La formule 2009 du Prix Transfert de ferme s’est avérée un réel succès. Parmi toutes les mises en candidature, 31 exploitations respectaient bien les critères qui leur permettaient de participer au tirage de trois voyages d’une valeur totale de 4500 $ pour les prédécesseurs et de 4500 $ en chèques cadeaux La Coop/Sonic pour les successeurs.


Cette édition du concours s’est conclue lors du banquet de clôture de l’assemblée générale de La Coop fédérée à Québec, le 26 février dernier. Les trois finalistes ont été conviés à cette soirée lors de laquelle Denis Richard, président de La Coop fédérée, a procédé au tirage au sort des gagnants des prix devant tous les invités.

Jean-François Morin et sa conjointe Ève Fortier de la ferme Iverjean de Saint-Célestin se sont vus décernés le premier prix de 2000 $ en chèques-cadeaux La Coop/Sonic. Les sœurs de Jean-François, Isabelle et Véronique, se sont joint à eux sur le podium et représentaient leurs parents Gilles Morin et Thérèse Tessier Morin en acceptant, en leur nom, un certificat pour un voyage de 2000 $.

Le deuxième prix de 1500 $ en chèques-cadeaux La Coop/Sonic a été remporté par Mathieu Demers, de la ferme Demers et associés de Leclercville, et ses parents, Denis Demers et Nicole Dion, ont reçu un certificat pour un voyage de 1500 $.

Le troisième prix de 1000 $ en chèques-cadeaux a été remis à Karine Moreau et Jocelyn Lachance de la ferme Kajo s.e.n.c. de Coaticook. Le certificat de voyage d’une valeur de 1000 $ a été remis aux parents de Karine, Pierre Moreau et Francine Ménard.

La Coop fédérée est fière de souligner les efforts des familles qui ont réussi avec succès un transfert de ferme et les organisateurs prévoient garder la même formule pour l’an prochain. Les fina­listes du concours démontrent à quel point tous les transferts de fermes sont différents et qu’ils se doivent d’être valorisés. Les trois reportages qui suivent en sont la preuve. Félicitations à tous les participants!
 
Deuxième prix : Mathieu Demers de la ferme Demers
et associés de Leclercville.

Troisième prix : Karine Moreau et son conjoint Jocelyn Lachance, de la ferme Kajo de Coaticook.






Jean-François Morin a toujours rêvé de travailler en agriculture. Tout jeune garçon, il adorait conduire le tracteur, assis sur les genoux de son père Gilles. Dès qu’il a été en âge de le faire, il a aidé aux travaux et assumé sa part de responsabilités. Familier avec l’ensemble des tâches relatives à l’entreprise depuis bon nombre d’années, il grossit officiellement les rangs des actionnaires en 2003. Depuis le mois de décembre dernier, Jean-François assure la direction complète de l’entreprise avec sa conjointe Ève Fortier, son père ayant dû s’absenter temporairement de la ferme pour des raisons de santé.

Au lendemain de l’événement, Jean-François aimerait se servir de cette occasion pour remercier non seulement La Coop fédérée, mais aussi ses parents, Gilles Morin et Thérèse Tessier Morin, sans qui, rien de tout ceci n’aurait été possible.

Historique
Jean-François, âgé de 28 ans, est la quatrième génération à exploiter la ferme de Saint-Célestin, fondée en 1910, par ses aïeuls Henry Morin et Elmira Béliveau. Il est le cadet de trois enfants qui, à la grande fierté de leurs parents, ont tous les trois choisi de poursuivre une carrière en agriculture. Isabelle, l’aînée, est comptable agrée à l’UPA de Nicolet, et Véronique travaille comme agroéconomiste pour La Financière agricole du Québec à Drummondville.

Après avoir suivi son cours en Gestion et exploitation d’une entreprise agricole (GEEA) à Victoriaville, Jean-François complète sa formation en suivant un cours de deux ans en mécanique agricole.

La première étape du transfert s’amorce en 2003 et la période de co-exploitation se déroule dans l’harmonie. Depuis le début de 2008, Jean-François détient la moitié des parts de l’entreprise, mais rien n’a changé à sa façon de travailler. Toutes les décisions majeures continuent à être prises de concert avec ses parents et parfois aussi avec l’aide de ses sœurs dont l’expertise est fort appréciée.

Gilles et sa conjointe Thérèse sont fiers de passer le flambeau à la prochaine génération. Grand passionné d’agriculture, Gilles participait encore activement aux travaux et à la gestion de l’entreprise jusqu’à tout récemment. Aller à l’étable pour lui n’a jamais été une corvée. C’est l’endroit où il a toujours éprouvé beaucoup de satisfaction. De retour à la maison après une récente hospitalisation, le jour où il peut se rendre à l’étable marque un grand pas vers le retour à la vie normale.

L’agriculture est le plus beau des métiers, disent Gilles et Thérèse. La conjoncture représente un réel défi pour les jeunes, mais la situation n’était guère plus facile à leur époque. L’entreprise réussit à faire vivre deux familles convenablement, mais la mise en garde que font les parents à l’égard de la génération qui prend la relève est d’être plus attentive que jamais à l’endettement. La règle d’or chez les Morin a toujours été de ne rien acheter sans premièrement avoir regardé les états financiers. Le surendettement, disent-ils, fragilise les entreprises agricoles et peut parfois mettre en péril un transfert.

La ferme Iverjean inc. se sert d’une combinaison de plusieurs stratégies pour garder son endettement au minimum. Le parc de machinerie n’est pas récent, mais tout est bien entretenu. Afin de diminuer le coût des travaux à forfait, ils ont opté de partager avec quelques agriculteurs du même rang, un planteur à maïs. Beaucoup de travaux comme l’ensilage par exemple, sont faits ensemble avec des voisins pour réduire le besoin de main-d’œuvre.

Rencontre par le biais d’Internet

Plusieurs producteurs vous diront qu’il n’est pas facile de trouver un ou une partenaire de vie qui partage leur passion pour l’agriculture et encore moins quand son emploi du temps est chargé! Malgré tout ce qu’on peut reprocher à l’Internet, c’est grâce à cet outil que Jean-François a fait la rencontre de sa conjointe Ève Fortier sur le site d’Agrirencontre, il y a trois ans. La jeune agricultrice, qui a grandi sur une ferme laitière, terminait ses études en gestion agricole à l’ITA de Saint-Hyacinthe. Son profil disait qu’elle rêvait de s’établir en production laitière et de fonder une famille. Que désirer de plus? En couple depuis plus d’un an, Jean-François et Ève attendent leur premier enfant pour le début juin : « Ma relève! » dit le futur papa en riant…

Gilles et Thérèse considèrent que leur fils tire bien son épingle du jeu. Il a eu la chance de trouver une très bonne compagne qui l’appuie, qui l’aide à faire la traite et participe à tous les travaux sur la ferme. « On est chanceux qu’Ève soit là, elle aime ça et elle est très bonne. »

Facteurs de succès
Selon Jean-François, un des très gros facteurs de succès du transfert de la ferme a été la sincérité de ses parents. « En affaires, lorsqu’on joue avec de gros montants d’argent comme ça, il faut être franc », dit-il. D’après lui, c’est probablement une des raisons pour laquelle beaucoup de transferts échouent.

« C’est évident que nos deux filles n’ont pas reçu la même valeur que Jean-François, affirme Gilles. Mais ces valeurs ne sont pas liquides, elles ne sont pas dans ses poches et ne le seront peut-être jamais s’il transfère l’entreprise un jour à ses enfants. On essaie d’être équitables, mais il est impossible de répartir le tout également. »

Cette discussion faisait partie de la formation sur les transferts de ferme qu’ont suivie Jean-François et ses parents. Le volet communication, selon Thérèse, a permis à tous les membres de la famille d’apprendre à mieux exprimer ses véritables besoins, ses craintes et ses attentes. « Ç’a été une belle occasion d’apprendre à dire merci, ajoute Jean-François. On ne remerciera jamais assez nos parents pour ce qu’ils ont fait pour nous. »

D’ici quelques mois, Mathieu Demers complétera son diplôme d’études professionnelles (DEP) en production laitière à l’école Sainte-Croix affiliée au centre de formation agricole de Saint-Anselme. Âgé de 27 ans, c’est la troisième fois qu’il s’inscrit au programme, mais cette fois-ci, c’est avec la ferme intention de le compléter. À celui dont le travail est de préparer les chèques de prime à l’établissement : sortez votre stylo puis préparez-vous à le signer…

Les yeux pétillants, le sourire aux lèvres, le témoignage que livre Mathieu sur son parcours cahoteux est inspirant. Après avoir vécu des années rock n’roll, Mathieu est visiblement heureux de son choix et de tout ce qu’il a accompli depuis les deux dernières années. « Je suis en train de découvrir le métier de cultivateur et je réalise que j’aime vraiment ça », dit Mathieu.

Ces mots sont réconfortants pour ses parents Denis Demers et Nicole Dion. Même dans les moments les plus difficiles, ils n’ont jamais cessé de croire en leur fils. Lorsque le frère et la belle-sœur de Denis ont vendu leur moitié de l’entreprise, ils ont gardé la leur pour établir Mathieu et lui permettre de réaliser son rêve.

Aux grands maux les grands remèdes

Les anglophones utilisent le terme tough love lorsqu’un parent doit prendre une décision extrême pour aider un enfant à s’accomplir. Et c’est exactement ce que Denis et Nicole ont fait pour permettre à Mathieu de mieux prendre son envol.

Ils ont quitté la ferme en 2006 avant que les conflits ne deviennent plus sérieux, avant que la relation avec leur fils ne se détériore davantage et malgré toutes les craintes qu’ils éprouvaient.

Denis était prêt à tourner la page. Depuis un bon nombre d’années, l’agriculteur en lui avait travaillé à cultiver autre chose : le détachement. Bon gré, mal gré, il ne remettrait plus les pieds dans l’étable. « Les agriculteurs, on a trois raisons de vouloir transférer les fermes à nos enfants, explique Denis. La première, c’est parce qu’on veut continuer à être actif et à se réaliser dans nos projets. La deuxième, c’est qu’on veut que tout ce que l’on a bâti tout au long de notre vie continue. Puis la troisième, on le fait pour que nos enfants puissent exercer un métier où ils auront la chance d’être heureux. Dans mon cas, il ne me restait que la troisième. »
 

Le couple s’est acheté une maison dans un rang voisin. Denis, qui a toujours aimé les chevaux et l’équitation, s’est trouvé un emploi dans un centre équestre et Nicole a accepté un poste dans un foyer pour personnes âgées.

La première année a été extrêmement difficile pour Denis. S’éloigner de la ferme lui avait aidé à se détacher de la situation et évitait la tentation d’intervenir à tout moment. Dans sa tête, il n’était pas question de faire marche arrière.

Nicole dont l’attachement à la ferme était peut-être plus fort que dans le cas de Denis, a trouvé difficile de s’adapter à tous ces changements. Entreprendre une nouvelle carrière et travailler pour un employeur après avoir été son propre patron pendant trente ans n’est pas chose facile. « Mais, ça s’apprend, s’empresse-t-elle d’ajouter. Je pen­se que la décision qu’on a prise était la bonne. »

La réussite
Ce lâcher prise, cette attitude que ses parents a adoptée est exactement ce dont Mathieu avait besoin. « Il a fallu qu’ils me mettent au pied du mur, avoue-t-il. Oui je travaillais, je savais quelles étaient les responsabilités. Mais avant si je ne faisais pas les choses comme il le fallait, je n’avais pas à en subir les répercussions, mais maintenant je les ai. »

Pierre-Yves Lemay, représentant La Coop et ami de longue date, a recommandé la candidature de Mathieu pour le Prix Transfert de ferme La Coop 2009. « De le voir s’établir, de constater le chemin qu’il a parcouru, c’est le fun, dit-il. Tu vois qu’il s’est placé, qu’il va à ses cours, qu’il apprend. »

Avoir été à sa place, Pierre-Yves n’est pas sûr qu’il aurait réussi aussi bien que Mathieu. Bien qu’il puisse toujours compter sur l’aide de son frère Jocelyn, de son oncle, de Pierre-Yves et du père de Pierre-Yves qui demeurent tous à proximité, il est seul à assumer toutes les responsabilités.

Des résultats qui en disent long

Dix-huit mois plus tard, lorsqu’est venu le temps de réévaluer la situation et de prendre des décisions dans l’entreprise, Denis et Nicole ont finalement mis pied dans l’étable. À leur grande surprise tout était en ordre. Le quota était rempli. La marge de crédit n’était pas à sa pleine capacité. Visiblement satisfaits des résultats; c’est avec grande fierté qu’ils transféraient officiellement à Mathieu le 10 octobre dernier, 50 % des parts de la ferme Demers et associés.

Si autrefois père et fils avaient des points de vue diamétralement opposés sur à peu près tout, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les conversations se font sur un pied d’égalité, d’adulte à adulte.

Mathieu s’est peut-être décidé « sur le tard » pour sauter à pied joints dans sa carrière, mais il rattrape le temps perdu… à une vitesse accélérée. Ses frères et sœurs sont fiers de lui et contents de le voir enfin heureux.

Pour l’instant, le but de Mathieu est d’améliorer la performance du troupeau et de mettre à niveau quelques aspects de l’entreprise. À plus long terme, bien des possibilités s’offrent à lui. L’étable n’étant qu’à moitié pleine, il lui sera possible d’augmenter le troupeau sans problème.

Karine Moreau n’a que 18 ans lorsqu’elle constate qu’une épidémie de ventes de fermes sévit dans la région après une hausse du prix du quota. Son père, blessé à l’épaule, est tenté de vendre l’entreprise laitière à un étranger, mais la détermination de sa fille à en reprendre les guides le retient. C’est une décision que lui et sa conjointe ne regrettent pas aujourd’hui.

Dès que Karine termine son DEP en production laitière, en 2000, elle prend charge du troupeau tout en suivant son cours en GEEA au Cégep de Sherbrooke. C’est à cette époque qu’elle fait la rencontre de Jocelyn Lachance qui suit la même formation.

Jocelyn, dont la famille possède également une ferme laitière à Compton, vient travailler de façon occasionnelle à la ferme Moreau. D’année en année, la relation avec Karine devient plus sérieuse et Jocelyn s’implique davantage sur le plan des opérations. Un projet de vie s’élabore et devant tant de potentiel, Pierre et Francine s’assoient avec le jeune couple et des conseillers du service de solutions d’affaires de Coaticook pour planifier le transfert de l’entreprise.

Francine et Pierre devant leur nouvelle maison, leur « projet de retraite »

Une deuxième compagnie
En 2006, soit six ans après avoir partagé son désir de reprendre la ferme de ses parents, Karine fonde la ferme Kajo s.e.n.c. avec son conjoint. La ferme Kajo, dont la valeur nette est à zéro au départ, fait l’acquisition de 100 % du troupeau et du quota. La création d’une deuxième entité juridique a permis aux nouveaux conjoints d’établir un partenariat équitable.

Ensemble, avec la ferme Pierre Moreau qui a gardé les bâtiments, le fonds de terre ainsi que le parc de machinerie, ils forment un tout. La ferme Kajo, représentant la portion opérationnelle de l’exploitation, dégagera des surplus et augmentera son équité. Lorsque viendra le temps de se rassoir avec le notaire en 2011, pour déterminer la façon de transférer le restant des actifs de la ferme, la ferme Kajo sera en mesure de se servir de ses actifs comme levier de financement pour faire l’acquisition des immobilisations.



Une année mémorable
« Tout s’est fait correctement », dit Karine faisant le décompte des activités de l’année 2006, mais peut-être un peu trop vite, ajoute-t-elle en faisant la rétrospective des événements. En moins d’un an, le couple a monté le projet de compagnie pour le présenter aux institutions financières et obtenu leur financement. Ils ont modifié le système de traite, fait l’installation d’un lactoduc et rénové les deux silos tours. Et, ils se sont mariés.

L’intégration d’un enfant dans l’entreprise agricole est une décision importante pour les parents. «Souvent, les gens ont de la difficulté à transférer la ferme parce qu’ils ne sont pas prêts à lâcher les guides, ils veulent garder le contrôle. Ou bien ils ne sont pas en âge de le faire, selon Pierre et Francine. Ce n’était pas notre cas. On leur a bien dit qu’on est là pour les aider, mais pas pour prendre des décisions à leur place. Ils ont le droit de se tromper, comme nous l’avons fait d’ailleurs. Faire des erreurs, ça fait partie de la vie. » Ils demeurent néanmoins disponibles, ainsi que les parents de Jocelyn, pour les appuyer lorsque vient le temps de prendre des décisions importantes.

Les parents ont également ajouté qu’ils ne voudraient pas que leur fille et leur gendre se sentent obligés de continuer à exploiter l’entreprise jusqu’à l’âge de 60 ans. Il arrive qu’on développe des problèmes de santé ou qu’on désire simplement changer de carrière. Dans un cas comme dans l’autre, la décision de vendre l’exploitation leur reviendrait entièrement.

Foutaise!
Nombreux sont ceux qui ont été surpris d’apprendre que Pierre et Francine ont transféré l’entreprise à des jeunes dans la mi-vingtaine. « Les gens nous demandaient si on avait peur, raconte Francine. Peur de quoi? J’aime mieux transférer à des moins de 30 ans, ils ont l’énergie et la formation voulue! » D’après Francine ce sont les transferts faits à des enfants plus âgés qui deviennent problématiques pour les parents qui voudraient se retirer. Les enfants ont pris l’habitude de tenir pour acquis ces fins de semaine de congé et d’aller faire des expositions pendant que Papa et Maman voient à ce que tous les travaux soient faits. La retraite tant convoitée finit par ne pas arriver du tout.

Question d’équité

Il n’y a pas que la valeur monétaire de l’entreprise qui entre en ligne de compte lorsque vient le temps d’aborder la question d’équité. Pierre et Francine Moreau ont trois enfants. François et Julie, frère et sœur ainés de Karine, ont été consultés dans le processus de transfert. Les deux s’impliquent encore comme ils le peuvent. François, le météorologue, leur téléphone dès qu’il voit qu’il fera beau pour faire les foins et réserve son mois de vacances pour venir les aider. Julie aide à la comptabilité et ses deux enfants sont ravis de l’accompagner et de profiter de cette occasion pour s’amuser.

Ils sont heureux que la ferme reste dans la famille et connaissent très bien les défis que Karine et Jocelyn devront relever. « François et Julie ont chacun choisi leur carrière et même s’ils n’ont peut-être pas été avantagés de la même façon, ils ont néanmoins leur liberté, ce que Karine et Jocelyn n’ont pas », ajoute Francine. Ils étaient d’accord à ce que leur part soit versée éventuellement en héritage, lors du partage des autres biens que les parents possèdent hors ferme.

Projets
Le but de Karine et de Jocelyn est d’améliorer l’efficacité du troupeau; ils aimeraient réduire le nombre de bêtes tout en conservant le même niveau de production. Ils sont très fiers de la génétique de leur troupeau dont 50 % est BP et mieux, incluant 6 TB. À plus court terme, le gros projet est de fonder une famille. Grand-papa dit, en riant, qu’il leur faudrait faire vite car après son 65e anniversaire, ils ne devront plus compter sur lui…


Retour



Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés