Entretiens
L'inovation qui fait de l'effect
« La nécessité est mère de l'invention. » Le réseau La Coop en a fait son credo. En mobilisant ses forces vives et en choisissant la voie de l'innovation. Tout comme les producteurs agricoles qui, avec leurs idées créatrices, témoignent d'un vaste savoir-faire et d'une passion sans bornes pour une agriculture qu'ils veulent toujours meilleure, plus efficace et plus prospère.

Christian Azar La belle histoire du blé Hélios
+Un blé réunissant plusieurs propriétés recherchées : magnifique défi pour Christian Azar, de la Ferme de recherche en productions végétales de La Coop fédérée. Lui et l'équipe de recherche de Saint-Hyacinthe ont sélectionné un cultivar de blé – Helios – qui présente trois avantages fort intéressants. Cultivar hâtif, Hélios fait le bonheur des producteurs, car il leur permet de terminer leurs travaux aux champs quelques jours plus tôt. Et comme il est très bien adapté au Québec sur le plan agronomique, sa culture se prête à plus de régions.

+Du côté de la transformation, Helios a aussi la cote : il est très prisé des minoteries. Ses qualités le positionnent dans la classe supérieure des pains de mie ayant une farine très absorbante. Pas mal pour un petit précoce!

+En plus, cultivé et mis en marché localement, le blé Helios fait le bonheur de tous ceux qui se préoccupent de la provenance de leurs aliments et de l'environnement. Voilà une innovation qui goûte bon à bien des égards.


Nadège Hervé Des pattes qui font du chemin
+Nadège Hervé, du Service des activités de recherche et de développement, connaît bien les troubles causés par la pododermatite. S'attaquant aux pattes des poulets, cette infection bactérienne est surtout causée par une litière humide. La solution de La Coop : des aliments adaptés qui améliorent l'état de la litière. Adieu litière humide… Adieu pododermatite!

+Des poulets sains, c'est plus rentable. C'est clair : moins de pertes, moins de frais liés au traitement, plus de productivité. De plus, les pattes saines ont un potentiel commercial intéressant, notamment sur les marchés asiatiques. Pour nos producteurs, voilà de nouveaux revenus.

+On se soucie tous du bien-être des animaux, même de ceux qu'on consomme. La volaille élevée dans de bonnes conditions est donc plus appétissante à nos yeux. L'élimination de la pododermatite est alors une excellente nouvelle pour les consommateurs de chez nous. Elle ouvre aussi la porte à de nouveaux marchés. Car en enrayant la pododermatite, il sera possible de répondre aux exigences des consommateurs asiatiques, qui raffolent des pattes de poulet.

Étienne Hardy Porc à la sauce coop
+Une viande de porc plus tendre et plus goûteuse, ça s'obtient autrement qu'avec une bonne
marinade. Pour Étienne Hardy et le groupe d'experts Olymel/La Coop qui travaillent à améliorer la rentabilité de cette filière, la recette secrète, c'est l'alimentation. Au fil de nombreux essais, ils mettent au point un programme alimentaire qui permet d'améliorer la qualité de la viande de porc.

+Quand une innovation se transforme en maintien de marché, tout le monde y gagne. D'abord Olymel et le réseau La Coop, qui, grâce au nouveau programme alimentaire, conservent des
marchés très importants pour la filière porcine québécoise. Puis les producteurs de porc membres de La Coop, qui, grâce aux remises et escomptes, touchent davantage de ristournes. Autant de sous à mettre dans le p'tit cochon!

+En transformant de la viande de porc de qualité, Olymel ne fait pas qu'accroître ses ventes et assurer la vitalité des producteurs de chez nous : elle répond aux exigences des consommateurs d'ici et… d'ailleurs. Tendreté et goût, c'est un porc de qualité qui fait saliver. Grâce au programme alimentaire La Coop, nos porcs gagnent en notoriété locale et internationale.

Cyrille Néron Une litière énergétique
+Que faire de toute cette litière de volaille souillée? La transformer en énergie. C'est là-dessus que planchent Cyrille Néron et Josée Chicoine, en partenariat avec Coop Agri Bretagne qui a construit en France un poêle capable de brûler la litière. Et les résultats sont très encourageants. Car ce poêle répondrait aux normes du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs en matière de combustion de biomasse agricole. Cette innovation pourrait aussi ouvrir la porte à la combustion de plusieurs autres types de résidus agricoles. La suite? Un prototype devrait être testé sur un de nos sites d'élevages en 2011-2012 en vue d'obtenir les accréditations nécessaires du ministère. Enfin une autre alternative à l'épandage des litières.

+Utiliser la litière de poulet comme combustible, quelle brillante idée. Cela permettra aux producteurs de chauffer leur poulailler sans énergie fossile, donc sans frais. Utiliser un sous-produit des élevages minimise forcément les coûts de production de poulets et de dindons, et économiser, aucun producteur ne s'en plaindra! Une autre innovation qui a un effet direct sur le portefeuille.

+La campagne, de part cette innovation, continuera de nous séduire. En effet, bruler le fumier de volaille ne produit aucune odeur. Ce poêle à litière, en réduisant notre dépendance aux énergies fossiles, contribuera également à réduire nos émissions de gaz à effet de serre, responsables des changements climatiques.

Gail Faler L'informatique qui facilite la vie
+Vive le magasinage en ligne! Gail Faler, directrice informatique au Centre de distribution de Trois-Rivières, en collaboration avec le comité organisateur des salons Unimat, a mis sur pied un système informatique efficace et convivial. Grâce à un site sécurisé, les acheteurs peuvent consulter le catalogue, voir les promotions avant la tenue du salon et passer leurs commandes au moment désiré. Sur place, il ne reste qu'à compléter celles-ci ou à faire les corrections nécessaires à l'aide d'un ordinateur portatif qu'on remet aux acheteurs. Cela laisse plus de temps pour visiter le salon et voir ses nouveautés. De plus, ces derniers ont accès au total de leurs commandes à tout moment, ce qui leur permet de respecter leurs budgets. Avec cette innovation, on dit « oui » au suivi des commandes en temps réel et « non » aux catalogues papier et aux possibles erreurs de transcription des formulaires.

+L'efficacité accrue et l'élimination des catalogues papier qui en découlent  génèrent des économies appréciables. Au final, les membres y gagnent, avec de meilleurs prix, une sélection de produits plus adaptés à leurs besoins et de meilleures ristournes.

+La nature aussi peut remercier Gail Faler! L'économie de papier pour imprimer les catalogues et l'économie de carburant pour les livrer sont autant de gestes positifs – tant pour l'environnement que pour les générations à venir.


Guy Cossette Guy Cossette
Ferme Guy Cossette inc., Saint-Adelphe

Voir grand!
Pour soulever de lourdes charges à parfois plus de 10 mètres de hauteur, ce qui lui arrive assez fréquemment, Guy s'est doté d'un équipement qui est à la fois solide et sécuritaire. Il a conçu et fait fabriquer pour cela un mât de charge qu'il peut aisément installer sur sa propre pelle mécanique à l'aide d'un système Quick Attach. Selon les travaux à exécuter, le producteur de lait et de grandes cultures n'a qu'à détacher la benne pour y installer le mât de charge, ou vice-versa. L'appareil n'a pas tardé à se montrer utile tout en contribuant à concrétiser une autre des bonnes idées de Guy. En effet, pour optimiser l'utilisation de son espace à la ferme, Guy a superposé deux silos à grains de 4,3 mètres de diamètre sur 4,6 mètres de hauteur chacun. Du coup, il n'a plus qu'à nettoyer un seul silo lorsque la réserve de grain s'épuise. Et comment les a-t-il installés l'un sur l'autre ? En utilisant son mât de charge, bien entendu. L'innovation a même servi à installer le toit sur le chalet d'un de ses amis! Ainsi, voir grand sauve du temps et de l'argent, car Guy n'a pas à louer d'équipement spécialisé pour effectuer ce type de travaux. Il peut travailler à son rythme et quand bon lui semble. Pour plus d'information : guyk7@xittel.ca


Photo 1: normand blouin
Photos 2: gracieuseté de guy cossette


 

Jean-François Lussier Jean-François Lussier
Ferme Magenta, L'Ange-Gardien

Attache-moi !
Tailler les sabots des vaches de son troupeau n'est pas toujours de tout repos. Jean-François Lussier, de la ferme Magenta, à l'Ange-Gardien, en sait quelque chose. En tentant de déplacer une de ses vaches pour lui prodiguer des soins, il s'est disloqué une épaule! Mais voilà, c'était avant qu'il ne conçoive l'immobilisateur de pattes portatif, l'IPP pour les intimes. En effet, pourquoi risquer sa sécurité, quand on peut travailler efficacement, sans se blesser, tout en s'assurant du bien-être de celles qui nous procurent notre pain et notre beurre? C'est exactement ce que permet de faire l'IPP. « Je l'utilise pour la taille des sabots, soit quatre fois par année pour chaque vache, lors des inséminations ou de toute autre intervention médicale », dit Jean-François. Fini le stress, les bobos et les passages à la cage de contention que nul n'apprécie ! D'autant plus qu'un animal stressé produira moins de lait. Développé spécialement pour les étables en stabulations entravées, l'IPP est léger, robuste, facile à manipuler, et s'installe aisément derrière les vaches qui demeurent confortablement dans leur stalle. En remuant ainsi ses méninges pour améliorer la sécurité à la ferme, Jean-François a remporté une bourse de la CSST dans le cadre du concours Initiatives de prévention à la ferme, organisé par l'Union des producteurs agricoles.



« L'IPP permet d'immobiliser une patte à la fois, dit Jean-François. Je peux travailler seul, en toute sécurité, sans me dépêcher et sans stresser la vache. Cette posture ne gêne aucunement l'animal. » Pour en savoir plus, Jean-François Lussier peut être joint à l'adresse suivante : jaimemaferme@gmail.com


Photo 1: Normand Blouin
Photo 2 :Graciuseté de Jean-François Iussier



 

Louis Racine Louis Racine
Ferme Racine, Casselman

Barrière, ouvre-toi!
Pourquoi forcer quand des moteurs peuvent le faire à notre place! Louis Racine en a vite saisi les avantages. Le producteur de lait de Casselman a mis au point un système de treuils motorisés qui permettent, à l'aide d'une télécommande, d'actionner la levée simultanée d'une série de quatre lourdes barrières qui séparent en trois l'allée centrale où circulent les vaches pour se rendre à la salle de traite (une voie, plus large) et en revenir (deux voies, plus étroites). Ainsi, lorsque Louis nourrit ses bêtes (ce qui peut être fait en même temps que la traite), il n'a plus besoin de descendre chaque fois du tracteur pour soulever et refermer manuellement ces barrières. Une belle économie de temps et d'effort!

Un grillage rétractable
Dans son ancienne étable, Louis Racine en avait assez de voir le grillage installé au-dessus du dalot, derrière les stalles de vêlage, constamment souillé. Sans compter que le nettoyage fastidieux que cela demandait était sans cesse remis au lendemain. En érigeant sa nouvelle étable, il a conçu un grillage rétractable, constitué d'une série de tiges de métal, et qui est par le fait même autonettoyant. En effet, grâce à un double plancher, les tiges de métal installées à intervalle régulier au-dessus du dalot peuvent entrer sous la dalle de béton et en sortir automatiquement. De plus, à chaque mouvement de va-et-vient, les tiges se font récurer à l'aide d'un peigne rigide. Un cylindre à l'huile relié à un interrupteur électrique en assure le fonctionnement. Facile, propre et sécuritaire. Pour en savoir plus, contactez Louis Racine : info@louisracine.com

Le grillage installé au-dessus du dalot empêche les vaches et les veaux d'y mettre accidentellement les pattes et de s'y blesser.

Photos : Martine Doyon

Retour

Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés