Depuis maintenant cinq ans, plusieurs coopératives exploitent des filières de production porcine avec le principe de bandes.

Ce principe consiste à regrouper au sevrage deux à cinq semaines de production de porcelets. Par exemple, une maternité de 600 truies qui produit chaque semaine 250 por­celets en produira 1000 toutes les quatre semaines (bandes aux quatre semaines).

Présentement, dans le réseau La Coop, un troupeau est exploité en bandes aux cinq semaines, deux aux deux semaines et plusieurs aux quatre semaines.

La principale raison d’opérer des maternités en bandes est de produire des lots importants de porcelets de façon à exploiter des pouponnières et des engraissements en tout plein tout vide. Ce mode de production améliore de façon considérable les performances techniques et économiques de l’élevage. Le choix de la grosseur des bandes est important. Il faut choisir en fonction de la grosseur des pouponnières-engraissement. Si plusieurs bâtiments de 1000 places sont disponibles dans une coopérative, il est possible de mettre en bande aux deux semaines une maternité de 1000 truies ou deux maternités de 600 truies aux quatre semaines. Dans les deux cas, des lots de 1000 porcelets seront produits.

Il est inutile de produire des bandes plus grandes que la capacité des bâtiments : par exemple, mettre une maternité de 1200 truies aux quatre semaines pour remplir des pouponnières de 1000 places. Le coût supplémentaire de production de la maternité aux quatre semaines ne sera pas récupéré dans les performances des bâtiments de 1000 places. Il y aura peu d’économies d’échelle dans le transport des porcelets et de la moulée. Avant d’entreprendre les mises en bandes, il importe de consulter des experts, car une mise en bandes ratée coûte très cher.

Pour la vente de porcelets à l’extérieur, il est reconnu que des lots de 1000 porcelets sont les plus demandés et les plus faciles à commercialiser.

Deux coopératives du réseau sont très engagées dans la production en bandes. Voici leurs impressions sur ce type d’élevage.

Groupe Dynaco, Karl Boulet
« À Groupe Dynaco, nous exploitions depuis plusieurs années des engraissements de 2400 places en semi-rotation. Avec l’arrivée dans les dernières années de maladies à incidences économiques importantes, nous avons pris la décision de régir nos deux maternités de 1300 truies en bandes aux quatre semaines. Les résultats que nous obtenons avec ce mode d’élevage en pouponnière et engraissement justifient pleinement notre décision. En plus, nos porcelets sont plus faciles à placer dans des élevages de 2000 à 2500 places, exploités en tout plein tout vide. »

Covimax, Thierry Boulet
« Dans notre région à haute densité de production porcine, l’élevage en tout plein tout vide n’est pas un caprice, mais une obligation. C’est pourquoi en 2006, nous avons adopté pour notre mater­nité de 1400 truies le mode de production aux deux semaines. Cela nous a permis d’exploiter plusieurs pouponnières et engraissements avec des lots de 1200 porcs en tout plein tout vide. Aussi plusieurs de nos fournisseurs de porcelets ont adopté le mode en bandes aux quatre semaines pour sécu­riser la vente de leurs porcelets en lots de 1000. Les bandes ne règlent pas tout, mais donne la chance de repartir à neuf après un lot difficile. Dans notre région, l’élevage en tout plein tout vide est primordial. La rotation n’a vraiment plus sa place. »

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