Le Secteur des productions végétales de La Coop fédérée prépare un grand coup
à ses installations de recherche et développement de Saint-Hyacinthe.
Le dénouement aura lieu le 18 août prochain lors d’une journée portes ouvertes
à laquelle vous êtes conviés.




C'est à la Ferme de recherche en productions végétales de La Coop fédérée qu’une partie de l’avenir se joue. Chaque année, des centaines d’essais sur des milliers de parcelles sont réalisés pour vous fournir des variétés et cultivars qui correspondent en tous points à vos exigences. Conditions climatiques, caractéristiques des sols, critères agronomiques, etc., rien n’est laissé au hasard.

« J’aime à dire que la recherche que nous menons ici est entièrement dédiée aux producteurs d’ici », fait savoir Alexandre Mailloux, directeur de la Ferme de recherche et des services techniques à La Coop fédérée. « Pourquoi on effectue de la recherche et comment elle est mise en œuvre », voilà le mot d’ordre de cet événement unique auquel plus de 1000 participants sont attendus.
Cette journée portes ouvertes sera aussi l’occasion de vous présenter le tout nouveau site de recherche et développement du réseau La Coop. La Ferme de recherche, qui a fait l’objet d’investissements de 3 millions $ depuis 2005, compte pas moins de 105 hectares (260 acres) en culture!
« L’ancienne Ferme de recherche comptait sept sites d’essais, dont certains en location, indique Alexandre Mailloux. En ayant tout rassemblé au même endroit, on a cessé de se promener d’un site à l’autre, ce qui permet de se consacrer davantage à la recherche. Outre une meilleure gestion du temps, un seul et même site comporte des avantages indéniables de nature agronomique. Il facilite les programmes de rotation des terres et permet de s’assurer de leur uniformité et de leur bonne gestion. »



À vos marques
Plusieurs circuits ont été mis sur pied pour maximiser l’information que vous pourrez tirer de votre présence sur le site, le 18 août prochain. Au total, quelque 25 points d’intérêts, présentés par les experts en productions végétales de La Coop fédérée, vous feront découvrir les plus récentes avancées technologiques dans le maïs, les céréales, le soya et les plantes fourragères. En voici les faits saillants.


Brigitte Lapierre

En plein champ

La régie qu’on évalue en miniparcelles, est testée en plein champ chez des producteurs collaborateurs. Nous vali­derons ainsi en situation réelle les concepts développés à la Ferme de recherche. Nous présenterons également les essais 2009 du programme de traitements de fongicides dans le maïs amorcés il y a deux ans.

Brigitte Lapierre, agr.,
expert en grandes cultures


Brigitte Lapierre

L’azote de demain, aujourd’hui!

L’azote à libération contrôlée FRN est promis à un bel avenir. Cette source d’azote, issue d’une technologie développée aux États-Unis et dont La Coop fédérée possède l’exclusivité au Québec, comporte beaucoup d’avantages. L’azote FRN est une source protégée dont la libération contrôlée par la température et l’humidité s’échelonne tout au long de la saison végétative. Aussi ne requiert-elle qu’une seule application en début de saison comparativement à celle dite fractionnée. Les passages au champ sont donc d’autant réduits. Autre avantage, même lorsqu’il pleut beaucoup, le lessivage de l’azote est sensiblement amoindri en raison de la protection dont cette source est dotée. On fera également état d’études comparatives entre diverses sources d’azote, ainsi qu’entre une application de FRN au semis et en présemis dans le maïs. L’azote FRN peut en outre être utilisé dans les céréales, le canola et la pomme de terre.

Valérie Chabot, agr., M. Sc.,
professionnelle de recherche en régie des cultures


Alain Brassard

Téléphotos

Un atelier de télédétection démontrera le type de diagnostic que permet de poser la prise de photos satellites au cours de la saison de croissance du maïs. Par exemple, ces images indiquent où, dans la parcelle, il y a eu lacune en matière de désherbage, de fertilisation, de population, de sorte que l’on puisse apporter des correctifs l’année suivante. Les informations que procurent ces photos permettent également d’estimer le rendement de la culture.

Alain Brassard, B. Sc.,
conseiller agriculture de préci
sion


Claude Bourdas

Dans les profondeurs

La profondeur de semis est d’une importance capitale pour maximiser le rendement du maïs. Des essais en font état. Les taux de semis sont également à l’étude.

Claude Borduas, agr.,
responsable des parcelles de développement Elite




François Labrie

Hâtez-vous!

Des essais de désherbage hâtif, réalisés à l’Université Laval par le chercheur Gilles Leroux, ont permis de déterminer que la fenêtre de contrôle optimale des mauvaises herbes se situe entre les stades 2 à 5 feuilles, une période critique au cours de laquelle le maïs ne doit rencontrer qu’un minimum de concurrence.

François Labrie, agr.,
expert en grandes cultures


Claude Lapointe

L’œuf ou la poule?
Le plant ou la graine?


La production de semences de maïs vous intrigue? Un atelier traitera de la régie que requièrent les lignées parentales pour maximiser la production de semences hybrides de haute performance.

Claude Lapointe, T. P., M. Sc.,
coordonnateur en production de semences



Jérôme Auclair

Introduire un gène dans une plante, comment ça marche?

Qu’ils s’agissent des gènes Roundup Ready et Liberty Link, des gènes de résistance aux maladies, de ceux qui déter­minent la couleur du grain, ou encore toute autre caractéristique recherchée, voilà une question que se posent sans doute plusieurs d’entre vous. Nos travaux sont principalement réalisés avec le soya, mais également avec d’autres oléoprotéagineux, tels que le pois et le canola. Dans le cas du gène Roundup Ready, par exemple, La Coop fédérée se procure du semencier Monsanto, une plante qui possède cette caractéristique. Puisqu’elle provient du Midwest (Groupe III), sa maturité est trop tardive pour les conditions environnementales québécoises. Pour obtenir le gène RR2Y, il faut donc croiser la plante le possédant avec une plante ne le possédant pas de sorte que, graduellement, à force de croisements en retour successifs avec les parents, le gène se transfère de l’une à l’autre. Pour accélérer le processus, on tire profit de la contre-saison en Amérique du Sud. On parvient alors à transférer le gène en l’espace de deux ou trois ans. Pour mieux identifier les plantes qui ont bel et bien la caractéristique recherchée dans leur génome, on utilise des marqueurs moléculaires. C’est-à-dire des repères liés au gène recherché afin d’en confirmer la présence dans la plante issue du croisement.

Jérôme Auclair, Ph. D.,
sélectionneur en amélioration végétale


Des fourrages pour faire du foin

Pour assurer une bonne conservation des ensilages et l’obtention d’un produit toujours stable à la sortie du silo, rien de tel qu’un bon… conservateur d’ensilages! Des résultats de tests effectués dans diverses conditions et selon différents niveaux d’utilisation seront présentés. Aussi, une station Plantes fourragères prodiguera conseils et techniques pour bien réussir ses fourrages.

Germain Lefebvre, agr.,
président de Agro-Bio Contrôle inc



Christian Azar

Bol de céréales

L’amélioration génétique du blé, de l’orge et de l’avoine pour favoriser le rendement et la résistance aux maladies, est au cœur de cet atelier. Dans l’orge, plus particulièrement, on vise à accroître la résistance à la fusariose. Une problématique qui n’influe pas tant sur les rendements que sur la toxicité des grains et dont l’effet est double. D’abord, elle tire à la baisse le prix de cette céréale, puis nécessite, en alimentation animale, que l’on dilue le grain contaminé avec du grain sain. Dans le blé, on cherche à trouver de nouveaux cultivars qui se prêtent à la panification afin d’augmenter la part de La Coop fédérée dans ce marché en croissance depuis plusieurs années au Québec. Cette recherche se fait parallèlement à des essais de régie. En outre, l’identification de cultivars adaptés aux zones cibles est une des priorités des chercheurs et fait l’objet d’études sur les sites de La Pocatière, Hébertville et Normandin..

Christian Azar, agr., M. Sc.,
sélectionneur en amélioration végétale



Nouvelle biotechnologie dans le maïs

Pour maximiser la protection des cultures de maïs, on fait de plus en plus appel à la biotechnologie. La technologie VT3, comprenant trois gènes (Bt pyrale, Bt chrysomèle des racines et Roundup Ready), en est un bel exemple. Et d’ici 2010, on aura introduit, dans certains hybrides de maïs, jusqu’à huit gènes de protection contre les ravageurs les plus courants. Avec encore plus d’efficacité, trois gènes Bt lutteront contre la chrysomèle, trois contre la pyrale, et deux autres, soit le Roundup Ready et le Liberty Link, assureront une résistance à ces herbicides dans le cadre de la lutte aux mauvaises herbes. Cette série de gènes, aussi appelée Smart Stax, accroît la tolérance au stress et diminue d’autant les risques de résistance. On a en effet constaté que les hybrides dotés de ces traits génétiques développent un meilleur système racinaire qui augmente la résistance à la sécheresse. Des essais, réalisés sous un dôme, et au cours desquels on a délibérément fait manquer d’eau au maïs, vous permettront de constater la tolérance accrue que procurent ces technologies.


Mieux gérer ses terres et ses cultures

La rotation des cultures est un élément clé du contrôle des ravageurs et de la santé organique des sols. Des programmes de rotation efficaces qui contribuent à maximiser vos rendements seront présentés. Aussi, en collaboration avec le Secteur quincaillerie et machines agricoles de La Coop fédérée, on présentera des essais de travail minimum du sol, dont le semis direct, et de récolte du canola sans andainage, une façon de faire qui rend cette culture accessible à plus de régions au Québec.


Le 18 août prochain, prenez rendez-vous avec l’avenir, à la Ferme de recherche en productions végétales de La Coop fédérée. Contacter votre coop pour vous inscrire.

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