Patrick Leblond et Mario Mathieu travaillaient tous deux comme expert-conseil à La Coop Seigneurie lorsqu’ils décident de fonder Les Élevages Porc-Val en achetant un engraissement à Val-Alain en 2003. Deux ans plus tard, Mario fait l’acquisition d’une maternité de 540 truies à Sainte-Sophie-de-Lévrard, dont la moitié de la production servirait à alimenter l’engraissement.


La demande des abattoirs pour du porc plus lourd fait réfléchir les propriétaires. Afin de maintenir le cycle de production, les porcs qui entrent à l’engraissement devraient peser de 30 à 32 kg, soit 10 kg de plus que ceux offerts par leur fournisseur. Patrick, désirant quitter son emploi de d'expert-conseil pour travailler à temps plein à la ferme, voit là une occasion d’agrandir l’entreprise. En ajoutant une pouponnière aux Élevages Porc-Val, ils pourraient obtenir des porcelets au poids désiré et tirer profit de cette plus-value. Le projet élaboré en 2006 a été complété en octobre 2008.

Lors de la prise de photos à la mi-septembre, il restait environ trois semaines avant que le premier lot de 250 porcelets n’entre dans la pouponnière de gauche. Le chantier n’a pas progressé aussi rapidement que prévu à cause du mauvais temps cet été. Ce jour-là, Patrick Leblond, aidé de ses deux fils, installait le grillage d’acier pour couler des dalles de béton. On sentait que le compte à rebours était bel et bien commencé…

Le projet initial était de bâtir une seule pouponnière. C’est le vétérinaire qui a suggéré de répartir la production des 2000 porcelets en deux bâtiments plutôt qu’en un seul. Si une des pouponnières devait un jour avoir des problèmes sanitaires, il y aurait des chances que l’autre soit épargnée. Les conséquences pour l’entreprise seraient donc potentiellement moins néfastes. À l’heure actuelle, la production de la maternité se fait en continu et les propriétaires prévoient garder ce même type de gestion, mais il serait facile de convertir les pouponnières en tout plein tout vide, au besoin.

La dimension des bâtiments est de 16,7 sur 33,5 mètres (55 sur 110 pieds). Le plan des deux constructions est identique : il y a quatre chambres pouvant loger 250 porcelets et une cinquième pour le trop-plein, qui permettra d’accueillir 125 porcelets additionnels au besoin. Les porcelets profiteront d'une superficie d'environ 0,35 m2 (3,8 pi2) chacun et demeureront en pouponnière pour une durée de 8 à 9 semaines.

Carol Fontaine, représentant de Les Plastiques Laird; Patrick Leblond, l'un des deux propriétaires de l'entreprise porcine et Daniel Caux, responsable des matériaux à La Coop Seigneurie. Mario Mathieu était absent lors de la prise de photo.


Le projet total se chiffre à 600 000 $. Celui-ci, étant conforme aux normes environnementales, a été bien accueilli par la municipalité. L’engraissement et les pouponnières sont situés en plein bois, loin des résidences. « On a toujours fait attention aux épandages et comme les pouponnières ne représentent pas un très gros volume de fumier additionnel, on n’a pas eu besoin de construire une deuxième fosse », explique Patrick.

Fait étonnant, construire deux bâtiments au lieu d’un seul, qui aurait fait le double sur le plan de la superficie, a eu peu d’impact sur le budget, selon Patrick Leblond. « Les bâtiments sont standards, ajoute-t-il. Le soigneur et la ventilation sont automatisés. Il n’y a que les chambres pour le fumier qui sont fermées. Comme ce sont des chambres à siphon qui fonctionnent à l’air forcé, il fallait s’assurer que la prise d’air se fasse au bon endroit. »

Pour le choix des matériaux, Patrick s’est fié à Daniel Caux, un ancien collègue de travail responsable des matériaux de La Coop Seigneurie, à Saint-Narcisse-de-Beaurivage. La Coop a fourni tous les matériaux nécessaires pour la structure des bâtiments, de l’acier d’armature jusqu’au toit de tôle, ainsi que les revêtements extérieurs et intérieurs. « Ça prenait des matériaux faciles d’entretien et résistants car des cochons, c’est reconnu pour tout briser, lance Daniel Caux. Dans le bas des murs, on a recommandé la pose de panneaux muraux P-Board de la compagnie Laird, des contreplaqués recouverts de polyéthylène. C’est un produit qui est devenu très populaire pour la construction de nouvelles porcheries, mais qui peut également être utilisé dans des écuries et des bergeries par exemple. Son prix est devenu plus abordable depuis quelques années, car on en vend beaucoup. »

Ce produit a été approuvé par Agriculture et Agroalimentaire Canada, car il se nettoie facilement et rien ne colle dessus, explique Carol Fontaine, représentant des Plastiques Laird. Les producteurs utilisent des panneaux de contreplaqué de 9,5 mm (3/8 de pouce) d’épaisseur recouverts de 1 mm (0,04 pouce) de polyéthylène haute densité pour les endroits moins passants, mais les panneaux sont également offerts en épaisseur de 1,5 mm, voire 2,5 mm de polyéthylène selon les besoins. Le produit a été conçu pour des endroits humides et peut être lavé au jet d’eau sous pression. Il est cependant recommandé d’installer les panneaux avec des vis en acier inoxydable pour éviter la corrosion. Les panneaux P-Board Laird ont une garantie d’un an contre le délaminage à condition que les normes d’installation du fabricant aient bien été respectées.

L'installation se fait sur des lattes de bois.


Les panneaux sont conçus pour des endroits humides et peuvent être lavés au jet d'eau sous pression.






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