Le Coopérateur agricole a recueilli les propos de producteurs qui ont accepté de partager des souvenirs qui leur sont chers. Quels que soient vos Noëls, vous vous retrouverez sûrement dans ce reportage dont le résultat final ressemble à une grande courtepointe sur le thème des Fêtes. Meilleurs vœux


Rita Gadbois, 80 ans, garde de très bons souvenirs des Noëls des années 30 passés à Saint-Barnabé, près de Saint-Hyacinthe. Neuvième d’une famille de onze enfants, Mme Gadbois se rappelle être allée à la messe de minuit en carriole, tout bien emmitouflée. « Les hivers étaient froids à cette époque, dit-elle. Dans la carriole, il y avait toujours une grosse couverture et on mettait des briques chaudes à nos pieds. Il faisait noir à la campagne; on ne voyait pas grand-chose, mais on pouvait entendre les chevaux et les grelots des carrioles venir de loin et les gens qui chantaient des cantiques de Noël. »

Mme Gadbois habite maintenant Saint-Hugues. Elle a six enfants, treize petits-enfants et un arrière-petit-fils. Une de ses petites-filles lui a demandé récemment de lui raconter comment se déroulaient les Noëls dans son temps. « Je lui ai dit que Noël n’était pas matériel et qu’on n’était pas gâtés comme les enfants le sont aujourd’hui, que c’était avant tout une fête religieuse. »



Il n’y avait pas d’électricité à cette époque et les gens décoraient peu. S’il y avait un arbre de Noël, celui-ci était décoré avec des guirlandes de papier, faites maison. Certains y ajoutaient aussi des glaçons. Mme Gadbois avait placé sous l’arbre une crèche en carton qu’elle avait gagnée à l’école.

Les préparatifs pour le réveillon commençaient une semaine avant Noël. « On tuait des poules et maman les préparait, les faisait cuire, poursuit-elle. Ça sentait bon. Il y avait aussi des tourtières, du ragoût de boulettes et des beignes. Mes sœurs faisaient des tartes, des gâteaux. Tout était préparé à la main à cette époque-là, puis maman nous faisait du Jell-O de toutes sortes de couleur. Quand on est enfant, les couleurs on aime ça! »
 

Il y avait trois tablées et une bonne quarantaine de convives au réveillon. « Après le repas, ça dansait et les jeunes veillaient un peu, dit Mme Gadbois. On chantait des chansons à répondre et on jouait à tirer la jambette, un jeu où il fallait prendre la jambe de l’autre pour le renverser. Ils envoyaient les jeunes se coucher en disant que le Père Noël ne passe pas si les enfants ne dorment pas. » Une fois le bas de Noël suspendu sur un poteau du lit de métal, les enfants s’endormaient en rêvant à leurs cadeaux.


Au petit matin, ils trouvaient dans le fond de leur bas soit un oignon ou une pomme, une orange et par-dessus, des sucres d’orge, qui sont d’ailleurs encore les bonbons préférés de Mme Gadbois.

« Et on la trouvait bonne l’orange parce qu’on en mangeait qu’à Noël! Je me souviens aussi d’avoir reçu une poupée en carton qui venait avec un livret dans lequel on détachait les vêtements de papier. Ça valait 19 ou 29 cennes et quel plaisir on avait avec ça. »

Devenus plus âgés, les enfants recevaient des cadeaux pratiques, des vêtements. Le plus beau cadeau dont Mme Gadbois se souvienne c’est celui qu’elle a reçu à l’âge de quatorze ans. Ses sœurs lui avaient dit que le Père Noël c’était fini et que personne n’aurait de cadeau. Quand elle s’est réveillée, les cinq enfants qui demeuraient encore à la maison avaient tous reçu une belle montre, un cadeau qu’elle a gardé précieusement pendant de nombreuses années.

Après mûre réflexion, sa petite-fille a déclaré que « ça devait être bien plate vos Noëls à vous autres… ». Un avis que Mme Gadbois est bien loin de partager. « Les gens sont loin d’avoir le plaisir qu’on avait lors de nos réunions de famille, dit-elle. Je n’échangerais pas mes Noëls avec ceux de mes petits-enfants. Ils ont beaucoup de cadeaux, mais ils ne connaissent pas la magie de Noël. »



Dans la famille d’Angèle Arès de Saint-Césaire, Noël était une fête religieuse et l’on fêtait davantage au jour de l’An. Quant à la messe de minuit, elle possède une signification toute particulière pour Mme Arès. La première fois qu’elle y va, c’est pour sa première communion qui est célébrée le soir de Noël 1943. « C’était impressionnant de voir le prêtre avec sa chasuble rouge, le chœur et les servants de messe dans l’église bondée de monde, dit Mme Arès. Dans ce temps-là, il fallait absolument écouter les trois messes, la messe solennelle de Minuit qui était suivie de la messe de l’Aurore puis la messe du Jour. C’était long; ça finissait vers deux heures moins quart du matin. »

 

Par chance, la famille Arès ne demeurait pas loin de l’église. Le trajet se faisait bien à pied, au clair de lune. L’un des deux parents amenait les enfants à l’église pendant que l’autre restait à la maison avec les plus jeunes.

Comme la traite des vaches se faisait à cinq heures du matin, au retour de la messe, la famille ne tardait pas à se mettre au lit après avoir grignoté un petit goûter.

« C’était tranquille chez nous quand j’étais jeune, poursuit Mme Arès. Il y avait un sapin, mais pas nécessairement des cadeaux. Vers l’âge de 10, 11 ans je me souviens d’avoir reçu des cadeaux que ma mère avait fait venir du catalogue Eaton. On le recevait quatre fois par année et notre plaisir était de choisir nous-mêmes ce qu’on désirait d’après le budget que maman avait fixé pour les cadeaux. Pour les plus jeunes, c’était les poupées et plus tard des bijoux ou de quoi se mettre dans les cheveux. » Les robes du catalogue d’Eaton faisaient rêver toutes les jeunes filles, mais comme elles se vendaient entre dix et douze dollars chacune, la mère de Mme Arès préférait s’en inspirer et les faire elle-même. Toutefois, à l’âge de 15 ou 16 ans, raconte Mme Arès, ses sœurs et elle ont demandé une robe qui provenait du magasin.

Les Arès étaient reconnus comme étant des amateurs de cartes. La mère d’Angèle Arès invitait régulièrement neveux et nièces et sortait les tables à cartes. « Ça remplissait la cuisine et le salon, explique-t-elle. C’était sérieux les cartes chez nous. J’ai commencé à jouer au 500 avec les adultes à l’âge de 12 ans. »

Les fiançailles d’Angèle Arès avec Léo Normandin ont été bénies lors de la messe de minuit, à Noël 1959. La famille Normandin étant des musiciens dans l’âme, l’atmosphère des Fêtes y était complètement différente que dans la famille Arès. « C’était beaucoup plus vivant dans la famille de mon mari, raconte-t-elle. Le grand-père se mettait au violon ou à la musique à bouche et un autre, au piano. On poussait la table et là commençaient les danses carrées, les polkas, les valses. On chantait des chansons à répondre. Le tout se déroulait dans la sobriété mis à part le petit verre de vin de cerise ou de pissenlit et un minuscule verre – gros comme un dé à coudre – de whisky maison. »

La vie était plus simple à cette époque. On avait du plaisir ensemble et on portait beaucoup plus d’importance à la famille, ajoute-t-elle.

« Aujourd'hui, les jeunes vont prendre un café à Trois-Rivières, une bière à Québec, mais ils n’ont pas le temps pour les réunions familiales. On les voit si ça adonne avec leurs projets. Il est peut-être plus facile de se déplacer aujourd’hui, mais ça semble plus difficile que jamais de se réunir…»

Contrairement à la famille de son conjoint où les Fêtes passaient presque inaperçues, tout le mois de décembre était consacré à la popote des Fêtes dans la famille de Sylvie St-Yves à Saint-Léon-le-Grand en Mauricie, dans les années 70 et 80. « Je viens d’une famille de neuf enfants et du côté de ma mère, ils étaient quinze, dit Sylvie. On revenait de l’école et mes tantes étaient là pour aider maman à faire des tourtières, des gâteaux, des beignes. C’était incroyable la quantité de bouffe qui se faisait là. Avec tous les neveux et nièces, on était bien au-delà de soixante-dix pour les réunions de famille. Toutes les chansons à répondre y passaient. C’était une vraie partie de plaisir. Mon conjoint Normand trouvait ça l’fun dans ma famille. »

Les cousins et cousines venaient des quatre coins du Québec. Dans la grande maison ancestrale, où faute de place on ouvrait la cuisine d’été pour le temps des Fêtes, la tradition voulait que le grand-père maternel donne la bénédiction à toute la famille le soir du 31 décembre.

 
Les enfants en profitaient ensuite pour aller jouer et se cacher sous la pile de manteaux de fourrure des matantes empilés sur les lits du deuxième. Au fil des années, la maison étant devenue trop petite. La fête s’est déplacée dans une salle louée pour l’occasion.

« On était tous des producteurs agricoles et tout au long de l’année, on se serrait la ceinture, il fallait faire attention, dit Sylvie. Des cadeaux, on n’en avait pas durant l’année. À notre fête, il y avait parfois un petit gâteau et ça finissait là. Il n’y avait pas de fête d’enfants, pas avec des familles nombreuses comme la nôtre. » Mais quand arrivait le temps de Noël, Mme St-Yves prenait un plaisir fou à emballer les cadeaux des enfants.

« On pouvait passer des semaines à fouiller dans le gros catalogue de Noël d’Eaton et se faire des listes de suggestions de cadeaux; ça faisait rire ma mère. Je me rappelle qu’une année, je voulais à tout prix avoir un four Easy Bake. Ma mère avait pris une grande boîte, de même taille que celle du four et elle avait mis deux quartiers de bois dedans avec de la gazette et elle y avait placé une montre, ma pierre de naissance et une petite machine à coudre, mais pas de four Easy Bake parce qu’elle les avait trouvés tellement cheap. Elle m’a dit : tu te pratiqueras dans mon vrai four et ça s’était fini là. On ne discutait pas. J’ai également reçu une belle grande poupée. Une de mes tantes avait des doigts de fée et elle nous avait confectionné, à chacune des filles chez nous, une boîte pleine de linge de poupée. C’était incroyable. On a tellement joué avec cette boîte de linge là. Quand je me suismariée, j’avais encore tout ça. »

Sylvie St-Yves et son conjoint Normand Bournival sont producteurs maraîchers à Saint-Étienne-des-Grès en Mauricie et leurs trois enfants sont maintenant adultes. Sylvie dit qu’elle est contente d’avoir pu élever ses enfants à la campagne. Quand vient Noël et que tout est blanc dehors, l’endroit est féérique.

Pour ce qui est des traditions, certaines se poursuivent d’année en année. « C’est encore très décoré chez nous dans le temps de Noël et pas question d’un arbre artificiel, les enfants n’en veulent pas. Même si on est juste notre famille ici le soir du 24, je prends la peine de préparer un petit réveillon. On fait ça à la bonne franquette et même si les enfants sont grands aujourd’hui, ils aiment ça.

Si je ne faisais rien le 24 au soir, ils trouveraient ça plate, parce qu’ils ont connu autre chose. » « Le 25 décembre et le Premier de l’an, on va jouer aux quilles. C’est le fun parce qu’il n’y a personne. C’est une belle activité et après je fais un tour chez mes parents, pour qu’ils ne soient pas seuls le 25. Ils sont en résidence depuis quelques mois et je ne sais pas comment on va organiser la soirée du 31 décembre. Chose certaine il n’est pas question de laisser Noël passer inaperçu, parce que quand tu fais cela, il te reste plus grand-chose d’important dans la vie. »

 
Le plus beau Noël d’Annie Moreau, qui exploite une ferme laitière à Manseau, dans le Centre-du-Québec, avec son mari Daniel Dionne, est sans aucun doute celui de 1996. Les jumelles, Éveline et Roseline, n’avaient que deux mois et c’était leur tout premier Noël passé en compagnie de leur frère Marc-Antoine et leurs sœurs Éliane et Léonie. « Avec cinq enfants en bas de cinq ans, ça faisait beaucoup de monde à s’occuper! » dit Annie en riant.

Avoir une famille nombreuse c’est plutôt rare de nos jours et Annie et Daniel sont très fiers de leur marmaille qui, soit dit en passant, est très raisonnable lorsque viennent les demandes de cadeaux et de sorties. Tous ont un bas de Noël qui est religieusement rempli de friandises et de gommes chaque année. Pour ce qui est des cadeaux, soit les enfants font une demande collective comme ils l’ont fait l’an dernier en demandant une console de jeu Game Cube pour les cinq enfants ou ils ont un budget fixe de 30 $ chacun, qu’ils gèrent à leur guise. « On fait également une sortie de famille ou parfois on va faire du ski, dit Annie. Ça commence à être plus difficile à organiser parce qu’il y en a une qui joue au hockey et les quatre autres font du soccer en hiver comme en été. On a un emploi du temps bien chargé, mais on essaie d’être équitables envers tout le monde. »


Le couple s’estime chanceux. Jamais les enfants ne demandent d’aller manger au restaurant ou ne se plaignent d’avoir à apporter leur lunch quand ils ont des activités sportives. « Nous n’avons pas des enfants qui demandent beaucoup parce qu’ils savent qu’ils sont nombreux. Ils se trouvent chanceux de faire du sport. Ils viennent nous aider dans l’étable parce qu’ils savent qu’il faut finir la traite avant d’aller les mener à tel endroit. Ils sont conscients de tout cela parce qu’il y a des familles où il n’y a que deux enfants et les parents ne trouvent pas le temps ou l’argent pour inscrire les enfants à des activités sportives. »

À la ferme Dionimo, Noël se fête entre les traites, en famille. Avec 45 vaches en lactation et aucun employé, la famille et les amis de la famille qui veulent les recevoir prévoient l’heure des repas en conséquence. « Je ne fais pas de gros repas aux Fêtes parce que j’en fais à l’année! dit Annie. Les parents de Daniel et les miens vivent encore et on est reçus des deux côtés de la famille. C’est une belle occasion de se réunir, car on n’a pas le temps de se voir pendant l’année, tout le monde étant trop occupé. »

À l’an 2000, la famille a fait parti d’une crèche animée à l’église. « Daniel et moi étions Marie et Joseph, il y en a deux qui faisaient des bergers et les trois autres, des anges.

 
On a dû prendre mon petit-neveu pour faire le petit Jésus parce que les nôtres étaient rendus trop grands. On remplissait la crèche rien qu’avec notre famille. Le curé m’en parle encore; il appelait les jumelles, ses petits anges cornus. »

« À cette époque, ça se levait tôt le matin de Noël et il fallait attendre que papa arrive de l’étable avant d’ouvrir les cadeaux, explique Annie. C’était long! Aujourd’hui, ce sont les enfants qui prennent ça en main, Noël. Ils décorent et c’est eux qui mettent la musique des Fêtes qu’ils vont chercher sur Internet. Moi, du moment qu’ils s’amusent, je suis contente. Depuis cette année, mon fils a une blonde, donc la famille vient encore de s’agrandir et plus on est, plus on a de plaisir. »


André Poirier est producteur laitier à Saint-Blaise-sur-Richelieu en Montérégie. Il s’est marié en secondes noces avec Marie-Claude Nadeau l’été dernier. André a un garçon de 11 ans d’une union précédente et sa conjointe, un garçon de 12 ans et une fille de 22 ans qui ne demeure plus avec eux. Le couple Poirier-Nadeau, et leurs enfants respectifs, forment une famille nouveau genre, une famille recomposée.

Et si les Fêtes constituent tout un casse-tête d’organisation pour une famille traditionnelle, ça n’a rien d’égal à celui auquel font face ces familles recomposées. « Les traditions ont toujours de l’importance, mais c’est beaucoup plus difficile à gérer quand tu as une garde partagée, dit André. Mon gars est avec moi un Noël sur deux, l’autre il le passe avec sa mère. »

 

André et Marie-Claude ajustent donc leur programme des Fêtes d’une année à l’autre, pour le bien-être du fils d’André et pour resserrer les liens familiaux. « Si Samuel part le 25 au matin, on va faire une petite fête le 24 avant qu’il ne parte en guise de compensation. L’important c’est d’être ensemble. On s’adapte comme on peut. » Samuel manquera le souper de Noël de la famille Poirier cette année ainsi que l’échange de cadeaux entre neveux et nièces; ce n’est pas facile pour un jeune de 11 ans.

« On entend souvent les enfants dire que Noël c’est la fête des cadeaux, mais ce n’est pas ça le vrai sens de Noël », dit André. « J’ai comme redécouvert Noël avec Marie-Claude. Avec elle, ce ne sont pas les cadeaux qui comptent, mais l’amour et le temps qu’on passe ensemble. Et, c’est ce que je mets en pratique maintenant. Quand ma nièce a eu 18 ans, je lui ai envoyé une carte dans laquelle je lui ai dit que je l’aimais et elle l’a vraiment apprécié, peut-être plus que certains cadeaux qu’elle a reçus. »

Grands-parents, beaux-parents, oncles, tantes, cousins, cousines; satisfaire tout ce beau monde peut aussi s’avérer contraignant. « Du côté d’André, ils sont cinq et à cela vient s’ajouter ma famille qui est également une famille éclatée, affirme Marie-Claude. Mes parents ont tous les deux de nouveaux conjoints et les quatre ont des traditions des Fêtes auxquelles ils tiennent tous, sans compter celles des parents d’André. Par chance, on arrive à s’entendre là-dessus. C’est d’autant plus important qu’il arrive parfois qu’ils viennent tous ensemble fêter avec nous. »

« C’est drôle à voir tout de même, tous ces compromis que notre famille fait pour passer des Fêtes agréables », admet Marie-Claude. Composer avec ce mélange de traditions des Fêtes tout en respectant celles qui sont importantes pour leur couple, c’est tout un défi. Il est compliqué le Noël des gens divorcés et des familles recomposées…

Pas de déprime pour Noël s.v.p.!

À Noël, nous sommes bombardés de messages heureux dans le but de nous mettre dans l’ambiance des Fêtes. Mais Noël n’est pas synonyme de réjouissance pour tout le monde. Il y en a qui vivent de grands moments de tristesse, de solitude et de dépression.

D’après Pierrette Desrosiers, psychologue et elle-même conjointe d’un producteur agricole, ce phénomène est d’autant plus marqué chez les agriculteurs qui vivent déjà de la détresse et chez les gens qui viennent de se séparer ou qui sont seuls après le décès d’un être cher. « Ce n’est pas parce que c’est Noël qu’on prend congé de la dépression », explique-t-elle. Et lorsque s’ajoute la fausse impression que tous ont du plaisir et semblent heureux, il n’est pas surprenant de penser qu’on est les seuls à ne pas apprécier ce temps de l’année.

C’est un fait connu. Depuis plusieurs années déjà, la semaine de travail des agriculteurs s’allonge et le travail empiète sur les heures de loisir. « On a perdu l’habitude de se retrouver en famille parce qu’on rattrape la fin de semaine ce qu’on n’a pas eu le temps de faire pendant la semaine, parce qu’il y a eu un bris de machinerie, parce que c’était le temps de faire les foins, dit Mme Desrosiers. On voit de plus en plus de workaholics sur les fermes et ces gens-là sont littéralement pris dans une bulle. Ils ne sont plus conscients des Fêtes. »

Cela dit, il a beau y avoir des lumières de Noël, un sapin, des cadeaux sous
l’arbre, de la tourtière, mais cela n’empêche pas la déprime de se montrer le nez. Alors, voici quelques conseils pour la surmonter :

Ne restez pas seul à Noël et au jour de l’An. Il y a sûrement des voisins, des amis, des membres de votre famille qui auront de la dinde en trop. Appelez des connaissances que vous n’avez pas vues depuis longtemps. N’ayez pas peur de les déranger. Ils seront contents d’avoir de vos nouvelles!
Gâtez-vous! Écoutez de la musique, relaxez dans un bain de mousse, prenez le temps de vous offrir un petit plaisir. Ça n’a pas besoin de coûter de l’argent.
N’hésitez pas à demander de l’aide! Les réseaux d’aide, d’écoute et les psychologues ne sont pas tous partis faire du ski pendant les Fêtes. Il y a toujours quelqu’un qui saura vous aider.


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