Au premier coup d’œil, on dirait de la pierre, de la brique, du bois, du marbre, du velours... Ce n’est souvent qu’au toucher qu’on découvre la ruse. Bienvenue dans le merveilleux monde des faux finis!

Pour Dominique Bouchard, designer d’intérieur à la nouvelle boutique Inov du Centre de réno­vation Unimat, à Saint-Lin-des-Laurentides, les techniques de faux finis sont sans limites. « Elles permettent de faire à peu de frais des choses vraiment spéciales », lance-t-elle.

Dominique Bouchard, designer d’intérieur

La designer, dont une des grandes forces est justement la création de faux finis, propose ici une méthode toute simple pour réaliser soi-même une imitation de brique ou de pierre plus vraie que nature. Elle suggère d’utiliser ce type de faux fini pour recouvrir un mur, un manteau de cheminée, une descente d’escalier ou encore un dosseret de cuisine.

À son avis, la réalisation d’un tel ouvrage est à la portée de tous, car la technique est très simple.

Le projet pourra en outre être terminé beaucoup plus rapidement (et pour beaucoup moins cher!) que le travail de maçonnerie requis pour la construction d’un véritable mur de pierre ou de brique. Sans compter le temps de séchage, Mme Bouchard estime que la confection d’un mur complet n’exigera pas plus de deux jours de travail pour un débutant et coûtera une quarantaine de dollars, hormis la peinture.

Trois étapes faciles
1. Traçage des contours
Pour une imitation de pierre, il suffira de dessiner les formes souhaitées sur la surface à finir avec du papier-cache. « Pour que les pierres aient une apparence naturelle, il ne faut pas que tout soit parfaitement droit », conseille la spécialiste. Pour l’imitation de brique toutefois, il sera préférable de tracer d’abord les lignes horizontales et verticales au crayon afin de s’assurer que les « briques » sont toutes de la même taille et qu’elles sont régulièrement espacées.

2. Application du composé à joints
On mélange le composé à joints et le plâtre de Paris (1 kg de plâtre pour 20 kg de composé avec un peu d’eau au besoin). On applique le mélange à la truelle de manière égale pour la brique ou en variant l’épaisseur pour imiter le relief de la pierre naturelle. « Plus la couche est épaisse, plus la pierre aura l’air vraie au toucher. Mais le résultat sera tout aussi beau avec une couche plus mince », assure Mme Bouchard.

On laisse sécher une vingtaine de minutes, puis on retire délicatement le ruban. « C’est important d’enlever le ruban avant que le ciment ne soit sec pour pouvoir faire des retouches », précise-t-elle.

3. Application de la peinture
On laisse ensuite sécher pendant au moins deux jours avant d’appliquer un apprêt sur toute la surface. Après, on peint les fausses pierres de la couleur voulue au pinceau. Une fois la peinture séchée, on met une couche d’une autre couleur à l’éponge pour un effet moucheté. On termine en peignant les rainures entre les pierres ou briques d’une couleur contrastante imitant le mortier et on applique à la toute fin une couche de vernis mat (ou lustré pour un dosseret de cuisine) afin de faciliter l’entretien.

Si plusieurs livres et revues expliquent la technique en détail, la designer se fera toutefois un plaisir de partager ses trucs et astuces en boutique. Ceux qui hésitent à exécuter eux-mêmes les travaux pourront de plus retenir les services de Mme Bouchard, qui a réalisé de nombreux projets du genre par le passé.

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