Décorations au pochoir, effet marbré, fini antique, patine, rayures ou dégradés sont quelques-unes des techniques faciles et peu coûteuses qui permettent de personnaliser son décor. « Pas besoin toutefois d’en couvrir les murs! lance France Caron, décoratrice au Centre de décoration Inov de La Coop CoopPlus, à Saint-Narcisse en Mauricie. Il suffit d’une touche originale au plafond, dans un couloir, sur les moulures ou les accessoires pour faire toute la différence », souligne-t-elle.


Par exemple, on peut se distinguer grâce au « tatouage mural », une version modernisée et raffinée du bon vieux stencil. « Il existe plusieurs modèles sur le marché, mais c’est beaucoup plus original de les créer soi-même ou de reproduire des motifs présents dans un tissu de son décor », suggère la décoratrice. Il suffira pour cela de tracer les motifs choisis sur des feuilles de plastique rigide (genre acétates) et d’en découper le contour avec un exacto. « On vaporise légèrement son stencil d’un adhésif en aérosol, on le pose au mur, on applique la peinture avec un petit rouleau, puis on recommence», décrit Mme Caron.
 

Métamorphose d’armoires en mélamine
Les techniques de faux-finis sont particulièrement utiles pour métamorphoser, à petit prix, des armoires de cuisine en mélamine, remarque la décoratrice. « Avec ou sans ajouts de moulures, on peut les rajeunir, ou au contraire, leur donner un petit air vieillot », mentionne-t-elle. La gamme de produits offerts est étonnante, de la simple teinture aux glacis permettant d’imiter les craquelures, le suède, le cuir, le marbre, le métal ou même le grain du bois. Demandez conseil à votre décoratrice ou à votre quincaillier pour choisir le produit qui conviendra le mieux à l’effet recherché, et surtout, faites des essais avant de vous lancer!

Le secret est dans l’apprêt
Pour réussir ses projets de peinture, de teinture ou de fini décoratifs toutefois, il est essentiel de bien préparer les surfaces, prévient France Caron. « Le succès dépend à 75 % de la préparation », affirme-t-elle. Malheureusement, trop peu de gens lisent les recommandations du fabricant. Ils se contentent d’appliquer le produit et se retrouvent avec des défauts apparents ou des plaques de peinture qui se soulèvent. « Or il faut toujours laver les surfaces avec une solution de triphosphate de sodium (TSP), car l’eau seule ne suffit pas pour dissoudre les gras qui contaminent la peinture et l’empêche de bien adhérer », explique-t-elle. Avant de peindre, il faut également boucher les trous et fissures, poncer soigneusement et appliquer un apprêt à l’huile ou au latex, selon le cas.

Travaux extérieurs
La préparation est particulièrement critique pour les travaux extérieurs. Même si c’est long et pénible, la corvée de gratter la vieille peinture écaillée des cadres de portes et fenêtres, des balcons, terrasses et clôtures est incontournable. Dans certains cas, l’emploi d’un jet d’eau sera nécessaire. « Mais attention : une trop forte pression pourrait abîmer le bois! » prévient la spécialiste. On nettoiera ensuite avec un produit spécialisé et on s’assurera de bien rincer. Suivant la température, on laissera sécher durant deux à cinq jours.

Il faut également éviter de peindre au grand soleil, conseille Mme Caron, « car la peinture sèchera rapidement, mais superficiellement ». Et pour finir, on attendra 24 heures avant d’appliquer une
deuxième couche. « Après tous ces efforts, on se consolera en se disant qu’on a vraiment tout fait pour assurer la longévité de ses travaux », conclut-elle.



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