Un beau cadeau pour le 10e anniversaire des bistros-boutiques Les Délices de l’Érable.

C'est avec fierté que Raynald Baril, Cécile B.-Pichette et Luc Lussier, respectivement président et vice-présidente du conseil et directeur général de Citadelle, sont allés chercher le prix Feuille d’érable d’or (Golden Maple Leaf Award) remis à la coopérative dans le cadre du congrès conjoint de l’Institut international du sirop d’érable (IMSI) et du Conseil nord-américain du sirop d’érable (NAMSC) tenu en octobre dernier à Bar Harbor dans l’État du Maine.

De gauche à droite à l’arrière-plan : Luc Lussier, directeur général, et Martin Plante, directeur principal des ventes, Citadelle; Richard Norman, vice-président, et Dave Chapeskie, directeur exécutif, Institut International du sirop d’érable. À l’avant-plan : Cécile B.-Pichette, vice-présidente, et Raynald Baril, président, Citadelle; Gary Gaudette, président, Institut International du sirop d’érable.

Ce prix accordé par le NAMSC depuis 2008 vise à reconnaître une réalisation exceptionnelle qui contribue à l’avancement de l’industrie du sirop d’érable à l’échelle nord-américaine ou internationale. Après avoir récompensé un accomplissement dans le domaine de la recherche l’an dernier, le prix était cette fois sous le thème « promotion et marketing ».

C’est le concept de bistro-boutique Les Délices de l’Érable de Citadelle qui a conquis le jury du concours. Célébrant son 10e anniversaire cette année, c’était la première fois qu’une occasion se présentait de soumettre le concept à un concours, confie M. Lussier. Selon les commentaires recueillis, le fait que les succursales de Montréal et de Québec aient également une vocation éducative et muséale a largement joué en faveur de Citadelle. « Personne d’autre ne fait cela dans l’érable. C’est une vitrine exceptionnelle pour le produit », remarque-t-il. Sans compter que les quatre bistros-boutiques de Montréal, Vancouver, Québec et de l’aéroport Montréal-Trudeau, où l’on retrouve tout ce qui se fait comme produits de troisième transformation, ont véritablement une portée internationale : ils reçoivent chaque année la visite d’un demi-million de personnes provenant de 30 pays!

Pour le directeur général, l’obtention de ce prix prestigieux constitue un atout, non seulement auprès des partenaires financiers et du gouvernement, mais aussi parce qu’il pourra soutenir la promotion du concept. Prenant exemple sur ce qui existe ailleurs dans le monde pour des produits comme le chocolat ou le café, Citadelle étudie en effet la possibilité d’expansion de ses bistros-boutiques sur une base de franchises internationales. « Il y a de la demande à l’étranger, affirme-t-il. C’est la prochaine étape. »

Citadelle au C. A. du NAMSC
Par ailleurs, les 19 membres de la délégation de Citadelle ont tiré profit de cet événement de trois jours pour se renseigner sur les derniers développements dans l’industrie et pour y prendre une place encore plus grande. En effet, c’est lors de ce congrès que Cécile B.-Pichette a été élue vice-présidente du conseil d’administration du NAMSC pour un mandat de deux ans.

Selon M. Lussier, qui a lui-même présidé le conseil d’administration de l’organisme, cette nomination assure une présence de plusieurs années à Citadelle, puisque la vice-présidence trace généralement la voie à la présidence. « Il est important pour Citadelle d’être active au sein d’organisation comme le NAMSC et l’IMSI. C’est souvent politique : plusieurs décisions qui s’y prennent et certaines stratégies à long terme qui y sont étudiées ont un grand impact de part et d’autre de la frontière. »

Célébrant cette année son 50e anniversaire, rappelons que le NAMSC regroupe les associations de producteurs de sirop d’érable de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de 12 États américains. Le NAMSC a notamment pour mandat de favoriser la recherche en matière de gestion des érablières, production du sirop d’érable et développement de nouveaux marchés.

À ce propos, un des éléments majeurs du congrès est justement la diffusion des travaux réalisés par de nombreux centres de recherche du Canada et des États-Unis. « C’est un forum parfait pour cela et les conférences sont très courues par les gens de l’industrie », commente M. Lussier.

Cette année, par exemple, les congressistes ont eu droit à une mise à jour sur la bataille contre le longicorne asiatique, lequel, tout en demeurant une menace, n’a heureusement pas traversé notre frontière. « En plus d’être renseignés sur le protocole à suivre en cas d’infestation, nous avons appris qu’on avait réussi à circonscrire la prolifération de cet insecte en Ohio », rapporte-t-il.

Un autre aspect du congrès qui intéresse vivement les participants est le dévoilement des plus récentes statistiques de l’industrie. Or, la grande nouvelle cette année est l’augmentation considérable de la production de sirop d’érable aux États-Unis : celle-ci est passée à 25 millions de livres, comparativement à 12 millions de livres en moyenne auparavant et à environ 120 millions au total au Canada. « C’est presque un record, observe M. Lussier. Il faudra en tenir compte dans nos projets d’expansion! »

Adoption d’un système de classement uniforme
Mais le clou du congrès 2009 fut sans aucun doute l’aboutissement du travail amorcé en 2002 par l’Institut international du sirop d’érable (IMSI) pour développer un système uniforme de classement et de normes de qualité internationales pour le sirop d’érable pur. On se souviendra que cet organisme, dont Citadelle est l’un des membres fondateurs, a pour mission de promouvoir la consommation du sirop d’érable pur et de protéger l’intégrité du produit tout en favorisant la collaboration dans l’industrie.

Lors de leurs assemblées générales tenues pendant le congrès, les membres de l’IMSI ont adopté à l’unanimité la proposition de classifi­cation et de normes déposée par comité spécial de l’IMSI (présentée dans le tableau ci-contre). En gros, la proposition fait en sorte que les classes Canada no 1, 2 ou 3 sont remplacées par une « classe A » et trois classes de couleurs pour le sirop vendu au détail, et une « classe B » pour le sirop principalement destiné à la transformation.

« C’est un très grand pas qui a été franchi par l’industrie, se réjouit M. Lussier. Mais il reste encore du chemin à faire avant que cela ne se traduise par des modifications réglementaires et des modifications aux systèmes de contrôle des agences comme la Food and Drug Administration (FDA) ou l’Agence canadienne d’inspection des aliments », prévient-il.

Prochains congrès
Pour Luc Lussier, qui se souvient encore d’une époque d’antagonismes nationaux fréquents entre les producteurs acéricoles du Québec et du Vermont, la participation de Citadelle aux activités de l’IMSI et du NAMSC est aujourd’hui devenue incontournable. « On fait maintenant partie du groupe, dit-il. On a appris à travailler les dossiers ensemble et à unir nos efforts dans la recherche. On fait maintenant front commun face aux problématiques de notre industrie et en plus, on retrouve chaque année des amis au congrès! »

Si le prochain congrès aura lieu du 20 au 23 octobre 2010 au Stratford Park Hotel, à Stratford en Ontario, sous la gouverne de l’Association des producteurs de sirop d’érable de l’Ontario, il faudra toutefois attendre à 2017 – rotation des 16 États et provinces membres oblige – avant qu’il ne revienne au Québec.

Classes et normes de qualité internationales proposées par l’IMSI pour le sirop d’érable

Généralités
• Obtenu exclusivement par concentration de la sève d’érable ou par dissolution ou dilution dans l’eau potable, d’un produit de l’érable autre que la sève d’érable;
• Minimum de 66 % de solides solubles
(entre 66,5 % et 67,5 % pour la meilleure saveur);
• Maximum de 68,9 % de solides solubles (à l’exception des nouveaux processus ou produits de l’érable, qui seront traités individuellement);
• Respecte les normes fédérales, provinciales et d’État appropriées en matière de contaminants;
• Respecte les autres directives de politique et règlements fédéraux, provinciaux et d’État appropriés (étiquetage, contenants normalisés, agrément d’établissement);
• Détermination adéquate de la classe et de la classe de couleur;
• Traçabilité du lot (production quotidienne).

Descripteurs exigés sur l’étiquette du produit
• Sirop d’érable pur (classes A et B);
• Sans additif (classes A et B);
• Origine du produit : pays d’origine ou province/État
(classes A et B);
• Intensité de la saveur ou du goût (classes A et B);
• Couleur (classe A);
• Pour la transformation des aliments (classe B).

Classe A – descripteurs de qualité
• Couleur uniforme;
• Intensité de saveur (goût)
Caractéristique de la classe de couleur;
• Exempt d’odeur désagréable ou de goût anormal;
• Exempt de turbidité;
• Propre à la consommation.

Classes de couleur
Goût délicat et couleur dorée
Taux de transmission de lumière minimum de 60,5 %
Goût riche et couleur ambre
Taux de transmission de lumière entre 44,0 et 60,4 %
Goût fort et couleur foncée
Taux de transmission de lumière entre 25 et 43,9 %

Classe B
• Taux de transmission de lumière inférieur à 25 %;
• Peut appartenir à n’importe quelle classe de couleur en présence d’un goût désagréable;
• Peut présenter un goût anormal
(caramel, boisé, bourgeon, brûlé, etc.);
• Sirop au goût fort;
• Emballé dans des contenants de 20 litres
(5 gallons) ou plus (exemption à la ferme);
• Ne peut pas être vendu au détail (sauf le sirop de cuisson, sans défaut de saveur, qui peut être vendu au détail en petit format);
• Peut être utilisé dans la transformation des aliments ou à des fins non alimentaires.

Retour

Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés