Ils ont le lait dans le sang, mais bien plus, ils ont toute l’agriculture dans les veines. La famille Vincent vit intensément de l’agriculture. Sur les dix enfants, neuf gagnent leur vie de l’élevage!



Sept hommes et trois femmes : cinq frères dans le lait (Jean, Pierre, Jacques, Willy et Étienne), deux dans le porc (Paul et Michel), une dans le mouton (Marie-Christine) et une dans la chèvre laitière ainsi que les vaches de boucherie (Isabelle). L’aînée des filles, Bernadette, fait aussi dans « l’élevage de petits animaux » : elle est éducatrice dans un centre de la petite enfance!

Pour la production laitière, les plus jeunes, Étienne et Willy, ont repris la ferme familiale d’origine, la Ferme Belgo. Les plus vieux, Jean et Pierre, gèrent la ferme qu’ils ont achetée en 1986, la Ferme Belgarde, alors que Jacques et sa conjointe, Carmen Champagne, ont pris la relève de la ferme familiale des Champagne en 1994 et l’ont rebaptisée Beljacar, en concordance avec le préfixe « Bel » qui rappelle cette Belgique lointaine dont leurs parents, Angèle et Joseph, sont originaires.

Les fermes des Vincent ont beau être gérées de manière autonome, il n’en demeure pas moins que l’entraide règne dans la famille : pendant que Pierre et Jean s’occupent des semis des trois fermes, Étienne et Willy opèrent leur ensileuse automotrice durant la belle saison alors que Jacques voit à faucher les bordures de fossés. Pour ne pas faire de chicane, chacun facture ses heures à la ferme concernée. Les bons comptes font les bons frères. On pourrait aussi dire que les Vincent appliquent à la lettre la devise de La Coop Excel de Granby : S’unir pour mieux réussir!
 
Ferme Belgarde Marcelle Larrivée (conjointe de Pierre), Jean et Pierre Vincent.

Ferme Beljacar Emmanuelle Vincent (leur seule fille; ils ont aussi trois garçons : Pascal, Dominic et Samuel), Jacques Vincent, Carmen Champagne (conjointe de Jacques).

Alors que la Belgique tend à la rupture ces jours-ci, Angèle Swennen et Joseph Vincent, la première d’origine belge flamande et le deuxième d’origine belge wallonne, ont uni leur vie, non pas en Belgique, mais ici même, au Québec, où ils se sont rencontrés.

Ferme Belgo Andréa Heiniger (conjointe de Willy), Willy Vincent, Angèle Swennen
(épouse de feu Joseph Vincent), Étienne Vincent et les trois fillettes de Willy et Andréa, Alice, 2 ans,
Camille, 4 ans et Krystelle, 6 ans.

Avoir la bougeotte, c’est bien ce dont il est question quand on considère le parcours de Joseph Vincent et Angèle Swennen. En 1958, le couple achète une ferme laitière à Henryville, au sud de Saint-Jean-sur-Richelieu. Après 14 années à l’exploiter, ils décident de la vendre pour s’exiler en Alberta. Deux mois plus tard et comme leur aventure albertaine ne leur plaît pas, ils reviennent s’établir au Québec en rachetant une ferme laitière de Clarenceville, aux abords de la baie Missisquoi. Jusqu’en 1978, ils y produiront du lait avant de refaire leurs boîtes, direction Manitoba! De 1978 à 1984, la famille y déménagera même deux fois, passant d’un milieu anglo-manitobain à une communauté franco-manitobaine! 1984 marque enfin le retour pour de bon au Québec, sur la route MacDonald, à Acton Vale.

De la performance s’il vous plaît
La Ferme Beljacar se distingue par son évolution rapide. Elle a été achetée en 1994 alors qu’elle ne comptait que 50 vaches, un quota de 20 kg de M.G. et une moyenne de production par vache de 5000 kg de lait. Jacques et Carmen ont aujourd’hui fait passer le troupeau à 72 vaches au total, avec un quota quatre fois plus élevé et une moyenne de production de 10 800 kg de lait.

À la Ferme Belgarde, Jean et Pierre s’appliquent à conserver depuis 2001 un indice de performance totale (IPT) de 99. Cet indice composite est calculé par Valacta pour comparer les troupeaux entre eux sur plusieurs critères (par exemple, production laitière, nombre de saillies par conception, comptage des cellules somatiques, etc.) et signifie que leur troupeau se classe dans le 1 % des meilleurs troupeaux au Québec. Leurs 63 vaches leur permettent de remplir un quota de 65 kg et de pousser la moyenne à 11 500 kg de lait.

Chez Ferme Belgo (95 kg de quota), Étienne et Willy bénéficient d’une étable neuve pour loger leurs 85 Holsteins, ce qui a certainement un impact à la hausse sur leur moyenne de 11 950 kg de lait. Les matelas et la paille en abondance sous les vaches, les stalles suffisamment larges : « Avec les vaches, c’est donnant, donnant, exposent ces jeunes frères. Même que le jour où on a déménagé nos vaches dans l’étable neuve, la production n’a pas baissé, mais légèrement augmenté. »

La relève du troupeau est particulièrement chouchoutée dans ces fermes. Chez Belgarde et Beljacar, des étables neuves à stabulation libre ont été érigées pour un développement accru des génisses et pour faire bouger les vaches taries.
 
Jacques Vincent devant le téléviseur qui retransmet les images de la caméra installée dans l'étable. Un suivi qui améliore la régie de troupeau.
De plus, on applique un programme de médecine préventive par une visite de routine aux trois semaines de leur vétérinaire, Lucien Chagnon.

On l’a dit à la blague, mais un fait demeure : ces fermes n’excellent dans rien, mais sont très bonnes dans tout. Toujours en meilleure posture par rapport aux moyennes régionale ou provinciale (moyenne de production annuelle par vache, âge des taures au premier vêlage, intervalle entre les vêlages, IPT, etc.), ces fermes laitières tirent bien leur épingle du jeu en mettant en action ce que leur a patiemment transmis le patriarche Joseph Vincent, décédé en 1999 : faire du lait efficacement.

Ils ont un peu tous la même recette à succès : une ration savamment équilibrée (RTM à un groupe), une alimentation continuellement abondante devant les vaches (rappelons qu’elles mangent, sur une base matière sèche, plus de 3,5 % de leur poids chaque jour!), des fourrages de qualité, de grosses vaches bonnes productrices et une bonne présence dans l’étable (ou dans le salon devant le téléviseur, grâce à la caméra braquée sur les prochaines vaches à vêler, comme chez Jacques et Carmen de la Ferme Beljacar).

Selon Virginie Bochatay, l’experte-conseil qui concocte les régies alimentaires des trois fermes, si ces producteurs réussissent autant, c’est premièrement parce qu’ils récoltent de bons fourrages.

« Ces producteurs ont aussi en commun une excellente préparation au vêlage avec le Transilac I-Plus ou le Transimil I-Plus, explique l’agronome. De plus, ils utilisent tous un supplément en couverture, soit le Prolac-Ultra, le LaitXtra Plus ou le Pulp-O-Zyme. Les deux premiers apportent de l’énergie tandis que le Pulp-O-Zyme stimule la consommation, et ce, particulièrement durant les périodes chaudes. Le Lactiveur 911 est également utilisé en début lactation pour les vaches grasses afin de lutter contre l’acétonémie. »
 

C’est Virginie Bochatay qui conseille les fermes
des Vincent.

Pour Virginie, les Vincent sont des gens agréables avec qui travailler, qui font beaucoup confiance à leurs conseillers techniques et qui n’hésitent pas à expérimenter des produits, comme le nouveau Transimil I-Plus qui contient des sels anioniques qui diminuent les risques d’hypocalcémie sous-clinique et de fièvre du lait après le vêlage. Comme les sels anioniques sont peu appétant, le Transimil contient des agents anti-amertume et des saveurs pour en atténuer le goût.

Le mot de la fin appartient à la doyenne de cette belle famille, Angèle Swennen, 74 ans :
« Mes garçons sont tombés dans le dalot étant petits. Ils ont grandi dans l’étable en participant aux travaux. Comment voulez-vous qu’ils ne soient pas bons aujourd’hui? »




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