Membre du conseil d’administration de La Coop Chambord depuis 2000, Manon Desbiens vient tout juste de s’engager pour un autre mandat de trois ans. Ayant le souci de contribuer à améliorer les services offerts aux gens du milieu et à satisfaire leurs besoins, elle estime apporter un point de vue différent et nécessaire à sa coopérative. « Les femmes ne doivent pas avoir peur de s’impliquer, croit-elle. Je pense d’ailleurs qu’au moins un siège devrait leur être réservé au sein de chaque conseil d’administration. »

Seule femme au conseil, c’est souvent à elle que les femmes des quatre municipalités du Lac-Saint-Jean desservies par la coopérative de consommation s’adressent lorsqu’elles désirent un nouveau service ou produit, confie l’administratrice qui siège également au comité de crédit. Comptant 636 membres et une cinquantaine d’employés, la coopérative exploite deux épiceries sous les bannières L’Intermarché à Chambord et Axep au village voisin de Lac-Bouchette, ainsi que deux quincailleries Unimat. « Quand il s’agit d’alimentation, cite-t-elle en exemple, mes confrères se sentent moins à l’aise pour répondre puisque c’est généralement leur femme qui fait l’épicerie. »

Recrutée à l’origine au salon de coiffure pour hommes où elle travaillait par des administrateurs (et clients) qui cherchaient à diversifier la composition du conseil, cette ex-coiffeuse reconnue pour son entregent et sa facilité à communiquer occupe aujourd’hui un emploi saisonnier au Village historique de Val-Jalbert à Chambord. Avec son Festival du cowboy annuel et la pêche à la ouananiche, le Village historique est une des principales attractions de cette municipalité dont l’économie repose en grande partie sur le tourisme et la villégiature. Sa population, qui s’élève normalement à 1700 personnes, passe à plus du double pendant la saison estivale.

En plus de son emploi, Manon Desbiens et son conjoint Éric ne manquent jamais de se joindre aux 200 bénévoles qui contribuent chaque année au succès du Festival depuis 17 ans. « Ce n’est pas aussi gros que celui de Saint-Tite, mais on reçoit quand même 50 000 visiteurs! » remarque cette femme engagée qui fait également du bénévolat lors des collectes de sang annuelles des policiers de Roberval.

Après la frénésie touristique de l’été, cette amoureuse de la nature originaire de Métabetchouan accueille toujours avec joie l’arrivée de l’automne et de l’hiver. Possédant un chalet sur leur terre à bois, son conjoint et elle s’y rendent pratiquement tous les week-ends. Équipés d’un moulin à scie portatif et d’un séchoir à bois sur place et de tous les outils nécessaires dans leur garage, c’est avec beaucoup de plaisir et de fierté qu’ils transforment ensemble les arbres qu’ils ont eux-mêmes abattus pour meubler leur résidence de Chambord.

Natif de la municipalité, son conjoint a en effet développé une véritable passion pour l’ébénisterie depuis la récente fermeture, en raison de la crise forestière, de l’usine locale de Louisiana-Pacific où il travaillait. Ayant toujours été habile de ses mains, c’est une passion que l’administratrice de La Coop Chambord partage aujourd’hui avec lui : « Fabriquer nos propres meubles, on adore ça : tout est en bois dans notre maison! »

Retour

Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés