Entretiens
Parole aux étudiants du cégep de Matane, Par Julie Pelletier et Simon Ross

Dans le cadre de son stage, Simon Ross, étudiant au baccalauréat en psychosociologie de l’Université du Québec à Rimouski, a voulu connaître les motivations des jeunes à faire de l’agriculture un choix de carrière, leurs projets d’avenir et la vision de leur établissement dans ce secteur d’activité. C’est auprès des étudiants du programme de Gestion et exploitation d’entreprise agricole du cégep de Matane qu’il a récolté de l’information, accompagné de Julie Pelletier, conseillère au CRÉA et répondante de stage. Le présent texte est un résumé des propos qu’ils ont recueillis.
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Julie Pelletier et Simon Ross.
Photo : Danièle Noël,
Cégep de Matane

Pour les étudiants, être gestionnaire d’une entreprise agricole en 2010 est différent d’il y a 50 ans. Le visage des fermes a changé ainsi que les compétences requises pour les gérer. Parallèlement à la présence des nouvelles techno­logies et réglementations de toutes sortes, l’efficacité, la rentabilité et la qualité de vie sont des objectifs à atteindre. Ce n’est pas toujours facile…

Devenir un agriculteur ou une agricultrice compétente est l’une des raisons invoquées par les étudiants pour expliquer leur choix de faire des études en agriculture et en gestion. Ils mentionnent que la formation permet d’être à l’affût des nouvelles façons de faire, de l’évolution de l’agriculture, des découvertes technologiques et de leur mise en application au sein entreprises agricoles.

Sur le plan des stages réalisés, ils expliquent qu’il s’agit là d’une façon de voir comment ça se passe dans d’autres exploitations. Ils en ressortent avec une vision élargie de ce qui se fait dans leur domaine. Ils consolident les connaissances acquises durant leur enfance. Ils gagnent en confiance et en savoir-faire.

Lorsqu’on leur demande de parler de leur intérêt à prendre la relève d’une entreprise agricole, leurs yeux brillants révèlent la passion qui les anime, celle du travail de la terre, du contact avec les animaux et d’un métier non routinier, offrant de nombreux défis à relever. Cette passion unit leur famille dans un projet commun.

Chose certaine, ces futurs gestionnaires veulent être leurs propres patrons. Tout comme leurs prédécesseurs, ils aspirent à laisser leur marque et à faire progresser l’entreprise. Ils envisagent positivement la période de cogestion avec leurs parents. Ils sont prêts à y mettre les efforts afin que famille et affaires cohabitent en harmonie et que chacun y trouve son compte et soit satisfait de la situation. Il sera ainsi plus facile de prendre graduellement les rênes de l’entreprise. Il faut dire que certains d’entre eux sont déjà actifs à la ferme, entre autres en ce qui a trait à la gestion du troupeau.

Pour ces étudiants, une cogestion réussie implique que cédants et relève soient à l’écoute des projets des uns et des autres et fassent preuve d’une confiance mutuelle, que les rôles et les responsabilités soient bien définis et que les ambitions et les rêves, tant professionnels que personnels, soient respectés.

Finalement, pour s’assurer que tous trouvent leur compte dans le projet de transfert, ils considèrent qu’ils devront d’abord avoir tenu des discussions sur une multitude de sujets.

Pour ces étudiants du cégep de Matane, le CRÉA Bas-Saint-Laurent est reconnu comme étant un organisme de soutien facilitant leur processus de transfert ou d’établissement, un collaborateur à l’écoute des besoins propres aux exploitants d’entreprises agricoles. L’expertise unique, acquise par ce service, permet aux familles de prendre des décisions éclairées sur tous les aspects de l’entreprise et ce, en collaboration avec les différents intervenants. Pour plus d’information sur le CRÉA, voir le site Web www.lescrea.com.

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