Gagnants de la médaille d’or de l’Ordre national du mérite agricole en 2007, la famille Saint-Amant–Hudon a en tête de relever un nouveau défi. Ils se lancent dans la course pour le titre de la Famille agricole de l’année. Décembre 2009, le rêve se concretise. Voyage au pays des Saint-Amant–Hudon, une grande famille agricole du Québec.



Lorsqu’on entre dans la cuisine de Simone Saint-Amant, 83 ans et chef de la famille Saint-Amant–Hudon, on la retrouve la plupart du temps devant sa cuisinière en train de préparer un bon repas pour les ouvriers affairés à reconstruire les installations de la Ferme Jeandon. La famille agricole de l’année 2008 a connu moult malchances au cours des années, mais plusieurs se souviendront de l’incendie de leur ferme, survenu en août 2008. Face à l’adversité, elle a toujours relevé les défis avec dignité et confiance.

La Ferme Jeandon a des origines modestes. Charles-Eugène Hudon et Simone Saint-Amant, jeunes mariés, s’établissent sur une terre achetée à Saint-Roch-des-Aulnaies. Au début, leur ferme ne produit que des céréales. S’ajoutent avec les années quelques bâtiments, des animaux et plusieurs enfants. De leur union naissent onze enfants : Céline, Réjean, Marcel, Gilles, Rolande, Claude, René, Mario, Simon, Ghislain et enfin, Pauline.

En 1967, Charles-Eugène est hospitalisé pour des problèmes de santé. Il s’éteint le 20 octobre de la même année à l’âge de 49 ans, six jours après la naissance de sa dernière fille, Pauline. Simone se retrouve veuve avec ses onze enfants à nourrir. Catapulté dans l’action, l’aîné des fils, Réjean, abandonne ses études à l’ITA pour prendre prématurément la relève de son père. Tous les membres de la famille mettent la main à la pâte.

Malgré la perte de leur père à un jeune âge, il est important pour leur mère qu’ils aillent chercher une formation. De ses onze enfants, six ont étudié en agriculture et travaillent maintenant dans le milieu. De la deuxième génération, cinq ont fréquenté un établissement d’enseignement agricole et évoluent dans le même domaine.

Avec les années, la Ferme Jeandon prend de l’expansion et les propriétaires de la ferme changent également. À Simone et Réjean, s’ajoute Claude à la fin de ses études à l’ITA en 1977. En 2002, le fils aîné de Réjean, Sébastien, suit les traces de son père et s’associe avec ce dernier ainsi qu’à son oncle dans l’entreprise.

Qu’est-ce qui a différencié le dossier de candidature de la famille Saint-Amant–Hudon des autres? Martine Cloutier de l’UPA et membre du jury de la Fondation de la famille terrienne affirme spontanément : « C’est la qualité de leur dossier, l’ampleur de la famille, la formation en agriculture, tout ce qu’ils ont fait en environnement avant le temps, l’importance des décisions prises au cours des années et surtout, comment toute la famille est intégrée et a aidé à bâtir l’entreprise. »

Ghislain Cloutier, 1er vice-président de La Coop fédérée et également membre du jury, parle de pérennité au sein de la famille comme élément distinctif. « C’est un important critère pour obtenir le titre. S’il y a pérennité, c’est que la famille est unie et qu’aucune décision n’est prise au détriment d’un ou des membres. Cet aspect du concours a clairement été démontré par la famille Saint-Amant–Hudon. »

La famille a vu son pire cauchemar se réaliser, en août 2008, lorsqu’un violent incendie a détruit complètement la ferme familiale de Saint-Roch-des-Aulnaies. Au lendemain de ce terrible événement, Simone relativise le malheur qui les accable. « On aurait pu perdre quelqu’un dans cet incendie. » Dans la tête de ses enfants réunis autour de la table, il n’y a qu’une seule idée : reconstruire!

La vie de la famille Saint-Amant–Hudon et de la Ferme Jeandon a repris le rythme de croisière le 1er juillet dernier. Encore une fois, cette famille sera réunie autour d’une grande table à fraterniser, penser à l’avenir et remercier leur mère qui les a unis devant un projet de vie...
 
Les toutes nouvelles installations de la famille Saint-Amant–Hudon
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