Les prix de référence des intrants et des grains fluctuent beaucoup depuis 24 mois. Quelles sont les nouvelles références?



Nous avons analysé la possibilité, pour un producteur de la région du sud-ouest du Québec – est de l’Ontario, de choisir entre deux cultures, le maïs et le soya. Il est important de décrire la démarche utilisée et de vous encourager par la suite à réfl échir de la même façon pour votre entreprise en y adaptant les cultures et rendements appropriés.

Dans le cadre de cet article, les scénarios seront simplifi és. Nous utiliserons du maïs no 3 et du soya « conventionnel »
n° 2.

Les trois facteurs étudiés sont : 1-le rendement; 2-le prix de vente, et; 3-le coût des intrants. Sur l’entreprise « X » les champs sont divisés en trois catégories.
 
*Le potentiel de rendement avant le semis

Prix de vente
Là aussi, trois scénarios se présentent. Un prix moyen des contrats de vente avec une échéance à court terme, soit de 4 à 6 mois. Au moment de rédiger cet article, le prix moyen (100 %) était de 211,20 $/t pour le maïs no 3 et 415,70 $/t pour le soya no 2. Le deuxième scénario sera légèrement optimiste avec un prix 15 % plus haut (115 %). Le troisième sera basé sur la prudence, soit un prix 15 % plus bas (85 %). Le ratio prix soya/prix maïs sera lui aussi légèrement variable.

Coût des intrants
Encore là, les approches seront différentes en fonction des rendements visés (voir le tableau). Pour un rendement visé de base, la fertilisation sera, sous forme NPK, de 170-30-30. Environ 40 % des fermes valorisent les lisiers-fumiers. Il n’y a donc pas de distinction entre les sources. Les coûtants seront basés sur une formulation minérale. Un prix moyen estimé du printemps sera utilisé.

FAB Usine d'engrais minéraux
Les champs à 10 t/ha de maïs recevront un peu plus d’azote et de zinc au démarreur. Les champs à haut potentiel auront une augmentation dans l’azote, le phosphore, le potassium et le magnésium, augmentant d’autant plus le coût des intrants. Évidemment, cette fertilisation sera en accord avec le plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF) de votre ferme.

Le soya à 4 t/ha sera lui aussi fertilisé pour deux éléments, azote et potasse. La semence de maïs sera à fort potentiel de rendement et aura double protection Bt aérien et racinaire. Dans le cas du scénario de 8 t/ha, la semence sera moins coûteuse, car nous n’utilisons pas l’option d’autoprotection des racines et nous diminuons le nombre de grain à l’hectare.


Un simple tableur Excel nous permet de faire des calculs de rentabilité.

Comparaison de la marge brute entre le maïs et le soya en fonction du rendement et du prix.

Résultats
Nous voyons, ci-dessus, le tableau sommaire des 9 scénarios. Il indique que 7 des 9 scénarios favorisent le maïs pour cette ferme « X ». Un prix déprimé des grains avantage le soya deux fois sur trois dans cette approche ou le prix des intrants est estimé alors au mieux de nos connaissances (à la fin janvier 2009). Le rendement reste la base de succès dans ces nouvelles références. Nous constatons un nouvel équilibre en prix des intrants et prix de vente pour ces deux options courantes dans le sud-ouest à environ 180 $/t pour le maïs.

Une constante se dégage. La recherche d’un meilleur rendement demeure une clé du succès dans ce nouvel équilibre du marché. Nous sommes conscients que cet article ne traite pas de tous les aspects de la question. Cependant, nous vous encourageons grandement à faire vos propres scénarios. Par la suite, vos cibles seront plus claires et vous pourrez travailler à améliorer la moyenne de vos rendements. La mise en marché sera elle aussi en fonction de vos budgets et de l’évolution du marché dans le temps. Des facteurs cruciaux pour votre succès.  

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