DBenoît, le fils de Gaétan et de Yolande Gosselin de Plessisville (ferme Gaélande), prendra bientôt la relève de la ferme familiale, une ferme laitière de 75 bovins et 81 hectares en cultures mixtes. Benoît et sa conjointe Katy attendent leur premier enfant. Gaétan et Yolande ont décidé de leur céder la maison de ferme dès maintenant, car elle est plus spacieuse pour y élever une famille. De plus, elle est plus proche de l’étable, pour Benoît qui fera la traite du matin. Ils ne déménageront cependant pas très loin de la ferme. Quelques années plus tôt, les Gosselin avaient acheté le lot voisin sur lequel se trouvait l’école du rang. L’endroit est parfait étant donné que Gaétan veut rester actif sur la ferme, mais il manquait quelque chose d’essentiel à cette maison… un garage!


« Ça me prenait un garage, dit Gaétan Gosselin. J’en avais un ici et je ne vois pas comment je m’en passerais maintenant. Le verglas et la neige, je n’y suis plus habituée. »

M. Gosselin a vite trouvé un plan de garage qui lui convenait, avec un espace vide en dessous, ce
qui lui permettrait de garder son bois de chauffage bien au sec l’hiver. Après avoir obtenu un devis de 6500 $ d’un entrepreneur pour lui couler un plancher de béton armé de 15 centimètres (6 pouces) d’épais, M. Gosselin s’est dit qu’il y avait sûrement moyen de s’organiser autrement.
 
Yolande et Gaétan Gos

En 2001, il avait construit un patio avec des panneaux de béton en fibrociment et il était convaincu de leur résistance et de leur durabilité. Il décide donc d’adapter le plan existant et de faire le plancher du garage en panneaux de fibrociment.

« C’est un produit qui est très demandé ici, surtout depuis les six derniers mois, dit François Boissonneault, gérant du Magasin CO-OP de Plessisville. On en voit régulièrement dans les projets parce que c’est moins coûteux que de faire couler du ciment. Les gens l’emploient pour le mettre derrière un poêle à bois, pour faire des patios, des planchers de garage et des enclos pour les animaux parce qu’il n’a aucune valeur alimentaire et que les animaux ne seront pas tentés de les manger. C’est un matériau facile d’entretien, fait de ciment renforcé de fibres synthétiques, qui se lave au jet d’eau et qui ne pourrit pas. »

« Étant donné que je ne suis ni architecte ni ingénieur, j’ai décidé de poser des solives de 8 cm sur 18 cm, espacées aux 41 cm, dit M. Gosselin.

Par-dessus, j’ai mis un contreplaqué de 2 cm avant de poser les panneaux de fibrociment. Je n’avais peut-être pas besoin de le faire, mais je me suis dit qu’une auto, c’est lourd. C’est une masse qui porte sur quatre roues et quand les roues arrivent entre les solives, il ne faut pas que les panneaux plient. » Le coût du plancher – y compris la structure de bois, le contreplaqué, les panneaux de fibrociment, les vis et le calfeutrage – s’élève à 4000 $.

Helios Munoz, ingénieur au service technique de la compagnie FINEX, fabriquant des panneaux de béton de fibrociment, affirme que M. Gosselin n’aura aucun problème de charge dans son garage. « Pour une utilisation résidentielle, il n’avait pas besoin d’installer du contreplaqué sous les panneaux de fibrociment, mais s’il veut mettre de grosses charges, c’est beaucoup plus sécuritaire, dit-il. Les panneaux ont une capacité structurale pouvant supporter une charge de 318 kilos (700 livres) entre des solives qui ont été posées à 41 cm centre à centre.
 
François Boissonneault, gérant du Magasin CO-OP de Plessisville et Gaétan Gosselin
Un plancher fait ainsi peut facilement supporter une camionnette Ford F150, car même si l’on parle ici d’une charge qui dépasse le maximum prévu, il est peu probable que tous les pneus tombent exactement entre les solives. »

Il faut savoir que du béton reste toujours un peu humide, même s’il est sec en apparence. « Voilà pourquoi il faut choisir un calfeutrage à base de polyuréthane, comme du Sikaflex pour jointer les panneaux, affirme M. Munoz. Le polyuréthane restera flexible pendant de nombreuses années. Il va rester collé au béton même si les panneaux sont humides ou mouillés. Cependant, il faut appliquer le calfeutrage sur des panneaux secs. »

M. Munoz déconseille le calfeutrage en silicone ou en thermoplastique. Ceux-ci sont moins coûteux à l’achat, mais six ou huit mois après la pose, les problèmes surgiront. Une fois les solvants évaporés, les joints durcissent et décollent du béton parce qu’ils ne tolèrent pas l’humidité.

Le calcium sur les routes, qui adhère aux pneus et qui laisse des cernes blancs sur un plancher normal, ne marquera ni n’endommagera les panneaux de fibrociment. Car en plus d’être incombustibles et insensibles aux chocs, au gel et à l’eau, ils sont très résistants à l’attaque chimique du calcium, du chlore ou de l’urine d’animaux.

Il n’est pas nécessaire de mettre un scellant sur les panneaux ou de les protéger d’une quelconque façon, pour la plupart des applications. Il arrive parfois que les panneaux soient peints avec une peinture acrylique pour les agencer avec le reste de la maison dans certaines applications résidentielles, explique M. Munoz, mais pour des raisons purement esthétiques.

Les panneaux de 122 cm de hauteur sur 244 cm de largeur (4 sur 8 pieds) ou 122 cm sur 305 cm (4 sur 10 pieds) sont disponibles en deux épaisseurs : 6 ou 12 mm. La technologie des panneaux est québécoise et ceux-ci étaient fabriqués sur la rue Hochelaga à Montréal jusqu’à il y a dix ans; ils sont maintenant faits dans le sud des États-Unis.
 


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