Elle aura 40 ans le 22 mars prochain. Un tournant pour elle. « Je veux prendre le temps de le souligner et de le célébrer avec ma famille, confie Dominique. Parce que dans la vie, il est bon de s’arrêter et de faire le bilan de nos réalisations et de nos aspirations futures, tout comme on le fait pour son entreprise. »

Vice-présidente de La Coop Weedon, Dominique Therrien siège au conseil d’administration depuis 2005. Ayant fait partie du personnel de la quincaillerie pendant plusieurs années, son expertise de membre et d’ex-employée est souhaitée autour de la table du conseil. « J’ai hésité parce que cela me demandait d’aller en élection. Un exercice totalement inconnu pour moi. Finalement, tout s’est bien passé. » Après une année à titre d’administratrice, on lui demande d’accéder à la vice-présidence. Elle dit oui, encore une fois avec une certaine hésitation. Et pourquoi pas! Elle sent qu’elle peut apporter un autre point de vue à l’équipe.

Plusieurs défis se posent à la coopérative en matière de réaménagement de l’espace et de l’ambiance de travail. « Il faut repenser l’espace d’entreposage, explique Dominique. Cela améliorera le service et facilitera les déplacements du personnel. Pour ce qui est des relations de travail, nous avons amorcé un exercice de planification stratégique qui nous a aidés à poser des actions concrètes. C’est un point important puisqu’il influence directement le service à la clientèle.»

Toute petite, cette fille de Lac-Drolet avait bien dit à son père agriculteur qu’elle ne marierait jamais un gars de vaches. Peu de temps avant son décès à l’automne dernier, alors qu’il souffre de la maladie d’Alzheimer, son père retrouvera quelques moments de lucidité où il démontrera sa fierté d’avoir une agricultrice au sein de sa progéniture.

« Mon père a été président de la coopérative de Lac-Drolet, pendant plusieurs années, raconte Dominique. Comme bien des gens de sa génération, il avait le mot coop tatoué sur le cœur. Disons que la relation n’est plus tout à fait la même pour les plus jeunes générations. C’est le grand défi de toutes les coopératives d’avoir à s’ajuster aux besoins des membres qui n’ont plus ce sentiment d’appartenance aussi fort et engagé. »

L’agricultrice, pour sa part, croit profondément à la force que donne un réseau. « J’ai toujours puisé mes bonnes idées en m’inspirant de celles des autres. » Dominique a d’ailleurs été présidente du syndicat de gestion agricole du Lac Saint-François pendant trois ans. C’est avec ce groupe qu’elle et son conjoint, Raynald Fortier, prennent la décision de cheminer vers le mode d’agriculture biologique. Amorcé depuis deux ans et demi, le processus complet de transition est de trois années pour les champs, suivi d’une année pour le troupeau.

Depuis dix ans, la ferme Belvue, située à Weedon, accueille des stagiaires de la maison familiale rurale de Saint-Romain. « C’est notre façon à nous d’aider la relève, souligne Dominique. Nous aurions bien aimé avoir une descendance, mais la nature en a décidé autrement. On prend cela du bon côté. »

Lorsque le temps est clément entre le printemps et l’automne, le couple quitte régulièrement l’entreprise pour une balade de quelques jours en moto, question de couper avec le quotidien, de renouer avec les vacances et avec eux-mêmes!

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