Avec un contexte financier très compétitif et un monde en changement, les producteurs de porcs du Québec doivent s’adapter. Les pratiques de régie sont très bien définies. La génétique en production porcine repousse sans cesse les limites et les programmes alimentaires, compte tenu de ces changements, sont à la fine pointe de la technologie. Plus que jamais, il importe de travailler en groupe pour l’atteinte de la réussite. C’est ce que propose pour une 19e année consécutive l’Association de groupes d’éleveurs en production porcine (AGREPP), grâce à une compilation des différents résultats obtenus par ceux qui utilisent le logiciel Winporc.

Résultats en maternité
En 2006, la ferme du C.E.P.P. (Centre d’excellence en production porcine), dont le suivi est assuré par La Coop Unicoop, s’est classée au premier rang des dix meilleurs naisseurs avec une productivité de 29,43 porcelets sevrés par truie productive (voir tableau 1).
La moyenne provinciale du réseau AGREPP s’établit à 24,05 porcelets sevrés par truie productive. Ce résultat constitue un nouveau sommet depuis que l’AGREPP existe, soit depuis près de
20 ans. Notons que depuis les quatre dernières années, la prolificité (le nombre de porcelets nés vivants par portée) en maternité a progressé de 1,13 porcelet. Ce bond prodigieux provient de l’augmentation de l’utilisation de la génétique Sogéporc hyperprolifique chez la plupart des
producteurs de porcs.

Différents indices pour mieux se comparer
Indice d’efficacité en pouponnière (IEP)

Pour l’année 2006, nos pouponnières sont comparées encore une fois à l’aide du critère de l’indice d’efficacité en pouponnière (IEP). Cet indice est établi de manière comparative à partir des résultats provinciaux de l’année courante en pouponnière. L’IEP provincial en 2006 est de 100. Contrairement à l’IEE (indice d’efficacité en engraissement), l’IEP a une base de référence fixe de 100 points chaque année. Plus nos performances sont significatives en pouponnière, plus notre IEP est supérieur à 100 pour l’année en cours.

Les trois critères techniques retenus qui ont le plus d’incidence économique sont la conversion alimentaire (5 à 20 kg), le GMQ technique (5 à 20 kg) et le pourcentage de mortalité. L’importance
relative des critères a été obtenue à l’aide du logiciel OPTIPORC. Pour avoir un calcul d’IEP, un producteur en pouponnière doit obtenir une pesée de plus de 50 % des porcelets sortis de la pouponnière.

Indice d’efficacité sevrage vente (IESV)
En 2006, dans le but d’effectuer des comparaisons plus précises, nous avons retenu 60 fermes naisseurs-finisseurs pour l’indice d’efficacité sevrage vente (IESV). Nous avons utilisé les trois critères techniques qui ont le plus d’incidence économique, soit la conversion alimentaire (5 à 107 kg), le GMQ technique (5 à 107 kg) et le pourcentage de mortalité en pouponnière et en engraissement (tableau 3).

Indice d’efficacité en engraissement (IEE)
À partir des résultats de 2006, l’indice d’efficacité en engraissement (IEE) est encore un excellent moyen de faire la comparaison des performances d’élevage entre les producteurs en engraissement. La standardisation utilisée est pour un poids d’entrée de 20 kg et un poids de sortie de 107 kg. Les critères utilisés sont les mêmes que ceux mentionnés précédemment. Le pourcentage de mortalité en engraissement compose le troisième critère.

Résultats en engraissement
Pour l’année 2006, la Ferme D. Beauchesne inc., dont le suivi est assuré par La Coop des Bois-Francs, a remporté la première place avec un IEE de 213,8 (tableau 2).

Comme on s’y attendait, le pourcentage de mortalité en engraissement a été le centre des préoccupations de tous ceux œuvrant en production porcine au cours des dernières années. On peut dire maintenant que la situation actuelle s’est grandement améliorée. Espérons ne plus voir ressurgir un tel épisode, car il en va de la survie de l’industrie.
 

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