Entretiens
Édite Dubreuil L'exprit entrepreneurial, Isabelle ST-Pierre
Animée par une volonté constante de prendre des initiatives et de s'organiser, en fonction des ressources disponibles, pour atteindre des résultats concrets, Édith Dubreuil, 44 ans, incarne l'esprit entrepreneurial. Et ce, pour le plus grand bénéfice de sa famille, des membres de sa collectivité et de La Coop La Patrie, où elle siège comme administratrice depuis 2004.

Cadette d'une famille de neuf enfants, Édith voit le jour dans une ferme laitière de La Patrie, petite municipalité de 860 âmes située entre Sherbrooke et Lac-Mégantic. À 17 ans, elle quitte le nid familial pour faire des études de secrétariat à Sherbrooke. Diplôme en poche, elle bifurque rapidement vers l'hôtellerie, où son sens de l'initiative, son leadership et son impressionnante capacité de travail sont utiles, reconnus et appréciés.

À 32 ans, guidée par l'envie de se rapprocher de ses parents vieillissants et par celle de permettre à son fils, Kevin, alors âgé de quatre ans, de grandir à la campagne, Édith revient s'établir à La Patrie. Pas question pour elle de travailler dans une usine ou dans les services : elle entreprend plutôt d'acheter une maison au cœur du village et d'ouvrir un bed and breakfast. Ce nouveau défi lui offre les conditions recherchées pour jouer adéquatement son rôle de fille et de mère.

Le retour aux sources a ses avantages : loin d'être isolée, l'enthousiaste Édith jouit d'une bonne réputation et elle devient rapidement bénévole à la Corporation des loisirs de Saint-Pierre, à La Patrie. Ayant comme mandat d'animer le village en organisant différentes activités, elle y trouve rapidement son compte. En plus de rencontrer son conjoint actuel – et père de sa fille, Maude, cinq ans –, elle met à l'affiche des spectacles d'humour et des concerts pour divertir ses concitoyens. « J'adore organiser des activités. Je sais que je suis compétente là-dedans », ajoute-t-elle en éclatant de rire.

Le président de La Coop La Patrie, André Blais, voit rapidement chez Édith un potentiel de relève. Deux années de suite, il l'invite à poser sa candidature comme administratrice. Elle refuse systématiquement : « Je ne me sentais pas prête. Je trouvais que c'était trop gros, trop sérieux pour moi. » L'année suivante, à l'assemblée annuelle de la coopérative, un membre de l'assistance revient à la charge. Elle accepte, mais pose ses conditions : « Si je ne me sens pas à ma place, si je n'aime pas ça, je ne reste pas. » Après six ans d'engagement, c'est avec une passion débordante que la dynamique administratrice nous parle de la coopérative. Édith s'intéresse particulièrement au secteur de l'épicerie, qui représente le plus grand défi de la coopérative. La survie de ce service de proximité est menacée, car il est déficitaire. Prêcher par l'exemple en modifiant ses habitudes de consommation fut la première action d'Édith. Pour inciter les membres à en faire autant, elle coordonne une étude comparative de prix entre La Coop et les concurrents. « Je suis très fière de cette réalisation. Les résultats prouvent qu'il est tout aussi économique d'acheter localement – et c'est sans compter les économies d'essence. »

Dans une lettre adressée à l'auteure de ces lignes, le président, André Blais, souligne la compétence et la contribution de cette administratrice énergique, assidue, ponctuelle, engagée, facile à côtoyer, respectueuse des personnes et des idées. Il termine par ces mots : « Elle est d'une aide précieuse et son côté féminin est un plus pour nous. » Le fort sentiment d'appartenance d'Édith à sa coopérative est palpable. « Aujourd'hui, si je devais la quitter, je serais vraiment triste », nous confie-t-elle.

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