Annick a eu du mal à croire au bonheur qui est venu frapper à sa porte en avril dernier. « J’ai poussé un petit cri de surprise quand on m’a annoncé au téléphone que j’avais gagné une bourse du millénaire de 20 500 $ », mentionne la jeune fille de 17 ans qui a fait son entrée, en septembre 2009, à l’ITA de La Pocatière en technique de productions animales. « Je ne m’attendais jamais à recevoir autant », dit-elle. Native de Saint-Philippe-de-Néri, Annick est la bienheureuse fille de Jean Michaud, propriétaire de la ferme Val d’Espoir et d’Aline Roy. Réparti en versements annuels d’environ 4500 $, l’argent lui permettra de financer une bonne partie de ses études au cours des trois prochaines années.

Mais voilà, cette bourse, il ne suffit pas d’en faire la demande pour l’obtenir. Retour dans un passé pas si lointain, en 2008. Annick étudie alors en 5e secondaire à l’école Chanoine-Beaudet, de Saint-Pascal-de-Kamouraska. La conseillère en orientation de l’école encourage les étudiants à soumettre leur candidature à la Fondation des bourses d’études du millénaire mise sur pied par le gouvernement canadien. Confiante de nature, Annick décide d’aller de l’avant. Elle doit pour cela répondre à un volumineux document d’une vingtaine de pages truffées de multiples questions touchant notamment, selon les critères exigés, la responsabilité citoyenne, l’engagement communautaire, le leadership, l’innovation et le rendement scolaire.

Malgré son jeune âge, Annick a un curriculum bien garni. Elle fait partie de l’Association des jeunes ruraux depuis qu’elle a six ans et sera nommée à la présidence. Elle participera en plus à l’organisation d’une réunion provinciale de l’association. Adolescente sportive, elle a pratiqué le volley-ball, avec l’équipe de son école, en 1re et 2e secondaires. L’année dernière, alors qu’elle est en 5e secondaire, Annick est élue « première ministre » du « gouvernement des élèves », puis siège au comité organisateur du bal des finissants. Pour apprendre l’anglais, elle ne recule devant rien et passe trois mois à Prince-George, en Colombie-Britannique, dans le cadre d’un programme d’échange et d’immersion. Puis, en 2008, Annick travaille tout l’été avec son copain, Jean-Philippe Charest, sur une ferme laitière de North Rustico, à l’Île-du-Prince-Édouard. La ferme familiale, dont est aussi propriétaire son oncle, Pierre Michaud, est un lieu d’apprentissage riche et diversifié. Elle y travaille l’été et bien souvent les fins de semaine durant l’année scolaire. Et tout cela, en maintenant un dossier académique de haut niveau. Sa candidature est d’ailleurs appuyée, comme il se doit, d’une lettre de recommandation de son professeur de français.

Mais ce n’est pas tout, la dynamique jeune fille de Saint-Philippe-de-Néri a en plus décroché, cette année, la médaille du lieutenant-gouverneur du Canada, qui vient souligner son engagement et ses résultats scolaires. Cette reconnaissance lui a été remise lors d’une cérémonie officielle tenue à Mont-Joli.

L’avenir s’annonce radieux pour cette jeune boursière qui a la vie devant elle. Après ses études à l’ITA, Annick envisage deux options, pour le moment, du moins : étudier en agronomie à l’université ou alors prendre la relève de la ferme familiale. Bonne route!

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