Sise dans la magnifique région de Portneuf, l’entreprise laitière Ferme Valmont Drolet et Fils Inc., propriété de Pierre Drolet et Henriette Ghielen, a beaucoup changé au fil des années. Des bâtiments ont été ajoutés et d’autres, trop vétustes, ont été démolis. Au bout du compte, la ferme a été agrandie et modernisée afin d’assurer un meilleur avenir aux deux fils qui se préparent à prendre la relève. Bilan des derniers travaux et de ceux à venir.


Récemment, le couple Drolet-Ghielen a terminé la construction d’une extension à la vacherie existante qui permet de pourvoir un plus grand confort aux animaux. Cela a aussi permis d’augmenter le troupeau d’une dizaine de têtes. La ferme compte maintenant 180 animaux, dont 85 vaches et 95 sujets de remplacement.

Les travaux ont commencé en avril 2008. Et cela aurait pu mal tourner dès le départ. « J’avais réservé un entrepreneur pour le mois de janvier et j’ai appris deux semaines avant le début des travaux qu’il n’était plus disponible, raconte Pierre Drolet. On a toutefois réagi promptement, car nous voulions avoir notre bâtiment à temps pour les vêlages de septembre. » Pierre trouve donc un nouveau menuisier et deux autres personnes, en plus de son épouse Henriette et son fils Pier-Luc, pour travailler sur le projet. Leur second fils, Samuel, n’a pu y participer puisqu’il était en stage agricole à l’extérieur de la province.

Bâtiment pour les veaux à l’arrière-plan et la vacherie pour les vaches à l’avant-plan

Après une réponse tardive du ministère de l’Environnement pour le certificat d’autorisation – « il manquait un papier et nous en avons été informés à la dernière minute », mentionne le producteur laitier –, les travaux démarrent.

Au départ, ils ont dû excaver pour retirer beaucoup de sable… en fait, 1000 voyages de sable. Soulignons que tout le sol de la ferme est de type loam sablonneux. Après ces travaux, une entreprise de coffrage de Saint-Raymond de Portneuf procède au coulage des fondations. Le bâtiment prend forme. Il aura une dimension de 12 mètres sur 45 (40 pieds sur 146).

Vient ensuite le montage de la structure. Ils ont choisi une structure en acier plutôt qu’en bois à cause de la quantité de neige qui tombe dans la région (630 cm en 2007-2008). « L’acier coûte plus cher, raconte le producteur, mais il se monte plus vite qu’une structure en bois et donne plus de place pour ranger des balles de foin, par exemple.

Côté équipement mécanique, les Drolet-Ghielen ont choisi d’installer une ventilation tunnel (qui tire l’air chaud de l’intérieur vers l’extérieur) et une ventilation d’hiver qui permet d’aérer davantage l’espace en allant chercher l’air dans l’entretoit, où il y est plus chaud. Pourquoi ne pas avoir installé une ventilation naturelle, courante dans les vacheries et les fermes bovines? « Nous sommes situés dans le bas d’une côte et il n’y a pas assez de vent ici pour installer ce type de ventilation », répond Pierre. Grâce à la présence de quatre sondes dans le bâtiment, tout le système de ventilation est contrôlé à une température constante et agréable pour les animaux.

Autre particularité : toutes les vaches bénéficient d’un matelas fait de styromousse de deux pouces d’épaisseur, augmentant ainsi leur confort. La finition du plancher et les dalots ont été conçus par Les Carrelages Portneuf de Neuville, une entreprise spécialisée dans le plancher et la céramique. L’entreprise J. Houle et fils de Drummondville a fourni les stalles et la structure en acier de la vacherie.

De gauche à droite : André Julien et Gérald Boulianne, respectivement conseiller en rénovation-construction et directeur général à La Coop Pont-Rouge; Laurier Perron, représentant de Residentiel; Henriette Ghielen et Pierre Drolet, propriétaires de la ferme Valmont-Drolet.

La Coop Pont-Rouge a pris une part active dans le projet. « Nous avons fourni pour environ 50 000 $ de matériaux [sur un projet d’un coût total de 275 000 $], affirme André Julien, conseiller en rénovation-construction résidentielle, commerciale et agricole pour la coop. Grâce à la complicité du producteur qui nous avertissait toujours à l’avance lorsqu’il avait une grosse commande à passer, les matériaux arrivaient à temps sur le chantier. Nous avons fourni essentiellement le bois, l’isolation et les revêtements extérieurs et intérieurs. »

Comme revêtements intérieurs, Pierre Drolet a d’ailleurs opté pour les panneaux en vinyle Agri-panel D4 vertical de l’entreprise Residentiel. « Ils sont économiques, à l’épreuve de la corrosion et de l’écaillement, lance Laurier Perron, représentant pour Residentiel. Ils sont de plus moulés avec précision afin de permettre une installation facile et rapide. » Enfin, ces panneaux exigent peu d’entretien (ils se nettoient au jet d’eau) et évitent tous les coûts associés à l’application de peinture. En plus, ils sont approuvés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) comme produits de ferme. Autre raison pour avoir choisi l’Agri-panel : les Drolet-Ghielen souhaitaient assurer une continuité avec la première section de leur vacherie où les murs et le plafond sont revêtus de tels panneaux.


Des bâtisseurs
Ce couple est à l’aise avec des projets semblables. Ils ont construit eux-mêmes tous leurs bâtiments depuis la formation de leur compagnie en 1981, sauf l’extension récente de la vacherie.

D’ailleurs, bien que Pierre n’ait pas tenu le marteau à temps plein dans ce projet d’extension, il admet y avoir joué un rôle central : « J’ai planifié les travaux, assuré leur surveillance et vu à ce que les plans de structure fournis par J. Houle et fils soient respectés. »

Les Drolet-Ghielen sont aussi fiers de s’être, le plus possible, approvisionnés localement en matériaux. « Dans la région, on trouve un bon service, les prix sont semblables à ceux des grandes surfaces, même parfois moins chers et, en plus, l’achat local encourage l’économie de Portneuf. »

Maintenant équipés de bâtiments modernes, les Drolet-Ghielen ne comptent pas s’arrêter là. « L’an prochain, nous remplacerons les 70 stalles de notre étable, construite en 1976. Elles sont sous-dimensionnées, brisées à certains endroits et rouillées. »

Le couple prévoit aussi remplacer d’ici dix ans la plus vieille étable de la ferme où loge une partie des animaux de remplacement. Une fois ces travaux accomplis, il se peut que les deux fils, âgés de 18 et 21 ans, qui prendront la relève, veulent se bâtir sur le terrain. Leur fille de 23 ans, agronome et conseillère pour Holstein Québec, a déjà un pied-à-terre à Saint-Hyacinthe. D’ici à ce qu’ils amorcent d’autres gros projets, ils ont encore de beaux jours à passer en famille…

A) 1000 voyages de sable ont été nécessaires pour faire reculer cette colline.

B) À l’avant-plan, le bâtiment où sont élevés les sujets de remplacement et à l’arrière, la nouvelle vacherie.

C) Arrière de la nouvelle vacherie avec les ventilateurs de type tunnel.

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