles reçues par des producteurs agricoles qui semblent justifier ces reportages. Ainsi, Le Coopérateur rapporte, en décembre 1974, le patient et laborieux trajet de Réal Laferrière qui vient d’être proclamé champion provincial au concours de production maïs-ensilage; il brosse aussi le portait de Gilles Bissonnette, dans son numéro de septembre 1975 : l’agriculteur de Saint-Polycarpe a été nommé le cultivateur de l’année.

Peu à peu, ces reportages deviennent de véritables profils d’entrepreneurs agricoles, avec toutes les réflexions et projets qui cogitent dans leur tête. L’espace alloué à chaque présentation est accru.
 
Aujourd’hui, les producteurs agricoles qui tentent de nouvelles expériences ont de bonnes chances de voir leur aventure racontée dans Le Coopérateur agricole. Ce fut le cas au printemps 2004 pour Pierre Veilleux et Marjolaine Boulet qui ont expérimenté la nouvelle génétique porcine du
réseau coop.

C’est d’ailleurs dans les années 1988 et 1989, à l’époque de la modernisation graphique de la revue, que la lorgnette du Coopérateur pose davantage son regard sur les gens qui nourrissent le Québec. Chaque numéro contient alors son Reportage de ferme, sans compter des thématiques agronomiques. Cet intérêt s’est maintenu et s’est même amplifié avec les années.



« Les pesticides, employés de façon rationnelle, ne causent pas de pollution de l’environnement. Cependant, plusieurs agriculteurs et citadins peu consciencieux ne suivent pas à la lettre les recommandations inscrites sur les étiquettes des pesticides quant à l’élimination des déchets de ces produits et peuvent ainsi contribuer à la pollution des étangs, ruisseaux, rivières et égouts, etc. »
Cette entrée en matière d’un court texte publié (mais non signé) dans Le Coopérateur agricole de janvier 1979 démontre que l’environnement commençait tranquillement à devenir un sujet de préoccupation, mais non encore une véritable thématique.

L’environnement
Sauvons nos forêts, titrait l’éditorial du président Alphonse-Roger Pelletier, en mai 1988. La menace des pluies acides faisait ainsi réagir le plus haut dirigeant de La Coop fédérée. Deux ans plus tard, le magazine publiait un dossier d’une dizaine de pages sur l’environnement, en l’axant sur les fumiers et les pesticides. Dans ce numéro de mars 1990, M. Pelletier enjoignait les lecteurs du Coopérateur agricole à pratiquer une agriculture respectueuse de l’environnement.

Les technologies
Le Coopérateur agricole n’a pas encore un an qu’apparaissent les premiers articles à saveur technologique : un collaborateur détaille le premier programme de nutrition par ordinateur pour vaches laitières (décembre 1972).

Le système de navigation par satellite était loin d’être sur toutes les lèvres quand Le Coopérateur consacra un article fouillé à cette technologie en mesure d’améliorer le rendement des sols agricoles (juillet-août 1995). Une saison plus tard, Le Coopérateur revenait à la charge, en traitant cette fois d’une moissonneuse-batteuse « branchée par satellite » et en citant l’expérience réelle des frères Larose, exploitant une ferme du même nom à Verchères.

L’agriculture de précision et l’évolution des biotechnologies vont jouer un rôle majeur dans la nouvelle ère de production anticipée, conséquence de l’anticipation du doublement de la population du globe et d’une forte demande pour une alimentation à valeur ajoutée. Ces pronostics coulaient de la plume d’Alexandre Mailloux, le directeur du service technique, Secteur des productions végétales à La Coop fédérée, en février 1998. Sa prédiction était contenue dans l’encart Techno Champs. Cet encart est publié annuellement par la Ferme Techno Champs depuis 1992 afin de témoigner des plus récents résultats des essais de recherche et de développement qui y sont effectués.

Le projet exploratoire GéoPhyte est abordé dans le numéro de juillet-août 2001. Le processus permettant de poser un diagnostic sur les performances des différentes zones des champs, après la récolte, y est passé au crible.

Internet
Déjà, dans une édition estivale de 1997, un article illustrait et détaillait le processus de recherche d’informations sur Internet à l’aide d’outils de recherche.

Dès avril 1996, Le Coopérateur agricole était accessible sur Internet. La présentation y était toutefois rudimentaire. Au début de 1998, le magazine publicisait son nouveau site, plus dynamique, et invitait ses lecteurs à y découvrir combien faciles y étaient la navigation et la recherche de sujets agricoles.

Les grands enjeux
Avant même qu’ils ne deviennent les sujets de l’heure, Le Coopérateur détecte les grands sujets de discussion du lendemain. Ainsi, à l’été 1999, il parle des laissés pour compte du commerce international et aborde le commerce équitable. Un an plus tard, c’est au tour des OGM à faire les manchettes… du Coopérateur : un reportage de quatre pages fait écho à l’un des premiers débats publics tenus sur le sujet.

Les grandes réflexions

Le transfert de la ferme à la relève familiale, un sujet courant aujourd’hui, faisait l’objet d’une importante réflexion dans Le Coopérateur de… mars 1989! sous le titre Zone de turbulence.

STOP! En avril 2001, Pierre Gaudet, dans un long entretien, parle de mettre au rancart les agroéconomistes de ce monde qui dictent la voie à suivre aux producteurs. Le président de la Fédération de l’agriculture biologique fait un plaidoyer peu usité en faveur d’une agriculture plus verte, plus souple et en harmonie avec le milieu.
 
Guillaume Perron et Samar Gharib
Les Webmestres. Il y a 35 ans,
Internet, c’était de la science-fiction. Aujourd’hui, qui ne l’a pas est bien dépourvu. Jeunes, branchés et dynamiques, Guillaume et Samar nous en mettent plein la vue.
La diffusion de cette entrevue démontre une grande ouverture de la part du Coopérateur, l’organe d’information de La Coop fédérée, qui, elle, vend des intrants à la ferme, dont des pesticides et des fertilisants.




À ses débuts, Le Coopérateur agricole regroupait sous la thématique « Documentaire » les grands dossiers populaires qu’il abordait. Il s’agissait avant tout de combats et revendications de La Coop fédérée dont l’argumentaire se retrouvait à l’intérieur de discours, de mémoires ou de lettres adressées aux politiciens du temps.

Il arrivait souvent qu’un sujet traité comme un reportage dans un numéro soit suivi, dans la publication subséquente, de l’intégralité du discours sur lequel s’était entre autres basé le rédacteur pour son article initial. La formule permettait de maintenir haute et vive la flamme de cette cause.

Fait remarquable pour l’année 1973, surtout que le nouveau média de La Coop fédérée n’a pas encore soufflé ses deux premières bougies, son rédacteur de l’époque se rend en Suède et en revient avec un compte-rendu sur la pratique de l’agriculture dans ce pays scandinave. Il est vrai que Gérard Vincent agissait alors comme délégué de l’Association canadienne des rédacteurs agricoles de langue française au congrès de l’organisme international. Son reportage fut publié en tranches sur quelques numéros consécutifs du Coopérateur. Ce reportage « exotique » méritait bien un traitement particulier.

Plus près de nous, le journaliste Nicolas Mesly se documenta sur le terrain, en Angleterre, aux fins de son dossier Apocalyse cow (février 2005). Il nous faisait voir comment les agriculteurs anglais s’étaient adaptés à la crise de la vache folle. Il faut dire que depuis 2000, rédacteurs et journalistes du Coopérateur font régulièrement des sauts à l’étranger en vue de reportages.

Bernard Diamant
Pour concevoir des publicités punchées, qui mettent en valeur Le Coopérateur, Bernard n’a pas d’égal. Les gens du marketing
se l’arrachent.
 
La politique laitière nationale à la fin des années 1970, la politique céréalière canadienne, au début des années 1980, et les nouvelles tendances de consommation laitière, une décennie plus tard, ont notamment fait couler beaucoup d’encre. Ces sujets, ainsi que leur impact sur les coopératives – on assista à un important regroupement de coopératives laitières – furent abondamment traités par Le Coopérateur.

Le président de La Coop fédérée en place au tournant des années 1990, Alphonse-Roger Pelletier, consacra d’ailleurs deux éditoriaux à la crise laitière, qu’il intitula : L’avenir des coopératives laitières est menacé (novembre 1989) et Tous sous un même toit dans le lait (décembre 1990).

Non sans rappeler de mémorables conjonctures agricoles passées, la crise du porc donna lieu à deux dossiers. L’un, technique, publié en décembre 2006, montrait comment produire un porc plus lourd et répondre ainsi à la nouvelle donne des marchés. L’autre, diffusé en janvier 2007, brossait un portrait de l’industrie du porc au Canada, incluant une entrevue avec Lucien Bouchard, consultant et négociateur pour Olymel.

Les pourparlers en vue du traité de libre-échange avec les États-Unis (fin des années 1980), puis les rondes successives de discussion sur le commerce multilatéral – dans les années 1990 – enclenchés par l’Organisation mondiale du commerce (autrefois le GATT), donnèrent lieu
à des présentations spéciales, rédigées par des spécialistes de ces questions.

Avec le temps, toutefois, de véritables dossiers humains, économiques, verts, technologiques et même politiques, traités journalistiquement – et en dehors de tout avantage que pouvait en retirer La Coop fédérée –, ont été colligés. L’embauche de Nicolas Mesly comme journaliste d’enquête, en 2001, contribua à ce réalignement et à une présence régulière dans les pages du magazine de sujets originaux, fouillés de fond en comble.

En 1997, à l’occasion du 75e anniversaire de La Coop fédérée, que l’entreprise célèbre avec éclat, Le Coopérateur agricole publie un numéro spécial hors série de 92 pages qui relate l’histoire de la coopérative fondée en 1922.

Exceptionnellement, Le Coopérateur agricole, sous la plume d’Isabelle Éthier, publia dans son numéro de février 2002 un dossier d’une vingtaine de pages consacré à une région entière du Québec, l’Abitibi. Le document comportait des portraits de coopératives, d’exploitations agricoles, de producteurs actifs dans leur milieu et d’amants de la nature et de la forêt boréale.

Le regard des journalistes du Coopérateur ne négligea aucun phénomène et les expériences néfastes de coopératives y furent même disséquées : Le naufrage d’Agrifoods International (avril 2002), la déchéance de Saskatchewan Wheat Pool (mai-juin 2002) et la mainmise de la multinationale ADM sur Agricore United (novembre-décembre 2002), par exemple.

Évidemment, en regardant bien la jolie demoiselle, on aperçoit parfois le jupon qui dépasse. Le Coopérateur ne se gêne pas à l’occasion pour faire le point sur des situations paradoxales. C’est ainsi qu’il faut voir Le délire de G.W. Bush ou de l’administration américaine dans son parti-pris pour le nouveau carburant vert (dossier sur l’éthanol de mai-juin 2007).

Au cours des récentes années, Le Coopérateur s’attarda davantage à des problématiques de tous les jours des producteurs : Québec Gold ou le phénomène du cannabis planté sur les terres agricoles (avril 2004), La campagne suicidaire du Québec traitant de la détresse psychologique des agriculteurs (septembre 2006), les gains réalisés par les nouveaux adeptes du semis direct (juillet-août 2006) reflétèrent cette quête.



Dès octobre 1972, à l’occasion du référendum sur la cotisation universelle obligatoire des producteurs à l’UPA, le président de La Coop fédérée de l’époque, Roland Pigeon, profitant de sa chronique Entre nous, producteurs, en ouverture du magazine, fait part de la vision de la coopérative sur le syndicalisme : il doit reposer sur le principe de l’adhésion volontaire.

D’autres éditoriaux feront preuve de moins de retenue et en janvier 1977, M. Pigeon accuse l’UPA, sans la nommer, de faire de la démagogie sur le dos des coopératives.

« Nous nous donnions fréquemment la réplique dans les pages de nos outils de communication respectifs », se rappelle bien Marcel Gingras, qui a été étroitement associé au Coopérateur agricole de 1972 à 1986.

Malgré quelques prises de bec régulières, l’UPA et La Coop fédérée savaient mettre au rancart certaines mésententes le temps de souligner des événements particuliers. C’est ainsi que, dans son éditorial de janvier 1975, le président de La Coop fédérée, Roland Pigeon, saluait la contribution de l’UPA à la chose publique lors de son cinquantième anniversaire. Exactement cinq ans plus tard, M. Pigeon notait le départ de Paul Couture de la présidence de l’UPA en disant que « depuis six ans, nous avons apprécié travailler avec lui ».

Les circonstances favorisent aussi des rapprochements entre les deux entités comme lors de la crise porcine de 1982 dont témoigne Le Coopérateur dans sa livraison du mois d’avril. Des éditoriaux vont aussi souligner, sous les plumes de deux présidents de La Coop, leurs objectifs complémentaires ou leurs affinités : Alphonse-Roger Pelletier parle ainsi de « cohabiter sans s’assimiler » (septembre 1988) et Paul Massicotte, d’« une même raison d’être » (janvier 1995).
 




Depuis quelques années, Le Coopérateur agricole collectionne les honneurs autant lors des remises du prix annuel Moïse-Cossette de l’Association des communicateurs et rédacteurs de l’agroalimentaire (ACRA) que de celles des Prix Kenneth R.Wilson, soulignant l’excellence de la presse spécialisée canadienne.

L’année 2007 n’a pas fait exception, car l’équipe du magazine est revenue avec plusieurs mentions et plusieurs prix du gala de la presse spécialisée canadienne, tenu l’été dernier à Toronto. Parmi les plus hautes distinctions, relevons que la médaille d’or dans la catégorie « Best Issue » (meilleur numéro) a été attribuée au Coopérateur pour son numéro d’octobre 2006.

Ce mérite récompense autant le contenu que la signature graphique d’un magazine. L’honneur a donc rejailli sur le rédacteur en chef d’alors, Patrick Dupuis, et sur notre directeur artistique, Alain Boyer. Notre journaliste Nicolas Mesly, lui, a raflé l’or dans la catégorie « Best Feature Article » pour son article Le prix de la tortilla. Une année plus tôt, c’est dans la catégorie « Best Agricultural Article » qu’il accaparait le premier rang.

C’est une fidèle collaboratrice du magazine qui a ouvert la voie en 1989 : Suzanne Dion avait alors remporté le prix Moïse-Cossette à titre de journaliste agricole de l’année, dans la foulée du premier véritable remodelage du Coopérateur. Mme Dion avait créé un précédent en étant
la première femme à recevoir cette distinction instituée en 1974.

C’est une autre collaboratrice qui fut la seconde à s’inscrire à ce tableau d’honneur : Colette Lebel, directrice des Affaires coopératives à La Coop fédérée et éditorialiste au Coopérateur agricole, raflait le même prix en 2000. Dès lors, les artisans du magazine se méritèrent le prix Moïse-Cossette : Nicolas Mesly le remporta en 2002, 2004, 2006 et 2007, tandis que Claude Lafleur, actuel chef de la direction, l’imitait en 2003, avec sa chronique éditoriale. Et, pour couronner le tout, Patrick Dupuis se voyait décerner le prix spécial du jury de l’ACRA en 2006 et Guylaine Gagnon, le prix Portraits d’individus ou d’entreprises en 2007.

Finalement, lors de la remise des Grands Prix 2005 de l’Association québécoise des éditeurs de magazines, Claude Lafleur a reçu le premier prix dans la catégorie Chronique d’humeur, billet, pour la qualité de ses éditoriaux. Aussi, à l’occasion de la 29e édition de la Fondation nationale des prix du magazine canadien, Nicolas Mesly recevait le sceau d’excellence pour deux de ses dossiers publiés en 2005 et retenus parmi les dix textes finalistes au pays.
 
Nicolas Mesly
Journaliste d’enquête, photojournaliste, Nicolas a toujours une longueur d’avance. Il sait mettre au jour, d’une écriture limpide, les enjeux les plus complexes. Un autre prix de rédaction, avec ça?



Retour



Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés