Plus de 50 exploitations agricoles se sont inscrites au prix Transfert de ferme La Coop cette année. Les prix consistent en trois voyages d’une valeur totale de 4500 $ pour les prédécesseurs et de 4500 $ en chèques-cadeaux La Coop/Sonic pour les successeurs.

Les 1re, 2e et 3e places sont déterminées au sort et c’est à Denis Richard, président de La Coop fédérée, que revient l’honneur de procéder à ce tirage lors du banquet de clôture de l'assemblée générale de La Coop fédérée auquel les trois fermes finalistes ont été conviées.

Les gagnants et les deux finalistes remporteront respectivement, pour les prédécesseurs et successeurs, 2000 $, 1500 $ et 1000 $ en certificats-voyage et en chèques-cadeaux La Coop/Sonic.

Il s’agit de la deuxième édition du prix Transfert de ferme La Coop sous sa forme actuelle et les organisateurs prévoient conserver la même formule pour l’an prochain. La Coop fédérée est fière de souligner les efforts des familles qui ont assuré la pérennité de leur entreprise et félicite tous les participants du concours.



La Ferme du Ruisseau Fleury

Le transfert des tâches et du pouvoir décisionnel a débuté dès que les enfants ont manifesté le désir de se joindre à l’entreprise. Quant au transfert des parts, celui-ci s’est effectué en 2004 pour Geneviève, et en 2005 dans le cas de Matthieu. La période de cogestion s’échelonnera probablement sur une période d’environ 15 ans ou jusqu’à ce que la génération suivante soit en âge de se joindre à eux. Pour le moment, chacun possède 25 % des parts de l’entreprise.

La vie des deux plus jeunes de la famille gravite également autour de l’agriculture; Caroline, 22 ans, est en couple avec un producteur laitier et termine ses études pour devenir enseignante et Alexandre, 19 ans, poursuit une carrière de chef cuisinier : « Il cuisine nos produits! » dit Nicole.

Historique
Vraisemblablement, le MAPAQ avait oublié de tenir compte d’un facteur important : celui de la très grande volonté de Nicole et de Mario de réussir! Le couple cherchait à s’établir en agriculture depuis quelques années et ils ont sauté sur l’occasion le jour où les parents de Nicole étaient prêts à vendre la ferme. À l’époque, Nicole était secrétaire et Mario travaillait en usine, un emploi qu’il conservera d’ailleurs jusqu’en 1991, afin de permettre à l’entreprise de prendre de l’expansion.

« Au fil des ans, on a structuré l’entreprise de façon à pouvoir fonctionner à quatre », dit Mario. Par ailleurs, chacun a ses responsabilités et il n’est pas question d’avoir à consulter tout le monde pour chaque décision prise au quotidien.

Nicole et Mario souhaitent que toute la famille puisse partir en voyage avec eux.

« Lors d’une rencontre organisée par le CREA, j’entendais des pères dire : ma fille s’occupe du troupeau, mais c’est moi le patron! dit Geneviève. Ici, on se fait confiance l’un, l’autre. C’est moi qui choisis les taureaux et qui détermine quand il faut appeler le vétérinaire. »

« Geneviève, c’est la Germaine des vaches », affirme Nicole avec le plus grand des sourires. Sa fille vient d’informatiser le troupeau et se passionne pour la génétique. Geneviève s’empresse d’ajouter que son but n’est pas de courir les expositions. La course, elle en fait déjà assez avec ses trois enfants : Félix a 7 ans, Ève, 4 ans et Émilien, 3 ans.

Le troupeau Holstein est composé de 13 TB, 34 B+ et 17 B. La moyenne de production est de 8500 kg/vache avec 3,85 % de matière grasse et 3,2 % de protéines.

Matthieu, quant à lui, préfère les travaux aux champs. Les deux se complémentent si bien que la famille les surnomme les jumeaux, bien qu’ils soient nés à 15 mois d’intervalle. La répartition des tâches fait en sorte que chaque génération puisse prendre une fin de semaine de congé sur deux. La complicité qui existe entre les deux géné­rations est exceptionnelle. Leur secret, c’est la communication. Les quatre prennent le repas du midi ensemble et immanquablement, toutes les fins de semaine, le restant de la famille se joint à eux; en tout, ils sont 15 autour de la table.

Le fait d’avoir tenu à la transparence, à fonctionner à livre ouvert, expliquent Nicole et Mario, a fait en sorte que les enfants ont toujours été au courant de tout, y compris la comptabilité. Selon eux, c’était la meilleure façon de les responsabi­liser et de les aider à acquérir de la maturité.

« Quand les enfants voulaient quelque chose, je leur disais : regardez la paie de lait et regardez les dépenses qu’on a ce mois-ci, explique Nicole. Ils ont très vite compris que l’argent ne poussait pas dans les arbres. »

Le travail à l’étable était vu comme une façon de passer du temps ensemble, en famille. Bien que Matthieu se souvienne d’avoir eu sa part de « rêves de p’tit gars » de devenir pilote de course, policier ou pompier, ce sont les valeurs familiales qui l’ont emporté lorsque le temps est venu de choisir sa carrière. « Papa et maman nous ont montré que c’était l’fun l’agriculture et que même si parfois c’est difficile et que l’on travaille beaucoup, on a du plaisir à faire ce que l’on fait », dit-il.

« On est choyé d’être dans le lait, contrairement à d’autres productions, ajoute Mario. On vit bien, il n’y a pas personne dans la misère. Notre vœu pieux est que le gouvernement se soucie un peu moins de l’OMC et un peu plus de l’agriculture, qu’il mise sur la souveraineté alimentaire pour que l’on ne perde pas nos acquis. »

Partir… à 15!
Geneviève se trouvait dans un magasin lorsque Nicole l’a rejointe sur son cellulaire pour lui annoncer que la ferme du Ruisseau Fleury faisait partie des finalistes du prix Transfert de ferme La Coop. « J’ai poussé un cri et tout le monde autour de moi a su que j’avais gagné quelque chose, raconte Geneviève.C’était plutôt drôle. »

Nicole et Mario, qui ont pris goût aux escapades depuis que Geneviève et Matthieu sont là pour bien veiller à l’exploitation, disent que le chèque-cadeau pour un voyage est d’autant plus apprécié cette année étant donné qu’ils célébreront leur 25e anniversaire de mariage prochainement. Et, comme la ferme du Ruisseau Fleury est un clan tissé serré, ils ont annoncé qu’ils ont l’intention de fêter l’occasion en famille et de partir en voyage à 15! Mario ajoute à la blague que si La Coop fédérée songe à augmenter les prix, cette année serait l’idéal. Le seul problème qui reste à résoudre maintenant est de trouver des gens compétents souhaitant les remplacer pour s’occuper du troupeau pendant une semaine… Y aurait-il des volontaires parmi nos lecteurs?

La ferme Magenta
Denise Laguë Lussier n’avait aucune idée de quoi Denis Richard parlait lorsqu’il lui a téléphoné avant Noël pour lui annoncer que la ferme Magenta était parmi les finalistes du prix Transfert de ferme La Coop. Son fils Jean-François ne voulant pas créer de fausses attentes, il avait inscrit la ferme en catimini. « Je me suis dit que si on gagnait, ce serait une belle surprise, une récompense pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. »

Jean-François Lussier détient 50 % des parts de la ferme Magenta S.E.N.C. depuis 2006 et co-exploite l’entreprise avec ses parents René et Denise. Le transfert s’est effectué dans l’harmonie, sans problèmes. « Le CREA a bien cherché les bibittes, mais il n’y en avait pas! » dit Jean-François en riant.

Jean-François est la deuxième génération à travailler sur l’entreprise laitière située à l’Ange-Gardien, en Montérégie, qui comprend un quota de 45,5 kg et 104,4 hectares (258 acres) en grandes cultures. Parmi les quatre enfants, il était le seul souhaitant reprendre la ferme.

Historique
Jean-François a pris sa grande décision lorsqu’il était en 5e secondaire. Après avoir terminé ses trois années à l’ITA, il se joindrait à l’entreprise familiale. Malgré son jeune âge, il était en mesure d’apprécier le choix qu’il faisait, car il possédait déjà une bonne expérience de travail. Jean-François a fait son entrée sur le marché du travail « à l’école McDo » à 14 ans, une expérience qui avait été fortement suggérée par sa mère et qu’il ne regrette pas. Il a ensuite travaillé quelques mois dans une usine de tapis, il a fait de l’aménagement paysager, travaillé en production porcine et en grande culture ainsi que dans la construction.

« En allant voir ailleurs et en essayant différents métiers, ça confirme ton choix, ça te permet de te fixer, dit Jean-François. Et surtout, tu arrêtes de te remettre en question. La remise en question, ça empêche de progresser. »

Zoé, âgée de 2 ans, le premier petit-enfant de la famille.
« On est contents que Jean-François prenne la relève. Le plan B aurait été de louer la ferme au cas où les petits- enfants en auraient voulu. »

Il a conclu que le métier de son père était celui qui lui convenait le mieux. Faire équipe avec ses parents permettrait également de faire progresser l’entreprise, une idée qui lui plaisait beaucoup. Une fois ses études terminées, il pourrait mettre en application ses acquis scolaires; il aurait tous les outils nécessaires pour améliorer les rendements et rendre la ferme plus efficace.

Jean-François et René ont notamment agrandi les logettes et installé des matelas ainsi que de nouveaux abreuvoirs qui permettent un débit de 20 litres/minute. Ils ont introduit la ventilation tunnel pour améliorer la qualité de l’air l’été et la RTM. Toutes ces améliorations mises ensemble ont fait grimper la moyenne de lait par vache de 8000 litres/an à 9200 litres/an. « Mes parents ont été réceptifs à ce que j’ai vu ailleurs et m’ont donné carte blanche pourvu que les décisions que je prenne soient bonnes pour l’entreprise », ajoute-t-il.

La gratitude
Un transfert est plus qu’une simple transac­tion; c’est également un geste d’amour et une marque de confiance dans la relève. Il s’agit d’une décision qui ne soit pas nécessairement la plus économiquement profitable à court terme, selon Jean-François, mais une qu’il souhaite qu’elle le devienne à long terme.

Le CREA a dit du transfert des Lussier qu’il était simple. Il s’agissait d’un processus administratif plus qu’autre chose, car dans leur cas, rien n’a vraiment changé dans la façon dont ils interagissent. René et Denise sont fiers de travailler avec leur fils et Jean-François n’aurait d’ailleurs pas voulu que l’arrangement entre eux soit différ­ent; il n’aurait pas été prêt à assumer l’entière responsabilité de l’entreprise. La co-exploitation implique qu’il y ait une consultation entre tous les actionnaires et c’est ainsi que la gestion de l’entreprise s’effectuera pour de nombreuses années à venir.

Denise déléguera la comptabilité à Jean-François dès qu’il aura terminé sa formation sur le nouveau logiciel comptable

La notion d’équité sur laquelle les conseillers ont tant insisté et qui est épineuse pour tant de familles, était un point non négociable pour René. Pourquoi les enfants qui n’ont jamais démontré d’intérêt envers la ferme nuiraient-ils à celui qui la veut? « Je comprends le fait qu’ils disent qu’il faut être équitable, mais cela ne peut pas être équitable, c’est impossible, dit-il. Le quota, ça fait remonter le prix, mais ce n’est rien qu’une valeur sur papier. Ça existe maintenant, mais il peut être appelé à disparaître. Regardez ce qui s’est passé en Europe… »

« De plus, j’ai pour mon dire que l’agriculture passe avant les autres enfants, car sans agriculture, il n’y a pas de nourriture, alors… »

Jean-François ajoute que ses frères et sœur ont tous des métiers bien rémunérés. Ils n’ont rien à lui envier, car ce ne sont pas eux qui ont les responsabilités qui viennent avec la ferme. « Ils les ont vues et ils s’en sont éloignés en courant. »

Projets
Après avoir apporté plusieurs améliora­tions aux terres, les Lussier élaborent maintenant des projets de rénovation et de construction. L’expansion de l’entreprise ne se limitera pas à l’élargissement du troupeau, car Jean-François, étant en mode « exploration », a déjà plein d’idées. L’hiver passé, il a entaillé plus d’une centaine d’arbres dans l’érablière et il étudie la possibilité de produire des espèces maraîchères non tradition­nelles telles que le ginseng et de commercialiser du compost à plus ou moins court terme.

L’important sera d’y aller intelligemment, insiste-t-il, sans s’étouffer financièrement et sans oublier le plus important : se garder du temps pour la famille et les loisirs.

Jean-François et sa conjointe Maud Campbell ont eu l’occasion de voyager avant de s’installer en agriculture et désirent vivement que René et Denise profitent d’ailleurs de cette occasion pour s’offrir un peu de repos bien mérité. Le couple a toujours souhaité se rendre dans l’Ouest canadien pour voir comment se fait l’agriculture dans les grandes plaines et saisira peut-être cette occasion pour y aller. Mais comme il coûte souvent moins cher d’aller dans le Sud, il se peut que le soleil et la chaleur l’emportent. Bon voyage!

La ferme Andrel
André Paquette est un homme patient. Il rêvait d’une nouvelle étable depuis 1994, mais attendait le moment opportun pour prendre de l’expansion. Douze années plus tard, l’entreprise qu’il transfère à ses fils est à la fine pointe de la technologie. Le processus est doublement exigeant, car il requiert l’établissement de nouveaux points de repère dans la gestion du troupeau. Michel et Sylvain sont à la hauteur du défi. Ces heureux complices n’ont qu’un but : c’est de réussir.

Il était impossible de brûler les étapes dans le transfert de la ferme Andrel, car jouer une mauvaise carte aurait nui à l’entreprise. Grâce à l’expertise de Dominik Desrosiers, du GCA GESTION PLUS et Brigitte Paré, du CREA, ils ont établi une stratégie qui a su valoriser pleinement le potentiel de l’exploitation.

« C’était un peu comme si on partait une nouvelle entreprise, disent Michel et Sylvain. Il a fallu revoir tout le système de la gestion du troupeau. ».

Historique
La ferme qu’André et Cécile Paquette ont achetée en 1964 consistait en 17 vaches et un fonds de terre de 31 hectares à Saint-Zéphirin-de-Courval dans le Centre-du-Québec. Parmi les quatre enfants, ce sont les garçons qui ont déci­dé de reprendre la ferme. Cela ne s’est pas fait d’emblée; la décision est le fruit d’une profonde réflexion. Dans chacun des cas, l’expression qu’il faut parfois partir pour mieux revenir, résume bien leur histoire…

Louise et Marie-Claude, les deux filles aînées avaient choisi la comptabilité et le secrétariat. Les deux garçons ayant été engagés à la ferme dès leur jeune âge, ont décidé d’explorer d’autres possi­bilités de carrière. Michel, le cadet, avait choisi de faire carrière dans l’électronique, mais changea d’avis après sa première session de cégep. De retour à la ferme après une soirée chez des amis, il était resté longuement à contempler le ciel étoilé en songeant à son avenir. Il se voyait pris dans un petit bureau à réparer des appareils à longueur de journée et l’idée lui donnait la nausée. Au petit matin, il avait pris la décision de s’inscrire à l’ITA de Saint-Hyacinthe à l’automne 1992.

Deux ans plus tard, c’était au tour de Sylvain, le plus âgé des garçons, de témoigner son intérêt pour la ferme, après avoir travaillé à Drummondville dans le domaine de l’imprimerie pendant cinq ans. La décision des garçons incita André et Cécile à former une compagnie et à concevoir un plan d’entreprise qui pourrait générer suffisamment de revenus pour subvenir aux besoins de plus d’une famille.

Stratégie
Sylvain, appelé à remplacer un collègue camionneur qui s’était blessé à l’automne 1994, a choisi de continuer à faire du camionnage quelques années de plus pour laisser le temps à Michel de s’installer à la ferme après ses études, et pour permettre à l’entreprise de prendre de l’expansion.

Michel et Sylvain ont maintenant le temps de faire le parage des sabots, une tâche qu’ils donnaient à forfait autrefois.

En 2000, ils ont construit une lagune et fait l’acquisition d’une deuxième étable pour les taures afin d’augmenter le nombre de vaches et le quota à 50 kg/jour. En 2003, ils ajoutaient un nouveau silo pour l’ensilage de maïs et un nouveau distributeur automatisé de RTM.

Le projet de construire une nouvelle étable, loin d’être abandonné, évoluait au fil des années. Les plans initiaux pour une étable à stabulation entravée ont d’abord été modifiés pour faire place à une étable en stabulation libre avant d’être complètement redessinés cinq ans plus tard en une étable à logettes avec traite robotisée en 2006.

L’idée du robot était celle des garçons. André quant à lui aurait opté pour le salon de traite. Après de nombreuses tergiversations, le paternel cédait. « Dans le fond, moi j’étais rendu à ma retraite, donc je leur ai laissé le choix, dit-il. Ce n’est pas moi qui allait travailler avec ça. »

Et, comme c’étaient les garçons qui étaient responsables de cette décision, ils n’avaient pas d’autre choix que celui de mettre les bouchées doubles afin que tout tombe en place et que les échéances soient respectées. « Il fallait prouver à notre père que ça marche donc on a tout fait pour que ça marche, dit Michel en riant. Mais j’admets que si on n’avait pas mis autant d’effort, on n’aurait probablement pas obtenu d’aussi bons résultats. »

Prévoyant une hausse de production, les Paquette ont fait l’acquisition de quota addi­tionnel pour atteindre les 72 kg/jour et ont acheté des terres, portant ainsi la superficie exploitable à 115 ha. Le troupeau compte maintenant 70 vaches au total dont 9 TB, 38 B+ et 20 B.

Tel qu’il avait été prévu, la production augmentait de 450 kg au cours des 6 premiers mois suivants l’installation du robot. Aujourd’hui, la moyenne s’élève à 9700 kg/vache; le but est d’atteindre les 10 000 kg/vache.

Michel et Sylvain ont opté pour la robotique pour des raisons économiques et sociales. S’ils avaient voulu augmenter à trois traites par jour avec un salon de traite, cela aurait exigé d’embaucher un employé. Selon eux, un robot de traite leur donnait la possibilité d’accroître la production sans avoir besoin de personnel additionnel. Qui plus est, cette flexibilité leur permettrait de passer plus de temps en famille.

Date critique
Michel fêtera ses 35 ans en 2010 : l’âge limite pour profiter du programme d’aide à la relève en production laitière. Fort heureusement, cette date tombera quelques mois après l’échéance des 14 ans de la subvention à l’établissement de 1,2 kg que Sylvain a reçue en 1994. Michel serait donc éligible au prêt de 5 kg/jour de M.G. de la FPLQ.

La transaction, complétée le 20 juin 2009, fait des deux frères des partenaires égaux dans la ferme Andrel. Ils ont chacun leur rôle dans l’entre­prise. Sylvain s’occupe des champs et Michel est responsable de la gestion du troupeau. « C’est un peu comme quand André et moi travaillions ensemble, sauf qu’ils ne travaillent pas avec leurs conjointes », dit Cécile. Celle de Sylvain, Marie-Josée Blanchette, travaille comme adjointe aux placements à la caisse populaire Desjardins et Dany Drolet, la conjointe de Michel, enseigne la peinture décorative et poursuit des études en fleuristerie.

Toute contente que la ferme se soit classée parmi les finalistes du concours, Cécile a bien hâte de partir en voyage. « Ce sera notre baptême de l’air », dit-elle enchantée.

Le troupeau compte maintenant 70 vaches au total dont 9 TB, 38 B+ et 20 B.

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