Tous les jours, Odette Gosselin se rend à l’écurie prendre soin de Ti-Gars et de Princesse, ses deux Quator Horses. Travaillant seule à la ferme, elle se tourne vers ses chevaux dans ses moments de solitude. Pour cette productrice porcine, rien n’équivaut à une balade à cheval après le souper pour décrocher de la routine. Ces promenades, dans la campagne de Sainte-Clotilde-de-Horton, sont sa récompense de la semaine.

C’est à partir de l’âge de 5 ans, après que le Père Noël lui eut offert un cheval jouet, qu’Odette rêve de posséder une ferme avec quelques chevaux. Son souhait s’est réalisé en 2004, année où elle et son conjoint Dany Boucher vendent leur quota laitier.

Depuis lors, elle se consacre à la production porcine tandis que son conjoint travaille à l’extérieur dans une ferme céréalière. En 2005, elle réalise un rêve d’ordre professionnel qu’elle chérissait en secret, celui de produire des porcs pour sa coopérative. Nul besoin de vous dire qu’aujourd’hui notre cavalière est très fière des accomplisse­ments de la ferme Porcilait inc., qui s’est classée cinquième au Québec pour les résultats techniques en 2008. Un exploit digne de mention pour une pouponnière de 1600 porcelets en rotation.

Comme lorsqu’elle est à cheval, elle admet que de siéger sur le conseil d’administration de La Coop des Bois-Francs lui permet d’oublier les tâches reliées à la ferme. Rappelant que son histoire ressemble étrangement à celui d’autres compatriotes, c’est par accident qu’elle y est devenue administratrice en 2001. « En fait, c’est Dany qui avait été sollicité. Il leur a plutôt suggéré de me choisir. J’aime mon rôle d’administratrice. Puisque je travaille à temps plein à la ferme, je ne vise pas la présidence de mon conseil d’administration. Comme dans toute chose, pour réussir il faut respecter nos limites et savoir organiser son temps », explique l’adepte de selle western.

Présidente depuis trois ans du comité de regrou­pement des femmes de sa région elle est honorée que son groupe, unissant quatre coo­pératives, serve d’exemple à La Coop fédérée. « 50 femmes assis­tent à nos dîners-conférences, ça les rejoint. Et quel endroit merveilleux pour créer des liens, valoriser les productrices et les sensibiliser à l’importance d’un rôle au sein de leur C.A. respectif. »

Monter à cheval demande rigueur et disci­pline, tout comme concilier travail et famille. Que ce soit dans le comité d’école, ou dans sa coopérative, il est important de libérer du temps pour s’impliquer. « J’ai appris à planifier les activités et surtout à déléguer. Cela a grandement responsabilisé mes filles, Stéphanie, Andréa et Joanie, respectivement âgées aujourd’hui de 21, 19 et 16 ans. »

Peut-être est-ce à cause de tous les fers à cheval qui l’entourent, mais il semble que tous les rêves d’Odette finissent pas se réaliser. Verra-t-elle un jour une de ses filles prendre la relève de la ferme familiale? Le temps le dira. D’ici là, elle a de quoi rêvasser. En mai prochain, cette cow-girl dans l’âme relèvera un nouveau défi, celui d’être grand-maman. Parions que ce poupon sera bercé par le trot des chevaux de sa mamie.




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