De sa petite serre où elle sème, bouture et façonne toutes sortes de bouquets, Angèle Nadeau s’applique à faire fleurir ses parterres. Une évasion nécessaire et bienfaisante. Une façon bien à elle de contempler la nature et de s’y reposer.


Copropriétaire d’une ferme porcine avec son conjoint Norbert Drapeau et son fils Mathieu, Angèle Nadeau aime embellir son milieu par des arbres et des fleurs. Une jolie tonnelle annonce l’entrée de son potager bien garni.

Un environnement qui lui change les idées et l’aide à tenir la route des éleveurs porcins. Son talent d’horticultrice, elle le tient de sa mère qui a toujours eu un grand jardin pour agrémenter ses tablées de onze enfants!

Engagée depuis trois ans à La Coop Seigneurie, l’administratrice s’estime chanceuse de faire partie d’un réseau comme celui des coopératives agricoles. « On s’encourage ensemble, lance-t-elle d’un ton bien assuré. Les rencontres mensuelles du conseil d’administration me font sortir du quotidien et me donnent l’occasion de partager mes idées avec d’autres éleveurs. Honnêtement, je ne pensais pas avoir autant à dire et à défendre! J’ai pu également constater à quel point une coopérative travaille d’abord et avant tout dans l’intérêt de ses membres. »

L’agricultrice ne s’en cache pas, les cinq dernières années ont été plutôt éprouvantes. La maladie du circovirus a probablement été l’épisode le plus difficile. « Ce fut la remise en question de nos propres capacités professionnelles et de l’avenir même de l’entreprise... » L’appui et le soutien de La Coop Seigneurie sont de nouveau soulignés. Et puis, il y a Mathieu, le plus jeune des quatre enfants qui, en 2004, est devenu partenaire légal de l’entreprise. « Il est toujours de bonne humeur et voit l’avenir autrement, avec plus d’optimisme. Disons que son attitude est aidante, sourit fièrement Angèle. C’est toujours gratifiant de voir une continuité à ce que l’on a fièrement construit… »

Située à Saint-Narcisse-de-Beaurivage, la Ferme St-Noël est composée d’une maternité de 100 truies et d’une unité d’engraissement permettant l’élevage de 2000 porcs par année. « La moitié de l’élevage est conduite sur litière, précise l’agricultrice. Une régie qui a été mise en place en 1996 et qui a toujours bien fonctionné. » Une vingtaine d’hectares cultivés en céréales ainsi qu’une érablière de 3000 entailles font également partie de l’entreprise. « Je m’occupe de la mise bas et de la pouponnière et je collabore à l’insémination de même qu’à la pesée des cochons, précise l’agricultrice. Mathieu s’occupe surtout de l’engraissement et de la gestation. Quant à Norbert, il y travaille beaucoup moins depuis 2003, l’année où il s’est fait offrir un travail à l’extérieur de la ferme. »

Angèle s’ennuie de ce temps où elle travaillait tous les jours avec son conjoint. Comme elle dit : une certaine liberté s’est perdue… celle qui permet quelques petites escapades en moto ou encore en motoneige!

« J’aime me retrouver en famille avec les enfants, être là simplement avec eux… », lance-t-elle. Des moments qu’elle chérit, surtout depuis l’arrivée des petits-enfants, il y a cinq ans. Elle est devenue la mamie cochon de la petite Émy et de son frère Gabriel. « C’est le surnom qu’elle m’a donné, sourit Angèle. Elle sait très bien que ses courts séjours chez mamie seront agrémentés de plusieurs visites à la porcherie. »



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