Nathalie Arès en est à sa 12e année à siéger autour de la table dirigeante de La Coop Comax. Elle croit au mouvement coopératif et continuera de l’appuyer tant qu’elle le pourra. Également vice-présidente de la caisse populaire de Saint-Liboire, l’agricultrice juge important de transmettre aux générations montantes les valeurs qui y sont associées. Un contrepoids au chacun-pour-soi…

Copropriétaire avec Mario Larose d’une ferme porcine de type naisseur-finisseur, ferme Mari-Na porc inc., Nathalie Arès ne s’en cache pas. « La crise actuelle n’est pas facile à vivre et le moral des troupes est à son plus bas. Ce qui est difficile en fait, c’est de ne pas savoir où tout cela va nous mener, si nous pourrons, à long terme, garder nos fermes. Personnellement, je crois profondément à notre agriculture et à la nécessité de la maintenir en vie. »

La production porcine en fera-t-elle partie? « Je l’espère », répond celle qui, depuis le 1er avril, occupe en plus le poste de technicienne de recherche à la ferme Techno Champs. Native de Sainte-Anne-de-la-Rochelle, l’agricultrice se remémore un épisode qui, à l’âge de 9 ans, a failli lui coûter sa vie. « Je me suis retrouvée presque engloutie par le fumier de vaches. Mon père est venu me sortir de là juste à temps, dira-t-elle en riant. Cette image plutôt cocasse témoigne de son caractère tenace et de sa volonté de garder la tête hors du gouffre dans lequel nous mène parfois le sentiment de découragement.

Mère de deux filles âgées de 14 et 18 ans, Annie-Pier et Émilie, elle éprouve une grande fierté de les avoir accompagnées sur le chemin de l’autonomie. Reconnue pour son engagement social au sein de différents comités, ses absences périodiques ont évidemment exigé certains ajustements familiaux. « C’est un beau cadeau à offrir à nos enfants, concède-t-elle. Ne pas se rendre indispensable auprès d’eux et les encourager à prendre part aux responsabilités. Dans le couple, c’est un peu la même chose. Nous avons tout à gagner à exercer une polyvalence des tâches, tant à la ferme qu’à la maison. »

Cette agricultrice de 40 ans continue de contri-buer à une meilleure compréhension sociale du métier par l’entremise du comité de valorisation de la profession de la Fédération des producteurs de porcs du Québec. À ce titre, elle a notamment appartenu au groupe d’individus ayant mis en place la Fondation Tirelire et a participé, plus récemment, à la campagne publicitaire bonsvoisins.com.

L’accueil des stagiaires et des jeunes voyageurs fait partie de la culture d’entreprise. « Nous avons toujours gardé la porte ouverte pour les jeunes de la relève, souligne Nathalie. Les échanges sont profitables pour tout le monde. » Un peu plus d’une vingtaine d’étudiants de divers milieux scolaires ont bénéficié de cet espace d’apprentissage. Au fil des ans, la famille a également pris goût à côtoyer de jeunes globe-trotters à la recherche d’un foyer d’accueil pour, entre autres, pratiquer le français. C’est par l’entremise de l’organisation AFS Vivre Sans Frontière qu’ils partageront leur quotidien avec l’Allemande Jessica et la Suissesse Bettina. « Nous espérons répéter l’expérience cet automne, souligne la productrice. C’est une façon de voyager et de favoriser les échanges culturels avec les enfants.

Une ouverture sur le monde…

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