Il est plus facile que l’on pense de multiplier soi-même ses plantes d’intérieur. Il s’agit d’un moyen économique de maximiser leurs bienfaits. Pour les enfants, c’est une activité très intéressante qui leur permet d’en apprendre sur la biologie des plantes. Vous pouvez organiser des échanges de boutures et de plantes divisées avec vos amis, votre famille ou vos voisins pour augmenter votre collection! L’idéal est de multiplier les plantes d’intérieur lors de leur période de croissance active, qui correspond aussi au moment où l’on effectue la fertilisation, soit de février à août.



Bouturage de tige
(Hedera, Pothos, Beloperone, Bougainvillea, Croton, Crassula, Fuschia, Gynura, Syngonium…).
1- Prélever, juste au-dessus d’un nœud, une extrémité de tige sans fleur d’environ 8 à 15 cm. La bouture doit comporter de trois à quatre nœuds (endroit où sont attachées les feuilles sur la tige).
2- Retirer les feuilles du bas pour obtenir une tige garnie d’une ou deux feuilles seulement. On facilite ainsi l’enracinement : moins de feuilles, donc moins de transpiration!
3- Tremper les deux premiers centimètres à la base de la tige dans une hormone d’enracinement. Enlever l’excédent en tapant sur la tige avec un doigt.
4- Placer les boutures préparées dans un terreau additionné de perlite ou dans un mélange 50 % vermiculite, 50 % perlite.
5- Si vous ne faites pas vos boutures dans une miniserre, mais dans un pot, installer un sac de plastique transparent sur le dessus pour maintenir l’humidité.
6- Surveiller quotidiennement l’arrosage des boutures. Elles seront prêtes à transplanter lorsqu’en tirant sur les boutures, elles offriront une résistance.

Pourquoi ne pas faire des boutures dans l’eau?
Même si cela est rapide, les boutures faites dans l’eau produisent des racines plus pourrissantes et fragiles. Une fois transplantées dans un terreau, elles subissent un plus grand choc qui peut ralentir leur croissance.

Multiplication de rejets
(Sanseviere, Aechmea, Aloès…)
1- Dépoter la plante et dégager avec les doigts la terre des racines.
2- Séparer le rejet (« bébé » qui pousse à côté) du plant-mère avec vos doigts, sinon prendre un
couteau en conservant le plus de racines possible.
3- Rempoter le rejet dans un terreau léger, couvrir d’un sac de plastique s’il y a peu de racines et surveiller l’arrosage régulièrement en laissant de plus en plus souvent le terreau sécher entre les arrosages, pour inciter les racines à explorer le terreau.

Multiplication par division
(Fougères, Saintpaulia, Sanseviera, Aglaonema, Spatiphyllum, Anthurium, Marantha…) On dépote et dégage la terre des racines de la plante à diviser. Avec un couteau, scier la plante pour obtenir des portions de plante avec des racines et au moins un bourgeon de croissance chacune. On rempote les sections dans un bon terreau de rempotage.

Marcottage (faire enraciner une portion de plante toujours accrochée au plant-mère)
(Draceana, Diffenbachia, Ficus, Philodendron, plusieurs plantes grimpantes et rampantes)
1- Créer une légère blessure en entaillant délica­tement la tige pour que la sève coule.
2- Tiges ligneuses : insérer un cure-dent dans l’entaille pour éviter qu’elle se referme. Disposer de la mousse de sphaigne autour de la section blessée, humidifier et emballer d’un plastique. Maintenir humide jusqu’à ce que des racines se développent et que vous puissiez retirer la section du plant-mère pour la transplanter.
3- Petites tiges : disposer le côté blessé côté terre dans un petit pot de terreau humide en fixant la tige avec une broche en U. Au contact du terreau humide, les racines se développeront et vous pourrez couper la tige lorsque le plant sera bien enraciné et indépendant.


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