Entretiens
Quand la passion se dédoble, texte et photos par Patrick Dupuis, agr.
Avoir son double à ses côtés à longueur de journée, ce pourrait être indisposant… Pas pour les trois couples de jumeaux que nous avons rencontrés. « On n’est jamais seul, dit Jocelyn Parent. T’es habitué à l’autre, car c’est une part de toi. » Entraide, complicité, coopération et soutien moral leur permettent en effet, grâce à des forces dédoublées, de mener à bien les multiples projets qui les passionnent. Car outre la fraternité qui les unit, c’est l’agriculture qui est au cœur de leur relation.
Les Parent, Syvain et Jocelyn

On aurait facilement pu baptiser le chemin de la Rivière-des-Fèves, à Sainte-Martine, « Rang des Parent », tant les membres de cette famille y sont nombreux. Les silos affichant ce nom s’alignent les uns après les autres sur ces bons lots de terre situés au sud de Montréal.

Les jumeaux Sylvain et Jocelyn Parent, 41 ans, sont du nombre. Ils y exploitent chacun leur ferme laitière : la Ferme Parlonlait SENC, 100 têtes et 80 hectares (200 acres), propriété de Jocelyn, et la Ferme Lait-Parent SENC, 115 têtes et 80 ha aussi, qui appartient à Sylvain. Des gars qui respirent la joie, comme leurs parents, Rémi et Marie-Paule. À 77 ans bien sonnés, Rémi, qui a été producteur de lait toute sa vie, est encore très actif. Marie-Paule a toujours été à ses côtés, aux champs comme à l’étable. Rémi s’est enorgueilli de la naissance des jumeaux. Avoir des garçons, il y a plus de quatre décennies, était synonyme de relève. Deux du coup signifiait, pour ainsi dire, une relève dédoublée. « Quand j’en cherche un, j’en trouve deux », disait-il de ses garçons, qui, jeunes, ne se lâchaient pas d’une semelle et s’entraidaient dans tout. Sylvain et Jocelyn commencent dès le début de l’adolescence à donner un solide coup de main à leurs parents.

À la suite de l’incendie qui ravage la ferme familiale, en 1976, Rémi songe vaguement à reconstruire une seule grande étable pour un jour rassembler tout ce beau monde. Mais il sait aussi que plus une entreprise est grosse, plus elle peut être complexe à gérer. C’est pourquoi il opte pour rebâtir sa propre étable et établir ses fils dans leur ferme. Aussi, au fil des ans, achètera-t-il plusieurs terres. Denis, de cinq ans l’aîné de ses frères jumeaux, s’établira sur l’une d’entre elles. Sylvain s’installera dans la ferme familiale et Jocelyn, sur une autre des terres que possède Rémi.

« À chacun ses affaires, à sa manière », dit Sylvain, qui mise sur la génétique, alors que son frère Jocelyn se concentre davantage sur la production de lait. Des objectifs différents ne les éloignent pas pour autant l’un de l’autre. « Au contraire, car le soir, après le travail, y a pas de bisbille », appuie Jocelyn, qui admet qu’une concurrence amicale les anime lorsqu’ils comparent la classification des deux troupeaux. Cela dit, les jumeaux n’hésitent jamais à se prêter main-forte.

Vaches

Sylvain a un faible pour les expositions. Ses sujets ont défilé à la Royale, à Toronto. On les a également vus à l’exposition d’automne de Saint-Hyacinthe où, en 2006, l’éleveur a décroché la bannière d’Exposant junior, ainsi qu’à l’Expo-Printemps, l’année précédente, alors qu’il remporte les décorations Réserve et Mention. Sylvain a quelque peu délaissé les arènes au cours des dernières années pour, en revanche, miser un peu plus sur les indices de profitabilité à vie (IPV) des sujets de son troupeau, qui compte 17 TB, 20 BP, 5 B et 12 NC, et dont la productivité s’élève à 9000 kg (MCR officielle de 201-206-202). Il le fait notamment avec le concours de l’expert-conseil Simon-Pierre Loiselle, de La Coop des Frontières, ainsi qu’avec le CIAQ, par l’entremise du programme Tandem qu’il a adopté il y a un an et demi. Les premières bêtes issues de ce programme devraient mettre bas au printemps 2011.

De son côté, Jocelyn, en plus de mettre l’accent sur la productivité, s’efforce d’accroître la longévité des vaches au sein de son élevage. Son troupeau comprend 10 TB, 17 BP, 10 B et 10 NC, et sa production moyenne s’élève à plus de 9500 kg (MCR non officielle de 205-210-212).

bâtiments ferme A. Parent et fils

Bien que l’entraide soit très fréquente, les jumeaux Parent estiment que leur père a pris la bonne décision en les établissant chacun dans une entreprise distincte. Aujourd’hui, avec leur frère, Denis, ils cultivent au total 275 hectares (680 acres) – fourrages, maïs-grain, maïs- ensilage et soya – et partagent la machinerie nécessaire. Une véritable petite CUMA.

Très proches l’un de l’autre, Jocelyn et Sylvain fréquentent le même réseau d’amis, accordent une grande importance aux valeurs familiales, adorent sortir et recevoir, pratiquent des sports et voyagent parfois ensemble. Les réunions, chez les Parent, sont nombreuses. « C’est ce qui nous tient », dit Sylvain. Leurs conjointes s’entendent très bien et, de part et d’autre, chaque famille compte quatre enfants, auxquels elle donne beaucoup. Du temps et de l’écoute, tout particulièrement. Se tirailler, comme ils le faisaient entre eux et avec leur frère aîné pour mesurer leur force, fait encore partie de leurs plaisirs. Jocelyn ne rate pas une occasion de se colletailler avec ses quatre garçons, de 20, 19, 16 et 13 ans, sous l’œil rieur de sa conjointe, Christine Lalonde, qui est aussi copropriétaire de la ferme. De leur côté, Sylvain et sa conjointe, Pascale Poissant, également associée de la ferme et experte-comptable au sein de son cabinet CGA, aiment bien s’activer aussi. Leurs trois garçons (14, 8 et 6 ans) ainsi que leur fille (12 ans) pratiquent tous le baseball et le hockey. Et toute cette fratrie a l’entraide dans le sang. On ne manque pas de bras, à la ferme comme à la maison. Une relève qui permettra sans doute un jour à Sylvain de reprendre place dans les expositions ou de grossir son entreprise, ainsi que l’entrevoit également Jocelyn, en acquérant plus tard de nouvelles terres.

Taquins, les deux frères, jumeaux « identiques », ont bien quelquefois usé de leur ressemblance pour rigoler. « Ensemble, on nous distingue, mais individuellement, les gens nous confondent », dit Jocelyn. Ils avouent être allés jusqu’à se remplacer à certains examens à l’école secondaire. « J’étais fort en maths et mon frère, en français », dit Sylvain.

« On s’entend bien, mais ça ne va pas toujours bien, confie Jocelyn. Notre état d’âme n’est pas toujours au mieux. Avoir quelqu’un près de soi à qui parler, c’est précieux. » Tout comme lorsque l’un des deux a une idée à faire partager. « Dans certaines situations au travail, l’écoute est parfois plus facile avec son frère », dit Sylvain. « De plus, on est tous les deux ouverts à la critique, dit Jocelyn, mais c’est sans rancune. » Et quand l’un vit une « bad luck », comme ils disent, l’autre n’est jamais loin pour venir lui apporter son aide.

 

Generation jumeaux, Marc-Andre et Pascal

Ils représentent la huitième génération à s’établir sur cette terre de Saint-Eustache. Dès l’âge de 12 ans, Pascal et Marc-André Godin ont su que l’agriculture allait être leur mode de vie. Ils ont pris la relève en 2001, après leurs études en technique de production animale à l’ITA, campus de Saint-Hyacinthe. Aujourd’hui, à 29 ans, ils possèdent chacun 25 % des actions de la Ferme Dubonlait, qui compte une soixantaine de vaches laitières. Leurs parents, Roger Godin et Guylaine Guindon, possèdent les autres 50 %.

À la ferme, le climat de travail est serein. Leur flegme et leur calme légendaires y sont sans aucun doute pour quelque chose. « On sait comment l’autre va penser, dit Pascal, le plus volubile des deux. Les conflits sont rares, on trouve toujours une manière de s’entendre. » Mais pour eux, être jumeaux n’est pas nécessairement synonyme d’harmonie. « Des jumeaux pourraient très bien ne pas s’entendre », croit Marc-André.

La traite et la plupart des autres tâches se font à deux. Pascal a un faible pour la machinerie et les champs. On cultive des fourrages sur 70 ha (175 acres), du maïs-ensilage, sur 10 ha, et du blé, sur 8 ha. Marc-André s’occupe des taures logées dans l’étable froide et de l’exposition des sujets. Ils présentent leurs meilleures vaches, aux chapitres de la conformation et de la production, aux expositions d’Ormstown, de la Rive-Nord, de Lachute et de Kemptville, en Ontario, où ils obtiennent souvent d’honorables résultats. Mentionnons notamment Dubonlait Breakout Tarionie, première génisse intermédiaire et Grande Championne à Lachute cette année; Dubonlait Zeb Saphir EX, cinquième chez les trois ans senior à l’Expo internationale Holstein Québec (EIHQ), en 2005; Chevrier Rubens Sandra, première chez les trois ans senior à l’EIHQ de 2005 (chez les rouge et blanc); et Dubonlait Windstar Chantilly, TB-86-2 ans, huitième chez les trois ans junior à l’Expo-Printemps de 2002.

Leur statut particulier de jumeaux et d’aînés d’une famille de cinq enfants n’a été accompagné d’aucun privilège. Leurs parents ont toujours misé sur l’équité entre tous.

L’entreprise n’offre pas suffisamment de travail pour deux personnes à temps plein. Pour apporter un revenu d’appoint à la ferme, Marc-André a occupé, à temps partiel, un poste de contrôleur laitier pendant quatre ans et demi. Il travaille actuellement comme emballeur dans une épicerie Metro de Saint-Eustache. Les frères mettent aussi à profit leur expertise en tonte d’animaux d’exposition. Plusieurs éleveurs apprécient la grande qualité de leur travail.

Dans la période des sucres, ils récoltent l’eau d’érable pour le compte d’autres producteurs. Ils exploitent aussi une terre à bois, où se trouvent 3000 entailles. Ils souhaitent un jour exploiter le plein potentiel de leur érablière et produire eux-mêmes le sirop. En matière d’élevage (voir l’encadré à la page 25), les deux jumeaux possèdent un sujet d’élite en copropriété avec un autre éleveur de la région, André Bédard. Pascal et Marc-André visent aussi à développer avec grande rigueur la conformation de leurs bêtes, un gage de bonne productivité, disent-ils.

Pour Pascal et Marc-André, cette multiplicité des occupations est synonyme de qualité de vie. Ils sont l’illustration que l’on peut fort bien se tirer d’affaire en demeurant de taille modeste.

Terre promise, Guillaume et Étienne

La région se vide, lance Yves Barrette, père des jumeaux Étienne et Guillaume. Le secteur forestier est en perte de vitesse et l’agriculture souffre d’un exode. Les jeunes vont se former à Québec ou Montréal et ne reviennent pas. » Les jumeaux Barrette, de Saint- Edmond, au Lac-Saint-Jean, ont fait l’inverse. Né à Montréal, Yves a toujours voulu être agriculteur. Le destin en a décidé autrement. Il a tout de même pratiqué une profession qui l’a gardé en étroit contact avec la nature, ingénieur forestier, à Québec. Ses deux fils de 29 ans ont hérité très jeunes de sa passion pour la terre. Une passion qui a pris racine à Saint-Pierre-Baptiste, près de Plessisville, où, il y a 30 ans, Yves et sa conjointe, Ghislaine, achètent une maison de campagne et une terre forestière pour y passer les week-ends. Leur voisin, producteur, cultive des légumes et élève des bovins de boucherie. « On adorait ça, dit Étienne. On ne manquait jamais l’occasion d’aller le voir. C’est là qu’on a décidé tous les deux qu’on voulait être producteurs agricoles. »

« Entre l’agriculture de fin de semaine et à temps plein, il y a une marge », dit Yves. « À 14 ans, nos parents nous ont fait passer l’été dans des fermes laitières de la Côte-du-Sud, séparés l’un de l’autre, pour façonner notre indépendance, amorcer notre apprentissage de l’agriculture et, surtout, s’assurer qu’on aimait vraiment ça », dit Étienne. L’expérience emballe les deux frères, au point qu’ils la referont trois autres étés. « On s’est tout de suite attachés aux producteurs qui nous recevaient, dit Guillaume. Ils nous emmenaient partout. On n’avait pas le temps de s’ennuyer. À la fin de l’été, on aimait ça encore plus qu’au début. On retournait chez eux dès qu’on en avait la chance, à Noël, à Pâques. »

Puis, Étienne et Guillaume s’inscrivent en gestion et exploitation de l’entreprise agricole au cégep de Lévis-Lauzon. « On ne suivait pas les mêmes cours optionnels, question de maximiser l’expertise en échangeant nos savoirs », dit Étienne. À la même époque, en 2001, la famille achète une douzaine de vaches de boucherie, qu’elle garde à Saint-Pierre-Baptiste.

Élevés à Sainte-Foy dans un milieu aisé, les jumeaux Barrette détonnent un peu dans leur entourage quant à leurs champs d’intérêt et choix de carrière. Mais ils n’ont toujours qu’une idée en tête. Et leurs parents les appuient.

Au début des années 2000, Yves et ses fils visitent des fermes un peu partout au Québec : Lac-Saint-Jean, Abitibi, Bas-Saint-Laurent, Cantons-de-l’Est. Il leur faut deux ans d’intenses recherches pour trouver la perle rare : une ferme en exploitation, relativement abordable, et de bonnes dimensions pour permettre l’élevage des bovins de boucherie. Un choix de production qui peut étonner. « Moins, quand on sait que, selon les experts, dont Bruno Langlois [conseiller spécialisé en production bovine], de La Coop fédérée, la production bovine offre un rendement du capital investi comparable à plusieurs autres productions, et que ce capital n’a pas besoin d’être énorme au départ », dit Guillaume.

Yves et Ghislaine vendent leurs propriétés de Saint-Pierre-Baptiste et de Sainte-Foy pour fournir la mise de fonds nécessaire à l’achat, en 2003, des 305 hectares (755 acres) de terre (dont 240 cultivables), de la machinerie, de la maison et du cheptel de 57 vaches de l’exploitation de Saint-Edmond. À ce troupeau s’ajoute la douzaine de têtes qu’ils possèdent déjà et qu’ils rapatrient au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Les deux jumeaux se mettent à la tâche avec fougue et ne comptent pas les heures. « On se connaît, dit Étienne. Sur le terrain, on n’a pas de limites. Et puis, on a toujours tout fait ensemble… Un vrai couple! » Étienne et Guillaume portent le rêve de leur père, mais bâtissent le leur.

Dès ses débuts, en 2003, l’entreprise subit les contrecoups de l’épisode de la vache folle. L’embûche ne jette pas les jumeaux à terre.

« On est des gars de solutions, dit Guillaume. On a redoublé d’ardeur pour réussir. En équipe, on est plus fort que seul. »

Leur entreprise compte aujourd’hui 185 vaches, 11 taureaux et 405 ha de terre. Les deux frères ont récemment aménagé, d’après les principes de la célèbre spécialiste du comportement animal Temple Grandin, trois corrals qui facilitent la manutention des bovins, tout en diminuant grandement le stress pouvant y être associé. Chaque année, environ 180 veaux sont vendus au poids de 340 kilos à un réseau de mise en marché régional. Le gain moyen quotidien est de 1,22 kg (2,7 lb).

des animaux au champ fertilisent naturellement les pâturages

« Un pâturage bien géré procure un excellent rendement », assurent les jumeaux Étienne et Guillaume Barrette. La technique de production de l’ère industrielle, basée sur le pétrole, est appelée à changer, croient les éleveurs. L’élevage bovin de l’avenir aura une tendance « verte » : des animaux au champ fertilisent naturellement les pâturages.

« Pour réussir, il faut se préoccuper des liquidités », dit Étienne, qui souligne au passage que l’achat de machinerie peut être un gouffre sans fin. « La marge bénéficiaire, c’est ce qui importe le plus. On n’a jamais fait un seul paiement en retard. » « Un de mes principaux outils de travail, c’est une calculatrice, fait savoir Guillaume, qui est président d’un groupe conseil agricole. “Le calcul vaut le travail”, nous a dit un jour un entrepreneur. Je ne l’ai jamais oublié. » Après seulement sept ans en production, leur entreprise vaches-veaux figure parmi les plus performantes au Québec, reconnaissances du Programme d’analyse des troupeaux de boucherie du Québec à l’appui. Ordre et rigueur dictent leurs façons de faire.

Ingénieur forestier, Yves Barrette
Ingénieur forestier, Yves Barrette a fait planter pas moins de 100 000 arbres sur ses anciennes terres de Saint-Pierre-Baptiste.

Leur père fait aussi partie de l’équation. Ce qui fait trois coqs dans la ferme, bien qu’Yves limite souvent son rôle à celui de modérateur et de conseiller, lui qui a longtemps géré des entreprises forestières. « On n’est pas des “suiveux”, mais chacun sait se ranger aux opinions des deux autres, dit Guillaume. On s’entend tous sur les choses importantes. Notre vision est semblable. »

Plus jeunes, les deux frères avaient peu d’amis. « On n’en ressentait pas le besoin, dit Étienne. On a été élevés dans les mêmes culottes. On fait des gestes que d’autres ne comprennent pas. Un seul froncement des sourcils suffit pour se passer un message. »

De fructueuses rencontres ont marqué leur parcours. Les deux frères pensent tout particulièrement à Gérald Rousseau, président de La Coop des deux rives et éleveur de bovins de boucherie, qui leur a prodigué une foule de conseils. Les experts du MAPAQ et de leur coopérative, ainsi que d’autres producteurs, font également partie de ce réseau de personnes-ressources qui les ont incités à se dépasser. Toutes ces personnes les ont encouragés à faire de la recherche, à tester de nouvelles choses et à changer des pratiques, car cela, croient-ils, fait partie de la mission d’une entreprise.

Sans se qualifier d’écolos, les deux jeunes éleveurs s’inspirent de ce qu’on appelle le « holisitic ranching ». Une façon de produire qui mise d’abord sur les fourrages présents naturellement à la ferme – plutôt que de forcer la culture d’une plante qui n’est pas adaptée au milieu – et sur ce que donne la terre. En somme, faire de la nature une alliée.

Leur travail est, de toute évidence, source de grande satisfaction et de motivation, mais Étienne et Guillaume sont d’avis qu’il y a aussi autre chose dans la vie. Chasse et pêche, sport, sorties au resto et activités du secteur agricole sont aussi intégrés dans leur quotidien. « On est solitaires, dit Guillaume, mais on ne veut pas s’isoler. »

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