Mi-août 2003, un drame se déroule à Tingwick. Le moteur du convoyeur à foin de la ferme laitière des Cantin-Giguère prend feu. Très vite, c’est toute l’étable qui y passe. Une centaine d’animaux doivent être relogés temporairement. Constat : il faut reconstruire. À la fin du mois d’octobre suivant, on passe donc à l’action.


En l’espace de quatre mois, un nouveau bâtiment est inauguré. Fin janvier 2004, c’est la rentrée des animaux. « Tout s’est bien déroulé et il n’y a pas eu de retard dans les travaux, affirme François Cantin, producteur laitier. Comme le bâtiment contient le même nombre de bêtes, nous n’avons pas eu à modifier notre certificat d’autorisation auprès du ministère de l’Environnement.
 

Une nouvelle étable moderne
La nouvelle installation est toutefois plus grande que l’ancienne. Les dimensions de l’étable sont de
20 mètres sur 72 mètres (65 pieds sur 236 pieds) et celles de la remise à foin, 15 mètres par 21 mètres. Coût total pour équipements, bâtiment et main-d’œuvre compris : un million $, en dollars de 2004.

Le tout a été réalisé clé en main par un entrepreneur général. « On peut accueillir une vingtaine de bêtes de plus que dans l’ancienne étable, avec un meilleur confort pour les vaches, car les stalles sont aujourd’hui plus larges et plus longues », souligne le producteur laitier. L’augmentation du troupeau, ce n’est cependant pas pour tout de suite. « Peut-être lorsque les enfants seront grands s’ils veulent prendre la relève », affirme ce père de quatre jeunes enfants âgés de 5 à 11 ans.

La reconstruction a permis aux Cantin-Giguère d’intégrer une ventilation plus moderne. Contrairement à l’ancien bâtiment, la nouvelle étable est ventilée naturellement grâce à de grandes ouvertures de chaque côté de l’édifice.
 
De gauche à droite : les producteurs, François Cantin et Mireille Giguère; Vincent Chicoine, représentant d’IKO et Joël Michaud, gérant de quincaillerie de La Coop Pré-Vert de Tingwick.

« Nous avons aussi abaissé le plafond à l’intérieur, précise le propriétaire. Sa pente plus faible permet d’avoir un meilleur contrôle sur la ventilation.»

Au chapitre de l’éclairage, les ampoules ordinaires, présentes dans l’ancienne étable, ont été remplacées par des lampes fluorescentes étanches, plus performantes et écoénergétiques.

Côté structure, l’acier a été choisi comme charpentes de l’étable « parce que cela revenait moins cher que le bois », aux dires de M. Cantin. Et aussi pour offrir le meilleur support au système d’alimentation sur rail, composé d’un distributeur de concentrés et de soigneurs à balles rondes. Tout l’acier a été pourvu par l’entreprise J. Houle et fils, de Drummondville, un fournisseur d’équipements d’étable et de structures d’acier.

L’isolation a été améliorée. De la cellulose a été soufflée partout dans le plafond, « ce qui permet, selon le producteur, un meilleur contrôle de la température et de l’humidité à l’intérieur de l’étable ». D’ailleurs, en saison froide, l’unique source de chaleur dans l’étable est celle dégagée par les animaux. Quant à la laiterie, elle est chauffée à l’aide de planchers radiants.

Comme autre amélioration, « nous avons ajouté un système de chloration à notre système d’alimentation en eau qui provient d’un puits de surface », poursuit M. Cantin. Ce qui assure une meilleure qualité de l’eau aux animaux.

Un projet de cette envergure exige beaucoup de matériaux. Dans ce cas-ci, la majorité de ceux-ci était fournie par la quincaillerie de La Coop Pré-Vert, à Tingwick. « Nous avons fourni le bois, la tôle, l’isolation et le revêtement intérieur (AG-Tuff de Vic-west) pour une valeur totale d’environ 200 000 $, en dollars de 2003 », affirme Joël Michaud, gérant de la quincaillerie.

Une maison agrandie et rénovée
La Coop Pré-Vert a aussi fourni une grande partie des matériaux nécessaires à la rénovation et à
l’agrandissement de la maison des Cantin-Giguère, projet réalisé à l’automne 2002 (un peu moins d’un an avant l’incendie de l’étable). « Nous avons dû agrandir, car le garage était devenu trop exigu, j’avais besoin d’un bureau pour l’entreprise et il nous fallait plus d’espace pour nos quatre enfants », affirme M. Cantin. Le garage, vétuste, a été démoli pour faire place à un nouveau bâtiment.

En 2002, les Cantin-Giguère entreprenaient la rénovation et l’agrandissement de leur maison. Ici, une grue procède à l’enlèvement de la vieille toiture en bardeaux d’asphalte.

De la nécessité d’agrandir est aussi venue la nécessité de rénover la maison. « Le bardeau de notre demeure, âgé, devait être changé, relate Mireille Giguère, conjointe de François Cantin. Comme nous voulions un garage avec un étage au-dessus et qu’il était attenant à la maison, il fallait refaire le toit au complet afin d’harmoniser les deux toitures. »

Un bardeau architectural

Le bardeau d’asphalte architectural de marque IKO a été choisi pour « habiller » le nouveau toit. « Il s’agit d’un bardeau particulier qui, lorsqu’installé, imite une toiture en cèdre », affirme Vincent Chicoine, représentant du fabricant IKO. Et c’est la raison pour laquelle les Cantin-Giguère l’ont préféré. « Le bardeau est un bon revêtement de toiture, plus facile et moins dangereux à installer que la tôle. Il coûte environ la moitié du prix d’un toit en tôle, moulures comprises. »

Lors des travaux de rénovation, les Cantin-Giguère en ont profité pour améliorer le système d’échangeur d’air qui est maintenant plus efficace. Ils ont aussi mieux isolé le toit à l’aide de laine soufflée ainsi que la nouvelle partie (le garage et son deuxième étage).

Une fois les travaux terminés, l’incendie de l’étable est survenu quelques mois plus tard. « La chaleur était si intense que cela a fait fondre une partie du bardeau et le revêtement extérieur en PVC, relate Mme Giguère. Nous avons dû réinstaller une partie de ces revêtements, âgés d’à peine un an. »

Aujourd’hui, les choses semblent au beau fixe pour nos producteurs laitiers. Ils bénéficient de bâtiments modernes et récents. Les mésaventures sont derrière eux et, souhaitons-leur, pour longtemps.



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