L’ancienne étable de la ferme Galyco, située au Lac-aux-Sables près de Saint-Tite, risquait de s’effondrer et devait absolument être remplacée. Déplacer les silos et la fosse aurait été coûteux et inefficace. Nicolas Hamelin et Cathy Fraser ont décidé de construire la nouvelle étable par-dessus l’ancienne et de démolir l’ancien bâtiment par la suite. La facture s’élève à 300 000 $, mais quant à Nicolas et Cathy, l’amélioration des conditions de travail, comme on dit dans la pub, ça n’a pas de prix.


« L’été, il fallait se battre pour aller traire les vaches, dit Nicolas. Maintenant, quand il fait chaud, on aime mieux être dans l’étable qu’à l’extérieur, car il fait un bon 5 ou 6 degrés de moins avec la ventilation tunnel. Donc, on s’occupe mieux des bêtes. Un mois après la fin des travaux, on constatait déjà une amélioration en matière de rendement de la production laitière. On ne s’attendait pas à cela. Si l’on compare leur rendement aujourd’hui à celui de l’an passé, on parle facilement de 25 à 30 % d’augmentation. »

Un projet échelonné sur plusieurs années
Nicolas Hamelin a pris la relève de la ferme familiale de Gaëtan et Lise Hamelin en 1988. En 2003, Nicolas fait la connaissance de Cathy Fraser, une citadine qui a étudié en génie civil qui décidera de troquer sa vie du Plateau Mont-Royal pour devenir sa conjointe et venir habiter à Lac-aux-Sables.

L’enthousiasme de Cathy pour la ferme est palpable. Elle aime faire équipe avec son mari dans l’exploitation dont elle est d’ailleurs actionnaire. Le jeune couple caresse de grandes ambitions. Ils veulent agrandir le troupeau et fonder une famille.

Quatre ans plus tard, on peut dire que Nicolas et Cathy n’ont pas chômé! La laiterie a été rénovée, la fosse a été agrandie, la nouvelle étable a été érigée et ils sont parents de deux bambins, qui s’ajoutent à la fille de Cathy qui est d’une aide précieuse à la ferme.

L’autoconstruction, tout un défi

Après avoir visité des salons agricoles et plusieurs installations de producteurs laitiers de la région, Nicolas et Cathy décident de s’autoconstruire. La nouvelle étable, faite sur le long, abrite d’un côté les vaches en stabulation entravée et de l’autre, les taures en stabulation libre. C’est un concept de ferme que Nicolas aimait, qui lui permettait de traire les vaches tout en gardant un œil sur les taures. « Les vaches restent propres et c’est plus facile de s’apercevoir s’il y en a une qui est en chaleur, précise-t-il. C’est facile à nettoyer, tu n’as pas besoin de faire trois, quatre allées pour les nourrir. »

L’autoconstruction demande un investissement de temps considérable, mais permet de sauver beaucoup d’argent. Pour le projet de la ferme Galyco, il s’agit d’économies de 200 000 $ par rapport à un projet qui aurait été livré clé en main. Il faut avouer que Cathy avait la formation idéale pour se lancer dans une telle initiative.

« C’est un gros projet, un bâtiment de 20 mètres sur 44 (65 pieds sur 145), dit André Perrault, gérant des matériaux du magasin Unimat à Lac-aux-Sables, faisant maintenant partie de La Coop de St-Ubald. C’est une structure Houle, entièrement faite d’acier et les fermes de toit (truss) sont autoporteuses. Le revêtement extérieur est en tôle peinte et Nicolas a fait un bon choix avec son revêtement intérieur de vinyle. La finition des Produits de Bâtiments Résidentiels est vraiment supérieure. C’est notre plus gros vendeur pour les intérieurs d’étables parce qu’il résiste à la corrosion. Les panneaux de PVC peuvent être utilisés comme revêtement de plafond ou de mur et ont une épaisseur de 0,08 cm sur 91,4 cm de largeur. Ils s’installent avec des vis en acier inoxydable qui ne rouillent pas lorsque les panneaux sont lavés à haute pression. Puis le fait que ce soit blanc, c’est très plaisant pour les intérieurs de fermes parce que ça offre plus de clarté à l’intérieur. »

La hauteur libre intérieure, de 4 mètres au centre et d’environ 3 mètres sur les murs extérieurs avec un angle de 10 cm aux 30 cm, offre un bon dégagement et une bonne pente de toit pour l’écoulement de la neige en hiver. « Ça fait tout un contraste avec l’ancien bâtiment dont le plafond était de 2 mètres à cause du rangement du foin qui se faisait dans l’entretoit », ajoute André.

« Il n’y a que les portes de garage qui ont été changées par rapport au plan original, poursuit-il. Au lieu de portes traditionnelles, je lui ai suggéré des portes sur élévation, dont le rail suit l’angle du plafond pour mieux dégager la porte s’il faut faire entrer de la machinerie ou un chariot à nourriture. La porte n’a pas à être suspendue au-dessus de l’aire de travail, elle suit vraiment l’angle du toit. »

Le facteur d’isolation des portes d’acier est de R18, conforme au reste du bâtiment. Nicolas et Cathy ont choisi d’isoler le toit avec une laine soufflée, moins coûteuse et plus rapide d’installation. Quant aux murs, une laine minérale R20 a été posée puis recouverte de polyéthylène qui agit comme un coupe-vapeur. La charpente a été recouverte de panneaux de fibres de bois goudronnés puis enveloppée de Tyvek, un coupe-vent qui rend le bâtiment encore plus étanche. De plus, l’air circulant entre le lattage et la tôle extérieure, ajoute au coefficient d’isolation du bâtiment. Les fenêtres sont en PVC, à l’intérieur tout comme à l’extérieur et ont un verre thermos fixe. Elles ont été soufflées pour qu’elles arrivent égales au revêtement intérieur et extérieur. Nicolas et Cathy n’avaient qu’à les installer dans le trou et faire la finition de chaque côté, et le tour était joué.

Les vaches, restées dans la structure du vieux bâtiment, n’ont vu les travaux que lors de la démolition de la vieille étable et n’ont été déplacées que lorsqu’il a fallu couler le nouveau plancher.

 
« C’était vraiment l’option idéale pour la ferme Galyco, car ils voulaient à tout prix poursuivre leurs opérations, ajoute André. En même temps, ça leur a permis de se servir du vieux bâtiment comme échafaudage. » Pas fou comme idée.


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