ferme chagnon

Travailleur acharné, c’est patiemment que Michel Chagnon, un policier à la retraite, a amassé ses sous pour acheter, en 1987, une première terre agricole. En 1998, la même année où son fils Alex diplômait de l’ITA, il construisait trois pouponnières. En 2009, le patrimoine amassé se chiffrait ainsi : 400 hectares en culture, cinq pouponnières de 1000 places et deux engraissements de 1000 places.

Or, dans la nuit du 3 au 4 mars 2009, un incen­die forçait les Chagnon à soustraire de ce patrimoine la pouponnière numéro 2. Quand on est habitué à additionner et à multiplier ses avoirs, comme le faisaient les Chagnon, il est très dérangeant de devoir s’astreindre à en soustraire.

Le mystère demeure
Trouver l’origine du sinistre, Michel Chagnon en a fait une obsession, s’attelant à cette tâche dès le lendemain, en fouillant les décombres à la petite pelle. En vain. Les enquêteurs, qui sont allés jusqu’à étudier les deux autres pouponnières pour connaître leur structure et leur composition, sont tout aussi restés dans le brouillard. Pourquoi la 2 a-t-elle brûlé? Comment le feu a-t-il pris naissance? Bris dans un appareil de chauffage? Moteur de ventilateur défectueux? Eau dans une prise électrique en lavant?

Indéfectible perfectionniste, Michel Chagnon aimerait pouvoir diminuer le risque que les pou­pon­nières 1 et 3, construites du même moule, y passent aussi. Mais sur quoi se pencher? Michel Chagnon ne croit pas aux hasards, à une cause natu­relle. Il veut savoir : d’où est venue l’étincelle?

Rompu à la prévention des incendies et habi­tué des plans d’urgence, l’événement a ébranlé l’ex-caporal Chagnon, homme pétri d’orgueil qui aime que ses choses – financières ou matérielles – soient à l’ordre. Quelques semaines avant le sinistre, un inspecteur en bâtiment mandaté par son assureur avait déposé son rapport d’inspection et Michel y avait répondu en faisant faire sur-le-champ les correctifs demandés. Aucun produit inflammable n’était entreposé dans le bâtiment, qui comportait en outre ses deux extincteurs.

Non, ce feu, Michel Chagnon l’a encore de travers dans la gorge, et ce, tant et aussi longtemps, dit-il, qu’il n’en aura pas trouvé la cause. À l’image des enquêtes policières non résolues, le dossier demeure ouvert, non classé dans son esprit.

S’il n’avait pas eu de relève en son fils Alex, sa conjointe Emmanuelle Smith, sa fille Anne-Marie et son conjoint Steve Thibeault, Michel Chagnon dit qu’il n’aurait pas reconstruit.

Devant la pouponnière rebâtie, Anne-Marie Chagnon et son frère Alex sont en compagnie de la conjointe d’Alex, Emmanuelle Smith. Tous sourient aujourd’hui, mais l’incendie leur a causé bien des soucis

Les minutes du drame
C’est Anne-Marie, qui a sonné l’alarme en se levant pour aller voir sa fille Lorie qui se plaignait d’un mal de ventre. Il a fallu quelques secondes à Anne-Marie pour comprendre l’image rouge-orangé que ses yeux envoyaient à son cerveau endormi : des flammes dansaient haut dans le ciel au-dessus du complexe de pouponnières. D’où la maison se trouve, Anne-Marie a d’abord cru que tout le site était la proie des flammes, ce qui explique peut-être le tonitruant « au feu! » et ses appels précipités au 911, à son père Michel et à son frère Alex. En passant, le mal de ventre de Lorie a vite fait de passer…

Arrivés sur place près de 25 minutes après l’appel, les pompiers n’ont pu que sécuriser les lieux. Les vents ce jour-là portaient les flammes loin du réservoir de propane et des autres porche­ries. Une demi-heure après que l’alerte fut donnée, la pouponnière s’écrasait, entièrement dévorée.

Maintenant, quand Anne-Marie Chagnon se lève la nuit, invariablement son regard se porte sur les sept bâtisses situées à l’horizon.

Même si l’assureur a versé toutes les sommes exigibles en vertu du contrat d’assurance, Michel Chagnon estime avoir perdu de l’argent avec cette aventure. Et beaucoup de temps. Il y a ces mille coups de fil à passer, l’organisation des travaux à établir, la finition intérieure des bâtiments à assurer…

Par malheur, l’entrée électrique du complexe de fermes et la génératrice étaient précisément situées dans la pouponnière numéro 2, ce qui a provoqué une panne généralisée et le recours forcé à des tracteurs pour continuer d’alimenter les bâtiments. La nouvelle génératrice a depuis été relogée dans un cabanon indépendant.

Autre tuile : les porcheries étaient toutes alimentées en eau par un système en continu; en bousillant la deuxième pouponnière, les prochains bâtiments voyaient aussi leur approvisionnement en eau rompu. Des travaux d’urgence ont dû pourvoir au manque d’eau qui a sévi pendant quatre heures.

Les Chagnon sont toutefois capables de rela­tiviser leur drame, comparativement au séisme meurtrier en Haïti, par exemple. Personne n’a été blessé. De plus, voir des animaux morts et sentir le cochon brûlé n’a pas été une épreuve à subir; la pouponnière était vide lors du feu, mais les porce­lets, achetés exceptionnellement hors Québec, étaient en route vers la ferme des Chagnon, située à Mirabel!

Sort-on grandi d’une telle expérience? La réponse de Michel Chagnon fuse :

« Non! Je suis assez grand
comme ça! On aurait
certainement pu s’en passer… »

 

ferme maquille

Pendant que Nicolas enfile les vêtements qui lui tombent sous la main, sa conjointe Caroline appelle aussitôt le 911. Quinze minutes plus tard, les brigades de pompiers des alentours sont à pied d’œuvre. Ces derniers concentrent leurs efforts à éviter l’explosion du réservoir de propane et à prévenir la détérioration de la résidence familiale, située à un jet de pierre du vieux poulailler, dont le bois sec fait le délice du brasier.

Quand le jour pointe enfin, le rideau se lève sur une triste scène de tôle tordue, poutres noircies et cendres fumantes. Les enquêteurs écriront plus tard dans leur rapport d’incendie la défaillance probable du système électrique comme cause du sinistre, même si l’électricité avait été inspectée et refaite en partie par un électricien en 2005, question de pouvoir assurer le bâtiment.

Feu destructeur
« Les pompiers ont vraiment pris la situation en main, se remémore Nicolas Dujardin. Il y avait tellement de pompiers ici que je ne me sentais même plus chez moi! Mais ce sont des professionnels qui nous ont donné un excellent service. »

Les Dujardin – Marc et Martine, les parents et leurs fils Frédéric et Nicolas – cultivent sur 280 hectares. C’est en 2002 qu’ils décident d’acheter un poulailler datant de la fin des années 60 et qui avait été aménagé dans une ancienne grange-étable. Nicolas estimait la vie utile du bâtiment à encore une dizaine d’années, celui-ci ayant même été réisolé et pourvu de nouveaux abreuvoirs peu après son achat.

Il est vrai que les Dujardin n’avaient pas de lien émotionnel très fort avec le bâtiment, à l’inverse d’autres producteurs qui occupent des bâtiments ancestraux transmis de génération en génération. Mais de voir pendant des semaines un gros tas de cendres et de ferrailles a certainement attisé une certaine tristesse – certains membres de la famille ont pleuré le sinistre –, mais pas un découragement, note Nicolas. « Nous avons éprouvé des sentiments bizarres, difficiles à expliquer parce que ce sont des choses que nous n’avions jamais vécues. Nous n’étions pas préparés à vivre ce genre d’événement. »

Leur assureur Promutuel a été prompt à verser les indemnités suite au sinistre. Le bâtiment avait été assuré pour une valeur à neuf, ce qui s’est traduit par un paiement de 250 000 $. Il a fallu que les Dujardin allongent un bon 150 000 $ pour reconstruire leur nouveau poulailler d’une valeur de 400 000 $. Comme le poulailler était vide (on venait juste de le nettoyer, prêt à accueillir des poussins quelques jours plus tard), les Dujardin n’ont pas eu à faire valoir leur clause de pertes d’animaux. Aussi, les deux élevages manqués ont pu être repris en condensant des lots et en augmentant la densité d’élevage dans leur nouveau poulailler plus performant et confortable pour les poulets.

Le nouveau poulailler intègre les toutes dernières technologies. Et comme le veut le standard actuel, l’ensemble du filage électrique voyage dans une tuyauterie de plastique imperméable, inattaquable par les rongeurs ou la buse de la laveuse à pression.

Nicolas Dujardin a bien eu vent de quelques commérages voulant que l’incendie aurait été commandé, arrangé. Mais ces cancans n’ont pas empêché la reconstruction. L’option de ne pas reconstruire n’a jamais été envisagée.

Feu régénérateur
Le 15 mai, l’érection d’un nouveau poulail­ler débutait. Alors qu’on comptait auparavant sur une bâtisse de quatre étages de 12,2 m sur 30,5, le nouveau bâtiment de deux étages mesure lui 12,2 m sur 61, pour une même superficie d’élevage.

Si les travaux ont été donnés à un entrepreneur général, la générosité et l’entraide des producteurs agricoles des villages voisins a été mises à nu sans même que les Dujardin n’aient à quémander. L’agriculteur de Baie-du-Febvre Mario Proulx, aussi président du secteur Bas-Saint-François à l’UPA Centre-du-Québec, a organisé le tout : deux personnes se relayaient tous les jours pendant deux semaines pour aider aux travaux. Marc Dujardin, qui avait déjà parti­cipé à de telles corvées chez des sinistrés de sa région, s’est ainsi vu remettre ce qu’il avait donné au suivant.

Au final cet incendie, un mal pour un bien? Nicolas Dujardin a horreur de cette formule, qui lui a été servie ad nauseam. Mais l’homme avoue que l’évènement, difficile sur le coup, a néanmoins propulsé l’entreprise vers l’avenir – avec un poulailler bon pour les 30-40 prochaines années –, et ce, malgré une situation financière maintenant plus fragile.

De la tristesse certes, mais du découragement, Nicolas Dujardin n’en a pas ressenti quand la question de la reconstruction s’est posée. Moins de deux mois après l’incendie du poulailler, les travaux débutaient.

Le nouveau poulailler, construit sans flafla, de dire Nicolas, a été élaboré selon les standards actuels : multiples systèmes d’alarme, balance électronique suspendue dans les parquets, trappes d’air de tôle noire pour préchauffer l’air froid, etc. L’ensemble du filage électrique voyage aujourd’hui dans une tuyauterie de plastique imperméable, inattaquable par les rongeurs ou la buse de la laveuse à pression. Les Dujardin ont pourvu leur bâtisse d’une spacieuse entrée-bureau bien fenêtrée. Enfin, les aires d’élevage comportent un renflement de béton au pourtour du plancher d’élevage pour éviter de toucher le mur quand la litière est épandue ou reprise au tracteur.

En somme, on peut dire que le sinistre n’a pas affecté l’optimisme et même les visions expansionnistes de l’aviculteur de 28 ans Nicolas Dujardin, qui déclare déjà savoir où sera érigé, dans sept ou huit ans, leur futur deuxième poulailler!

 

ferme fioux & fils

Dans les jeux de société, on pige parfois une carte qui met en péril sa situation dans le jeu. La Ferme Rioux et Fils de Saint-Tharcisius, dans le Bas-Saint-Laurent, a dû jouer son avenir après l’incendie de son étable. Dilemme : poursuivre la partie ou passer Go et réclamer le gros lot? Reculer de trois cases a permis à Rémi Rioux de prendre du recul justement, de remettre les choses en perspective. On ne prend pas des décisions sur des coups de dés; la vie n’est pas une partie de Monopoly.

Fâché, Rémi Rioux l’a été, frustré même d’avoir pu faire si peu. Sentiment d’impuissance exacerbé… Quand on voit l’incendie prendre naissance sous ses yeux, on serait furieux pour moins.

À 5 h 15, juste avant la traite du matin, Rémi décèle une fine et brève odeur de goudron grillé au fond de la vacherie, mais ne s’en formalise pas. En se préparant pour la traite, il assiste alors à l’explosion du ballast d’un luminaire fluorescent. La vacherie, isolée de ripe au grenier, prend feu rapidement et une fumée épaisse envahit les lieux. Le temps de passer quatre coups de fil en catastrophe – les pompiers, son frère Pascal et deux employés – il ne reste que quelques minutes pour sortir une vache excellente par la porte du bureau, sept taures par une autre porte et la bonbonne contenant des embryons et des paillettes de semence. Le reste partira en fumée… et en cendres grasses.

Le troupeau Chic-Chocs Holstein était, avant le désastre, assez élevé en IPV. Il comptait plusieurs descendantes de la vache marquante du troupeau, Gloremi Rudolph Lora. Le troupeau comptait 23 filles du taureau Goldwyn, dont sept étaient même filles de vaches classées excel­lentes. Deux de ces filles s’apprêtaient à vêler une première fois.

Imaginez! Vingt-trois Goldwyn en 2008… Rémi fondait beaucoup d’espoir, mais perdre une génétique de si haute valeur, si lente à constituer. Le tout amènera Rémi à se remettre en question pendant… quelques secondes, mais il tranchera tout aussi rapidement : il n’abandonnera pas la partie.

Reconstruire la ferme, Rémi Rioux s’y est consacré activement pendant une année complète, avec l’aide bien entendu de son fils Thomas, opérateur de pelle mécanique!

Renaître de ses cendres
Bien sûr, l’éleveur ne conseille pas aux agriculteurs de mettre le feu à leur ferme – un sujet que certains ont osé aborder –, fut-elle, leur ferme, vieillissante. L’événement, dit-il, est trop dur sur le moral, sans parler du portefeuille. « J’ai rarement vu quelqu’un être en meilleure position après un incendie qu’avant », avance Rémi.

Il poursuit : « Ç’a été tout un coup dans les jambes. J’ai ensuite essayé de tourner le drame en quelque chose de plus positif, de plus constructif. C’est aujourd’hui très motivant d’être installé dans du neuf, surtout parce que nous avons longuement étudié toutes les options pour la reconstruction. »

Tant qu’à recommencer, Rémi voulait prendre de l’expansion, voire doubler carrément le troupeau, dont le quota est actuellement fixé à 61 kilos/jour. « De l’expansion, mais pas tout de suite, précise Rémi. Le projet pourrait avoir lieu dans cinq ans, si tout va pour le mieux d’ici là. »

Ainsi, la vacherie a été conçue précisément pour cet objectif de croissance future : elle ne présente qu’un seul versant formant un demi-bâtiment de 19 m de largeur par 105 m de long, qui rejoint les silos à ensilage et la fosse à fumier, épargnés par les flammes. La phase II consistera à abattre le mur central et à ajouter un deuxième versant. L’étable à taures et génisses, récente de 2003, emportée par les flammes, est devenue un entrepôt à foin bien assis sur les anciennes fondations.

Le matin que les vaches devaient faire leur entrée, six ou sept ouvriers s’affairaient encore à peinturer au fusil l’armature d’acier, à préparer les colliers électroniques d’iden­ti­fi­cation des animaux et à assembler la plomberie du réservoir de lait! Pendant ce temps, Rémi, d’un calme olympien, après la petite jasette avec votre serviteur du Coopérateur, vaquait à ses occu­pations, calme en apparence, mais le cerveau en ébullition, parions-le.

La nouvelle étable à stabulation libre est un petit bijou de modernisme. Sur litière de sable, elle comporte en outre quatre parcs situés autour de la station de traite robotisée. Des parcs pour les préparations au vêlage, pour les vêlages et pour les traitements particuliers sur certaines vaches. Les vaches de ces parcs peuvent avoir accès par elles-mêmes au robot de traite. Six stalles permettent aussi d’attacher des vaches, puis de les détacher simultanément et de les envoyer dans l’aire d’attente pour la traite robotisée. Traite robotisée qui représente la voie d’avenir, selon Rémi, aussi bien pour les fermes d’élevage que de production.

Enfin, pratiquement un an jour pour jour après le sinistre, la ferme accueillait plus de 1500 personnes pour un événement portes ouvertes sur ses nouvelles installations. Douce revanche sur la malchance, coup de pied au c** de l’infortune!

 

L’assurance donne confiance

On trouve dans le secteur agricole deux types d’assureurs : les compagnies (le Groupe AXA et Optimum Assurance Agricole en sont des exemples) et les mutuelles. Ces dernières, comme leur nom l’indique, partagent le risque entre leurs membres. Aussi bien chez les compagnies ou les mutuelles, si le nombre de réclamations augmente, le niveau des primes des titulaires de polices s’accroit tout autant.

Le Groupe Promutuel, né il y a 150 ans du besoin des producteurs agricoles d’assurer leurs biens, est le plus gros joueur au Québec avec 42,6 % des parts de marché en 2009. Ce groupe s’articule autour de 28 mutuelles d’assurances regroupées au sein d’une fédération et est la propriété des membres assurés, qui ont droit de vote aux assemblées annuelles, à la manière d’un autre groupement financier qui n’œuvre toutefois pas en assurances d’entreprises agricoles, les caisses Desjardins. Le Groupe Estrie-Richelieu, basé à Granby, mais qui couvre tout le territoire québécois, est une autre mutuelle qui se spécialise en assurance agricole, elle aussi depuis plus de 100 ans.

Pourquoi si peu d’entreprises dans le paysage de l’assurance agricole? Alain Favreau, directeur Assurance des entreprises chez Promutuel tente une explication : « Le volume d’affaires de chaque assureur doit être suffisant pour gérer les sinistres importants qui surviennent inévitablement dans cette classe d’affaires. De plus, c’est un marché hasardeux qui demande une certaine spécialisation parce que les risques et les éléments de prévention ne sont, par exemple, pas les mêmes qu’en assurance habitation. »

Ce dernier explique que les risques associés à l’agricole sont d’un niveau plus élevé en raison de la nature des activités. Ferme loin des services d’incendie, bâtiments de grandes dimensions généralement en bois, entreposage de matières carbonées facilement combustibles, milieu souvent humide qui favorise la corrosion des équipements électriques (les défaillances électriques sont la cause principale des incendies)… Conséquemment, le taux des primes par 100 $ de valeur assurée est plus élevé en agricole qu’au secteur des particuliers. « Il est rare que les pertes soient partielles, explique Guy Goyette, vice-président Commercialisation et prévention au Groupe Estrie-Richelieu. Les bâtiments sont souvent une perte totale. »

Enfin, les couvertures d’assurance en cas d’incendie sont à géométrie variable et peuvent inclure les bâtiments, les équipements fixes et roulants, les animaux, les intrants et les produits entreposés, les pertes de revenus associés à l’interruption des opérations, la responsabilité civile, etc.

Histoire d’assurance

Tiré du site Internet du Bureau d’assurance du Canada1 : « On trouve les premières références à l’assurance vers l’an 2000 avant J.-C., sous forme de contrats écrits stipulant des modalités de répartition des pertes lors d’activités de transport, notamment par caravanes ou par voie maritime. Il faut dire qu’à cette lointaine époque, les pirates, les bandits et les pilleurs faisaient partie du « décor social » tant sur terre que sur mer! La perte était alors répartie à l’ensemble des marchands participants […].

Jusqu’au XVIe siècle, la prohibition – par l’église – du prêt à intérêt a retardé le développement de l’assurance comme on la connaît aujourd’hui. Pour Rome, l’assurance était équivalente au pari […]. Cette perception devait toutefois changer avec le temps pour permettre à l’assurance d’évoluer en fonction des besoins des citoyens […].

En Allemagne, dans la première partie du XVIIe siècle, naissent les premières sociétés mutu­elles qui, comme leur nom l’indique, sont la propriété collective des détenteurs de polices. Dans plusieurs villes, un expert désigné par le souverain estime la valeur des propriétés qui sont répertoriées dans un registre et tout propriétaire qui fait partie de la société est tenue de payer une somme proportionnelle à la valeur de son immeuble. Ces sommes regroupées forment un fonds qui sert à indemniser celui dont la maison est sinistrée […].

On vit aussi naître dans d’autres pays européens, vers la même époque, une forme d’assurance incendie qui connut un essor fulgurant après le grand Incendie de Londres, en 1666, où furent anéantis les quatre cinquièmes de la ville […]. »

1 www.bac-quebec.qc.ca

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