Un nouveau revêtement de PVC, une fenêtre, 22 néons T5 HO et 8 entrées d’air additionnelles ont littéralement transformé l’ancien bâtiment de la ferme Sauvageau qui datait de 1945.



La dernière phase des rénovations de la ferme Sauvageau de Saint-Thuribe, dans la MRC de Portneuf, a été complétée en janvier 2009. Les murs de l’ancienne étable sont maintenant recouverts de panneaux de PVC. Après en avoir fait la pose au plafond, Tony, aidé de son père Jean-Pierre, a ajouté quelques entrées d’air supplémentaires. Puisque le nouveau revêtement d’un blanc pur luisant est idéal pour réfléchir la lumière, Tony et Jean-Pierre ont profité de la nouvelle subvention d’Hydro-Québec pour remplacer les lampes aux halogénures métalliques par des lampes fluorescentes T5 HO qui, semble-t-il, offriraient un potentiel d’économie d’électricité de 20 à 50 %. D’après la performance accrue du troupeau, il est clair qu’il n’y a pas que les producteurs qui soient heureux du résultat…

En l’espace de 16 ans, la ferme Sauvageau a diminué son nombre de vaches en lactation de 25 % tout en augmentant sa production annuelle de près de 60 %. Les producteurs ont atteint ces objectifs en faisant de petites et de grandes améliorations, telles que l’ajout de l’alimentation RTM en 2003 et l’installation d’une ventilation tunnel en 2002. Depuis 2001, ils ont entrepris de refaire le revê­tement intérieur de l’étable, une section à la fois.

En l’espace de 16 ans, la ferme Sauvageau a diminué son nombre de vaches en lactation de 25 % tout en augmentant sa production annuelle de près de 60 %. Les producteurs ont atteint ces objectifs en faisant de petites et de grandes améliorations, telles que l’ajout de l’alimentation RTM en 2003 et l’installation d’une ventilation tunnel en 2002. Depuis 2001, ils ont entrepris de refaire le revê­tement intérieur de l’étable, une section à la fois.
 
De gauche à droite : Tony Sauvageau, Frédéric Genest et Jean-Pierre Sauvageau..

Saint-Thuribe
Tony Sauvageau, qui est propriétaire unique depuis mars 2008, est la troisième génération à exploiter la ferme familiale avec sa conjointe Fanny Cloutier. Ils ont une fille, Alexane, de 6 ans et un garçon, Thomas, âgé de 3 ans. La ferme est située sur la rue Principale du village de Saint-Thuribe. La petite communauté de 300 habitants compte un nombre surprenant de producteurs laitiers : 17 en tout seulement pour la municipalité de Saint-Thuribe. Il s’agit en fait de l’un des endroits au Québec où l’on retrouve le plus de fermes laitières par personne. « Pour la plupart, il s’agit de jeunes qui viennent de prendre la relève », dit Tony. Tous sont très actifs dans la communauté : six sont pompiers volontaires et l’un d’eux est aussi maire de la municipalité. Tony siège également au banc des élus; en plus d’être pompier, il est conseiller municipal depuis 2005.

Le débat qui existait entre certains membres du groupe, à savoir s’il vaut mieux mettre les vaches en pâturages l’été que de les laisser dans l’étable tant pour le confort des bêtes que pour la productivité, est résolu quant à Tony. En ajoutant des entrées d’air lors de la pose du revêtement PVC dans un autre secteur du bâtiment il y a huit ans, en plus de la ventilation tunnel, il a remarqué que les vaches ne souffraient plus de la chaleur et qu’il y avait beaucoup moins de mouches. « Elles sont mieux à l’intérieur qu’à l’extérieur, explique Tony. Pour nous aussi c’est plus agréable, c’est plus clair et beaucoup plus facile d’entretien. » Le changement est si remarquable que même Sylvain, le petit-cousin de Tony, lui qui est pourtant demeuré sceptique pendant nombre d’années, vient d’apporter les mêmes modifications à sa ferme.

Données techniques
La particularité des panneaux de PVC, fabriqués par Vicwest, se trouve dans l’étanchéité de leurs joints. Faits de plastique de grade alimentaire, ils peuvent être posés n’importe où, même dans la laiterie et se nettoient aisément avec un jet à pression. Il faut, bien entendu, les installer avec des vis en acier inoxydable, pour que celles-ci ne rouillent avec le temps.
Selon Frédéric Genest, commis vendeur de matériaux à La Coop Saint-Ubald, c’est un produit économique qui offre un bon rapport qualité-prix. Les panneaux sont malléables et légers; ils ne
craquent pas et ne se déforment pas. Ils sont également beaucoup plus faciles à travailler que la tôle. De plus, puisque les panneaux sont offerts en six longueurs, on évite beaucoup de pertes. « C’est le matériau idéal pour ceux qui ont des problèmes avec des tensions parasites, un problème fréquent pour les producteurs dans la région », ajoute-t-il.

Rénovations graduelles
Tony et Jean-Pierre ont effectué tous les travaux eux-mêmes. La pose des 743 m² (8000 pi²) de revê­tement a pris environ un mois, à temps perdu. Certains murs du bâtiment, qui avaient un peu travaillé avec le temps, ont demandé un peu plus de préparation supplémentaire pour être redressés avant la pose du revêtement. Ils ont également opté d’ajouter une fenêtre de 71 x 114 cm (28 x 45 po) sur le mur nord-est du bâtiment, ce qui a contribué à faire entrer beaucoup de lumière naturelle dans la zone la plus sombre de l’étable.

Le coût des matériaux achetés à La Coop Saint-Ubald, incluant les panneaux de PVC, les lattes de bois, les vis, la fenêtre et les moulures s’est élevé à environ 10 000 $.
 
L’étable sera beaucoup plus confortable, car l’ajout d’entrées d’air a augmenté la vitesse du déplacement de l’air et son taux de renouvellement.

Retour sur l’investissement
Étant donné que les rénovations se sont échelonnées sur plusieurs années, il est difficile de chiffrer exactement les retombées de chaque amélioration. Chose certaine, les vaches mangent davantage. La ferme, qui s’était hissée au deuxième rang pour le comté de Portneuf en 2007, a atteint une production annuelle de 11 943 kg avec une MCR de 260-271-262 en 2008, selon le relevé de Valacta. Lors de la visite du Coopérateur agricole, les producteurs attendaient avec impatience la sortie du classement pour la région.

Les panneaux de PVC sont légers et faciles à installer.he.


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