Dans la région de Sorel-Tracy, les producteurs laitiers, Jean Beaubien et Natalie Marcoux, propriétaires de la ferme Jeanna, ont entrepris un petit agrandissement de leur vacherie. Petit, mais combien nécessaire. Grâce à cette rallonge de 12,7 m sur 12, terminée au début décembre 2008, le couple travaille maintenant dans un environnement plus tempéré, moins humide et donc plus confortable, en plus d’économiser temps et argent.


« Avant cet ajout, une partie de nos animaux étaient en pension à l’extérieur, explique le producteur laitier. En les rapatriant tous au même endroit, nous épargnons deux heures de travail par jour tout en économisant de l’argent, car l’ouvrier qui travaillait à temps plein est maintenant employé occasionnellement. »

Ce nouveau bâtiment améliore aussi la façon de travailler « Maintenant, nous avons de l’espace pour circuler avec un soigneur et alimenter nos animaux, précise Natalie. Avant, c’était plus difficile, car les vaches occupaient tout l’espace. »
 
De gauche à droite : Jean Beaubien, Natalie Marcoux et Jean Paradis, assistant-gérant à la quincaillerie de La Coop Agrilait.
Puis l’ajout de ventilateurs permettra une meilleure aération dans tout le bâtiment. Lors de notre visite, les appareils n’étaient pas en fonction (c’était au mois de février), mais le producteur a hâte de voir comment ces nouveaux appareils amélioreront la qualité de l’air en été.

Une ferme qui a changé d’allure au fil des années

Propriétaires de la ferme paternelle depuis 1997, Jean et Natalie déclarent que depuis qu’ils ont pris la relève, plusieurs modifications ont changé l’aspect de la ferme Jeanna. Par exemple, en 2007, le couple a ajouté des logettes pour les taures et les vaches dans le bâtiment. Il a aussi installé un mélangeur RTM, de seconde main, qu’il s’est fait offrir à bon prix.

Parallèlement, le cheptel du couple Beaubien-Marcoux s’est accru. « On est passé d’un troupeau de 35 vaches au départ à 44 vaches, auquel il faut ajouter une trentaine de taures », affirme le producteur laitier qui a presque doublé sa production au cours de cette même période.

Mentionnons que la famille aussi s’est agrandie. On y compte trois filles – Valérie, 12 ans; Joëlle, 10 ans et Cloé, 3 ans – ainsi qu’un garçon, Jonathan, âgé de 6 ans.

En 2008, Jean Beaubien et Natalie Marcoux ont jugé qu’il était temps de s’attaquer au bâtiment principal dont la structure et la superficie étaient demeurées les mêmes depuis 1997. Pour Jean, ce n’était pas un luxe puisque le mur qui donne du côté nord n’était pas isolé et laissait entrer beaucoup d’air par temps froid.

« Nous avons commencé les travaux à la mi-octobre et la température favorable nous a permis de construire rapidement », raconte le producteur. En effet, en l’espace d’un mois, tout était fini. L’entrepreneur a pris deux semaines pour couler le ciment et deux semaines pour monter la structure. Jean, qui a des habilités en construction, a fait lui-même la finition intérieure. « J’y ai installé des panneaux de PVC que je compte poser également dans l’ancienne partie de la vacherie [dont les murs sont présentement en bois]. »

La pose de néons de type T5 dans la nouvelle partie offre un double avantage. Ils accroissent la luminosité et permettent de réaliser de bonnes économies d’énergie. Jean Beaubien aimerait éventuellement remplacer tous ces vieux néons T12 par des T5. Éventuellement, car ce remplacement s’avère coûteux…
Pour l’ensemble du projet, le couple a fait affaire avec La Coop Agrilait de Saint-Guillaume. « Je suis un client régulier de la coopérative depuis 1997 et je connais bien Jean Paradis, l’assistant-gérant », mentionne le producteur en avouant préférer acheter dans des petits commerces où le service est personnalisé plutôt que dans de grandes surfaces. La coop a d’ailleurs approvisionné l’entreprise en matériaux pour une valeur de 10 000 $. Le coût total du projet s’élève à 50 000 $. « Nous avons fourni la tôle extérieure, le bois, l’isolant en laine pour les murs et l’isolant cellulosique pour le plafond, fait savoir l’assistant-gérant. Nous avons aussi fourni, en location, l’équipement pour souffler l’isolant cellulosique dans le plafond. » Pour la toiture, la quincaillerie a conseillé la pose d’un acier galvanisé plus épais qui pourra mieux supporter le poids de la neige.

Une fosse très moderne

Parallèlement à ces travaux, le couple en a profité pour se conformer aux normes environnementales en matière d’entreposage de fumier. La fosse choisie comporte un imposant toit en toile de 10 m de haut que l’on voit à partir de la route 132, à plusieurs centaines de mètres de la ferme Jeanna. Cet abri a été construit par les Industries Permo, une entreprise de Saint-Mathieu-de-Beloeil, spécialisée dans la conception de ce genre de bâtiment. Conçus à l’aide d’une solide charpente en aluminium, ces abris sont capables de supporter un poids important de neige et de glace.

Le couple a décidé de recouvrir leur fosse pour deux raisons. « Si elle n’était pas recouverte, il aurait fallu en construire une plus grande (9 m de plus) pour recevoir les eaux de pluie. En la recouvrant, cela nous permet aussi de limiter le volume de nos rejets animaux [qui s’accroît avec l’ajout des eaux de pluie] et d’en faciliter l’épandage sur nos terres par la suite. »
Le projet de la fosse s’avère presque trois fois plus coûteux que l’agrandissement de la vacherie, soit 132 000 $, dont 60 000 $ pour la toiture. Toutefois, les Beaubien-Marcoux ont eu accès à une subvention du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et l’Alimentation du Québec (MAPAQ).
D’autres projets pour le couple? Rien d’important à court terme, apprend-on. Cependant, « si nos enfants souhaitent prendre la relève plus tard, il y a de la place pour agrandir du côté nord de la vacherie », conclut Natalie Beaubien.

 
Nouveau mur côté nord de la vacherie, avec sa série de ventilateurs (au centre).
Ci-dessus, vue intérieure de la fosse à fumier, recouverte d’une toiture construite par
les Industries Permo.
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