Lorsque Janine Mongrain visite ses clients à domicile, elle entend souvent cette même question : la pièce semble vide, qu’est-ce qui manque? « On a beau avoir les plus beaux meubles et le plus bel agencement de couleurs sur les murs, si ces derniers sont vides, la pièce manquera d’attrait et de chaleur », répond la décoratrice d’expérience qui a mis en place le Centre décoration Inov à La Coop Pont-Rouge.


Dans un salon, par exemple, plusieurs personnes se contentent de centrer un cadre de 25 cm x 30 cm (10 po x 12 po) sur le mur au-dessus du divan, sans rien mettre ailleurs, remarque-t-elle. « Or cela crée un déséquilibre visuel, non seulement avec les dimensions du divan, mais aussi dans l’ensemble de la pièce. » Afin de respecter les proportions du meuble, elle suggère d’utiliser un grand cadre ou trois petits. Pour créer une belle harmonie, tenir compte du sujet et des couleurs des œuvres, de même que de la dimension des murs.

Généralement, poursuit-elle, on accrochera les cadres à la hauteur des yeux d’une personne de taille moyenne en position debout. Mais cette règle n’est pas absolue, précise la décoratrice : « Dans une salle à manger, on se guidera plutôt sur la hauteur des yeux d’une personne assise. »

Regrouper les petits encadrements
« Sur un grand mur, on ne doit pas placer les cadres de petit format éloignés les uns des autres. Pour un meilleur effet, il est préférable de les regrouper », soutient Mme Mongrain. Ainsi, à un couple qui souhaitait mettre en valeur une vaste collection de photos de famille éparpillées dans la maison, elle a suggéré de créer un véritable « mur des célébrités » dans le coin bureau. « Même si le mur était recouvert du sol au plafond, cela ne faisait pas trop chargé, car l’espace s’y prêtait parfaitement », explique la décoratrice.

Si on peut mélanger les formes, les tailles et les couleurs d’encadrements dans un regroupement, équilibre et logique doivent toutefois être au rendez-vous. « On se limitera à une seule thématique, conseille-t-elle. Dans un montage de photos de paysages, par exemple, on n’ira pas insérer une image de cuisine. »

Trois formes d’accrochage

Les regroupements peuvent en outre être réalisés suivant trois formes géométriques distinctes : le rectangle, le cercle et le triangle, à l’exemple des schémas ci-dessous.

Dans sa version horizontale, la forme rectangulaire – qui est la plus courante – conviendra à un grand mur sans fenêtre ou à un couloir. « Dans un passage, cela aura l’avantage d’en réduire visuellement la monotonie et la longueur », souligne la spécialiste. Dans sa variante verticale, le rectangle se prêtera bien à un mur étroit, comme dans une cage d’escalier ou un puits de lumière.
Quant aux formes circulaires et triangulaires, la décoratrice y a principalement recours pour délimiter une zone dans les chambres d’enfants et d’adolescents, ou encore dans un sous-sol. « On peut alors jouer avec la peinture, peindre la forme choisie d’une couleur contrastante et y accrocher ce que le jeune aime », propose-t-elle.

En guise de conclusion, Janine Mongrain nous confie généreusement un truc de professionnel :
« Pour ne pas cribler inutilement le mur de trous, faites d’abord vos essais d’agencement au sol, à l’intérieur des contours de la forme géométrique choisie. Reproduisez le résultat final sur papier et accrochez les cadres au mur en suivant le plan. »
 



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