Après dix ans de patience, Alain Gagnon, propriétaire de la Ferme Côte de Sable, voit enfin son rêve se réaliser : la construction d’une pouponnière. Pas moins de 700 000 $ ont été investis pour mettre sur pied ce bâtiment entièrement neuf mesurant 19 mètres sur 58 (62 pieds sur 190).



En effet, après tant d’années, Alain Gagnon entreprend son projet grâce à une modification de la régie d’élevage d’une ferme appartenant à La Coop Agriscar et Groupe Dynaco. Les deux coopératives réfléchissaient, depuis quelque temps, à la possibilité d’apporter des changements à leur ferme Pascoporc située à Saint-Pascal de Kamouraska – une maternité et une pouponnière. Finalement, elles ont décidé en cours d’année de restructurer les opérations et d’en faire exclusivement une maternité au grand bonheur d’Alain.

« Connaissant mon intérêt, René Cimon, directeur de la meunerie, productions animales et végétales pour La Coop Agriscar, m’a approché de nouveau au printemps. Il m’a dit que ce serait le bon moment pour mon projet et que tous les éléments étaient en place pour que cette fois ce soit la bonne », raconte Alain. C’est donc en septembre qu’il voit le commencement de son rêve se concrétiser.

Sa pouponnière compte 25 parcs par chambre. En tout, 2700 porcelets peuvent y être logés. Le plancher des parcs est entièrement fait de treillis plastifiés. Le revêtement des murs, un aspect important du bâtiment, est en Ag Tuff, un produit de Vic West. « C’est pas trop cher. C’est léger. Et l’installation est excessivement facile », confirme Alain.

Rémi Caillouette, conseiller au centre de rénovation à La Coop Agriscar de Saint-Arsène, a suivi le projet de près. Il n’hésite pas à vanter les mérites du produit Vic West, puisqu’il l’a lui-même utilisé pour son garage résidentiel : « Les panneaux Ag Tuff résistent aux changements de température, ils ne craquent pas, ils ne se déforment pas, même à basse température. De plus, la pose est simple, car ils ne nécessitent aucun équipement spécial. Les panneaux s’entretiennent aussi très facilement à l’aide de produits traditionnels. »

Les panneaux mesurent 0,9 m (36 pouces) de largeur. La largeur est en grande partie ce qui facilite la pose étant donné leur étroitesse. La longueur peut varier de 3 m à 6,1 m (10 à 20 pieds). Ces panneaux ont reçu un traitement antistatistique, sont ininflammables et résistent à la corrosion.

Vic West fut le premier à mettre sur le marché ce genre de matériau. « Il est très populaire auprès des propriétaires de bâtiments agricoles », soutient René Bélanger, représentant de Vic West. Ils sont utilisés autant dans les porcheries que dans les fermes avicoles et laitières, poursuit-il, en raison de sa durabilité et aussi parce qu’ils résistent aux éraflures et aux marques. Mais on les retrouve aussi dans des usines de traitement de produits alimentaires, des centres de lavage d’autos et de camions, des bâtiments à usage industriel, des abattoirs, des marinas, en pisciculture et même dans des chenils.

La construction est recouverte à l’extérieur de tôle autant les murs que la toiture. Cependant, aux différents endroits où se trouvent des ventilateurs, un déclin de vinyle a été installé pour éviter la corrosion. Une génératrice est fonctionnelle en tout temps, ce qui fait que même s’il y avait une panne subite d’électricité, les porcelets seraient dans un environnement sain et ne subiraient aucun changement.

La ventilation du bâtiment est mécanique avec des trappes modulaires au plafond qui octroie une température uniforme dans chacune des chambres. Nous retrouvons une trappe par parc.

Le système de chauffage qui a été choisi est le LB White alimenté par du propane que le producteur se procure chez Sonic. Il est plus efficace que les couveuses traditionnelles, car il y a un système de ventilation intégré qui permet une distribution de chaleur plus constante et plus rapide.

Une des particularités du bâtiment est son entrée danoise qui assure l’aspect biosécurité à l’élevage. Ainsi, lorsque les gens entrent dans le bâtiment, ils enlèvent leurs vêtements, passent à l’étape du lavage des mains et du visage, continuent un peu plus loin pour enfiler les vêtements de la ferme, pour ensuite avoir accès aux chambres. Cette entrée danoise élimine l’étape de la douche et garantit quand même un maximum de sécurité pour les animaux.

Que ce soit pour les demandes de soumissions, le choix des matériaux, Alain a eu accès à des ressources pour lui venir en aide en tout temps, peu importe l’étape du projet. Ce fut peut-être long avant qu’Alain puisse voir son rêve devenir réalité, mais une fois que le projet fut accepté, tout s’est enchainé très rapidement.

C’est une semaine avant la date prévue que les porcelets ont finalement fait leur entrée. Alain en est fier. « C’est beaucoup de travail. J’ai eu de l’aide. Les demandes de soumissions, la recherche d’ingénieurs, le choix des matériaux, tout le monde m’a donné son support. Même René (Cimon) est venu m’aider à visser. Alors, en tout temps, j’ai pu compter sur des personnes pour m’appuyer et faire en sorte que la pouponnière soit ce qu’elle est aujourd’hui », affirme Alain.

Est-ce que la persévérance est la recette pour que tous nos rêves se réalisent? Si ce n’est pas la recette, c’est du moins un bon ingrédient. Quand nous demandons à Alain Gagnon ce que cela lui fait, de voir son rêve devenu une réalité, ses yeux brillants parlent d’eux-mêmes et c’est tout simplement qu’il nous répond : « Je suis content! »



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